Al-Ahram Hebdo, Voyages | Trésors d’Histoire et d’écritures

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 Semaine du 16 au 22 mai 2012, numéro 922

 

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Expositions . En France, de Paris à Figeac, les spectateurs peuvent découvrir dans trois espaces différents divers aspects de la culture égyptienne, des pharaons à la calligraphie arabe.

Trésors d’Histoire et d’écritures

Toutankhamon, son tombeau et ses trésors, Le Crépuscule des pharaons et La Calligraphie en terre d’islam : trois expositions sont dédiées à l’Egypte sur le sol français, qu’il s’agisse d’Egypte pharaonique ou islamique. La première exposition Toutankhamon, son tombeau et ses trésors, tenue jusqu’au 1er septembre 2012 à Paris Expo porte de Versailles, constitue une spectaculaire reconstitution du tombeau et des trésors du pharaon.

Elle se donne pour but de faire revivre aux visiteurs la plus grande aventure archéologique du XXe siècle : de faire découvrir à la fois le tombeau de Toutankhamon, qui se trouve dans la Vallée des rois sur la rive occidentale du Nil, et ce qui aujourd’hui est rassemblé au Musée égyptien du Caire, à travers les yeux d’Howard Carter en 1922.

« D’abord, je ne vis rien, car l’air chaud s’échappant de la chambre faisait vaciller la bougie. Puis lorsque mes yeux s’habituèrent à la lumière, les détails de la pièce émergèrent lentement de la pénombre : des animaux étranges, des statues et de l’or, partout le scintillement de l’or », disait Carter.

Cette minutieuse reconstitution a été réalisée « sous contrôle scientifique » pour respecter leur agencement d’origine. Mais les objets, les masques et les bijoux du roi, les pièces de mobilier, les cercueils et les sarcophages peuvent être vus individuellement et en détail, alors qu’ils étaient souvent sur le site attachés les uns aux autres.

Ainsi vous verrez l’ensemble du trésor, dans toutes ses dimensions, puisque la reconstitution concerne aussi bien les petits objets fragiles, que les pièces monumentales ou les peintures trop sensibles à la pollution de l’air et à l’humidité.

Cette exposition à grand spectacle (1 000 objets présentés sur 4 500 m2) circule en ce moment en trois exemplaires identiques. Elle a déjà été vue par plus de 3 millions de visiteurs à travers le monde : Zurich, Bruxelles, Barcelone, Madrid, Cologne, Budapest, Dublin, ou Séoul.

Lors de la visite de cette exposition, le visiteur ne devra pas manqué de voir le lit rituel à tête de lionne, sur lequel le roi défunt, assimilé à Osiris, dieu des morts, progressait dans un rite de passage vers la nuit. Le trône, dont les bras représentent deux serpents ailés à double couronne, gardiens des cartouches de Toutankhamon et dont les pieds antérieurs sont ornés de deux têtes de lion terminées par des pattes, fut commandé quand Toutankhamon, qui s’appelait encore Toutankhaton, devint roi à 9 ans.

La petite chapelle, ou naos, à la forme d’un sanctuaire de la Haute-Egypte pourrait avoir abrité une ou deux statuettes faites dans un métal précieux. L’image du couple royal orne toutes les parois du meuble, en 18 petits tableaux individuels traités en relief et dorés à la feuille. Le char d’apparat du pharaon, qui en possédait deux, est aussi doré à la feuille, et incrusté de verre coloré et de pierres précieuses : il témoigne de la science des lapidaires et des orfèvres de l’Egypte ancienne, il y a plus de 3 000 ans.

Le cercueil intérieur, en or massif, pèse 110,4 kg. C’est le plus spectaculaire des trésors du tombeau. Le masque, en or massif, de 11 kg, comprime la tête de la momie. On le présente comme le chef-d’œuvre du trésor. Portrait idéalisé du jeune roi, il témoigne d’une élégance incomparable. La coiffure est le traditionnel némès, noué en arrière en forme de catogan, strié de bandes de verre bleu imitant le lapis-lazuli.

L’uræus et la tête de vautour en or, qui ornent le front, sont incrustés de pierres semi-précieuses et de verre coloré, les yeux d’obsidienne et les pupilles de quartz. La chapelle des canopes montre sur chacun de ses côtés, une déesse, bras déployés en guise de protection. Ce sont Isis à l’avant, Selkis à droite, Neith à gauche et Nephtys à l’arrière.

Toujours à Paris mais cette fois ci au Musée Jacquemart-André se tient une exposition sur l’Antiquité égyptienne tardive : Le Crépuscule des pharaons. Elle rassemble une centaine d’objets dans un parcours destiné au grand public. En préambule de l’exposition quelques statues et statuettes funéraires sont présentées parmi des tapisseries, vases précieux et toiles de la collection permanente. Ici, un minuscule sarcophage pour musaraigne momifiée, là une statue accroupie. Un très beau rapprochement qui rappelle qu’Edouard André et Nélie Jacquemart comptaient dans leur collection d’objets d’art quelques trésors d’égyptologie.

La culture islamique conserve elle aussi toute sa magie. La nouvelle exposition du Musée Champollion situé à Figeac est le reflet d’une culture riche où l’écriture est un art. « C’est une exposition visuelle avant tout, en montrant au centre de la salle les collections liées au Coran », annonce Marie-Hélène Pottier, conservatrice du musée.

Dans les premiers siècles, l’écriture a servi à transcrire les paroles du prophète Mohamad puis, dès le XVe siècle, émerge l’écriture de poésie et les inscriptions laïques. L’écriture en terre d’islam est un art véritable. Cette calligraphie magnifie tous les supports. « Les Arabes ont abandonné le papyrus pour le papier bien avant nous, dès le IXe siècle. Cette calligraphie met en exergue la culture arabe et son rayonnement », reprend Pottier.

Pour parfaire cette exposition, une vitrine sur les outils de la calligraphie est présentée ainsi que des œuvres d’artistes calligraphes contemporains. Le tout rehaussant parfaitement les pièces des collections du Musée archéologique méditerranéen de Marseille. A voir, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux.

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