Al-Ahram Hebdo, Opinion

  Président
Abdel-Fattah El Gibali
 
Rédacteur en chef
Hicham Mourad

Nos Archives

 Semaine du 16 au 22 mai 2012, numéro 922

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Nulle part ailleurs

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
 
Opinion

Hicham Mourad

Farouq Goweida

Massoud Al-Henawi
 

Mohamed Salmawy
 

Atef Al-Ghamri


Edito

Le dilemme de la Constitution

 Presque un an et demi après la révolution du 25 janvier 2011 et à quelques jours de l'élection présidentielle, l'Egypte ne possède toujours pas de Constitution. Les critères de sélection des membres de l'assemblée constituante, qui doit rédiger la nouvelle Constitution, n'ont toujours pas été fixés. Le retard pris dans l'élaboration de la nouvelle Constitution est aux conflits permanents entre les Frères musulmans, qui détiennent la majorité au Parlement, le Conseil Suprême des Forces Armées (CSFA) et les autres formations politiques, notamment libérales. Ce retard a donné lieu à une série d'interrogations : En vertu de quels pouvoirs le président de la République, qui sera élu dans quelques jours, va-t-il opérer ? Quelles seront ses prérogatives ? Il est pratiquement impossible qu'une nouvelle Constitution soit rédigée avant le 30 juin, date de la fin de la période transitoire. Quelle est donc la solution ? Plusieurs options existent. La première est que le président élu opère avec les pouvoirs conférés par la Déclaration constitutionnelle, promulguée par l'armée et approuvée par référendum populaire en mars 2011. Or, elle n'est en fait qu'une copie de la Constitution de 1971 avec quelques modifications. Si elle est retenue, cela signifiera que le nouveau président aura des pouvoirs quasi illimités. En plus, cette Déclaration constitutionnelle comporte de nombreuses failles. La deuxième option est que le Conseil Suprême des Forces Armées promulgue une nouvelle déclaration constitutionnelle définissant les prérogatives du président. Mais cette option n'est pas de nature à plaire à tout le monde. Certains, en effet, verraient d'un mauvais œil que le CSFA définisse les prérogatives du président. La dernière option est de reprendre la Constitution de 1971, d'y introduire quelques modifications notamment en ce qui a trait aux pouvoirs du président de la République et de s'en servir comme Constitution provisoire pendant quelques années. Le Conseil Suprême des Forces Armées doit décider rapidement pour quelle solution il optera. Dans tous les cas de figure, l'Egypte restera encore des mois et peut-être des années sans Constitution véritable. Un an et demi après la révolution, le système politique libre et démocratique auquel aspiraient les Egyptiens peine toujours à voir le jour.      

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.