Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Des actes incompréhensibles

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Abdel-Fattah El Gibali
 
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Hicham Mourad

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 Semaine du 16 au 22 mai 2012, numéro 922

 

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Egypte . Un de nos lecteurs exprime son inquiétude vis-à-vis de l’attitude du Conseil suprême, à la tête du pays, et ses actes relatifs à la situation actuelle.

Des actes incompréhensibles

Depuis l’arrivée du Conseil suprême des forces armées au pouvoir, des affrontements sanglants se produisent entre les forces armées et des manifestants de temps à autre, causant le décès de plusieurs victimes. Allant des affrontements de Mohamad Mahmoud, suivis par ceux de la place Tahrir, de Maspero, du Conseil des ministres et arrivant finalement à ceux de Abbassiya. La liste des affrontements sanglants est longue.

Loin des détails de chaque incident, la réaction des forces armées vis-à-vis des conséquences de ces crises reste incompréhensible.

Cette fois-ci, même si je pense que les militaires sont des victimes et que ce qu’ils ont fait est une réaction aux tentatives de certains de dépasser les fils barbelés qui les séparaient des manifestants à Abbassiya, leur comportement après les confrontations n’a aucune raison logique. Quelques minutes après le retour du calme à Abbassiya, les forces armées ont commencé à peindre les murs de tous les immeubles qui se trouvent dans les régions des affrontements, ont « lavé » les rues, ont nettoyé et ramassé toutes les traces d’affrontements comme si de rien n’était. Et cela, pendant le couvre-feu.

En fait, il est connu qu’on ne doit pas toucher un endroit où s’est produit un meurtre ou un crime avant l’intervention de la police afin de collecter les preuves. Même si nous pouvons comprendre les raisons pour lesquelles les forces armées ont eu recours à la violence, le fait qu’elles effacent toute preuve pénale est remis en question. Qu’est-ce qu’elles ont à cacher ? Pourquoi ne respectent-elles pas la loi ? Le quartier de Abbassiya, après ces confrontations, est devenu un lieu de crime puisqu’il y a eu plusieurs morts, dont l’un appartient aux forces armées.

Cet acte se répète après chaque affrontement avec les forces armées. Et même à Maspero, des témoins avaient assuré que les militaires ont lavé les rues des rivières de sang et ont récupéré les cadavres des victimes qui avaient été lancés dans le Nil.

J’aimerais que les activistes commencent à travailler sur ce sujet. Sinon, nous ne pourrons jamais récupérer les droits de tous les martyrs.

Hani Mounir,
Guiza.

L’Egypte choisit son président

Avec le lancement des campagnes électorales, les candidats à la présidentielle essayent de déployer leurs grands efforts pour gagner plus de voix. Permettez-moi de jeter un coup d’œil sur la situation actuelle. Commençons par Dr Abdel-Moneim Aboul-Foutouh. Ancien Frère musulman et candidat islamique modéré, ouvert et soutenu par beaucoup de libéraux, il prend la 2e place dans le classement populaire. Effectivement, il a perdu beaucoup de voix après la déclaration de soutien du parti Al-Nour et des salafistes. La contradiction dans les décisions des salafistes signifie qu’ils ne réfléchissent pas bien. Par exemple, ils ont déclaré que le meilleur candidat est Sélim Al-Awwa, et le meilleur programme électoral est celui des Frères musulmans, c’est-à-dire de Mohamad Morsi. Pourquoi soutiennent-ils Aboul-Foutouh ? Il y a donc un accord entre les salafistes et Aboul-Foutouh. Par conséquent, beaucoup de libéraux ont changé leur avis concernant Aboul-Foutouh. Amr Moussa, ancien ministre des Affaires étrangères sous le régime de Moubarak, prend la 1re place dans les sondages, en attirant de nombreux partisans, mais il perd les voix des révolutionnaires qui le considèrent comme l’un des feloul à cause de son parcours politique dans l’ancien régime. La 3e place va à Ahmad Chafiq, dernier premier ministre avant la chute de Moubarak. Son retour à la course a choqué et a dérangé beaucoup de citoyens. Ils se demandent : comment peut-il être premier président post-révolution ? Pour cela, on doit bien réfléchir en choisissant notre prochain président. On doit apprendre la leçon de ce qui s’est passé durant 30 ans avant de choisir.

Rotane Khaled,
Alexandrie.

L’absence du drapeau égyptien

La semaine dernière, l’Egypte a connu des événements importants tels que la manifestation qui a eu lieu dans le quartier de Abbassiya et la fermeture de l’ambassade de l’Arabie saoudite suite à la condamnation d’Ahmad Al-Guizaoui. J’aimerais parler d’Al-Guizaoui. C’est un avocat et défenseur égyptien des droits de l’homme et qui défend les Egyptiens dans les prisons saoudiennes. Il a été accusé d’insulte contre le roi saoudien Abdallah. Il sera jugé en Arabie saoudite pour détention de médicaments interdits d’accès dans ce pays. Une délégation politique égyptienne est allée rencontrer les responsables saoudiens après le rappel de l’ambassadeur saoudien. Lors de cette rencontre, le drapeau égyptien n’était pas accroché. Comment la délégation égyptienne accepte-t-elle que le drapeau égyptien soit absent dans cette rencontre diplomatique ? Où est la dignité de l’Egypte et des Egyptiens ? J’espère que cette politique changera à l’avenir.

Galila Mohamad,
Guiza.

L’art de mentir

Abou-Ismaïl a finalement fait son apparition après les récents massacres de Abbassiya, dus aux affrontements entre ses supporters et les forces armées. Tout le monde a lu et a vu ce qui s’est passé. Et voilà qu’une semaine après, le cheikh Abou-Ismaïl décide de faire son apparition avec le célèbre présentateur télé Yousri Fouda sur la chaîne ONTV.

Si vous n’avez pas vu l’émission, ne vous inquiétez pas, vous n’avez rien perdu. En fait, Abou-Ismaïl n’a rien dit. Je peux même vous résumer ses déclarations : « Je pense que j’appartenais à la confrérie des Frères musulmans », « Ce ne sont pas les supporters de Hazem Abou-Ismaïl qui étaient à Abbassiya », « Je n’ai pas demandé à mes supporters de faire un sit-in devant le ministère de la Défense », « Les supporters de Hazem Abou-Ismaïl ne me représentent pas », « Mon groupe sur Facebook ne me représente pas », « Oui, ma mère n’est pas américaine, mais je n’ai pas les documents qui le prouvent », et ainsi de suite. Même le vocabulaire qu’il avait utilisé n’était que : « Je ne sais pas ... ce sont eux qui veulent me briser ... ce sont eux qui veulent ternir mon image ... je n’ai rien fait ... peut-être ... c’est probable ... je leur ai dit et ils n’ont pas dit … ».

Les déclarations d’Abou-Ismaïl n’étaient que des spéculations et des probabilités. J’ai l’impression que Yousri Fouda lui-même était épuisé par ce taux de mensonges et de modulations.

L’apparition d’Abou-Ismaïl sur cette chaîne n’était qu’une perte de temps et pour les téléspectateurs et pour Yousri Fouda.

Névine Kamel,
Héliopolis.

Une fête différente cette année

A l’occasion de la Fête de la libération du Sinaï (25 avril) quelques candidats à la présidentielle ont insisté sur l’importance de développer le désert du Sinaï et d’accorder plus d’intérêt aux bédouins, longtemps laissés pour compte sous le régime de Moubarak. Les candidats aux élections présidentielles à l’exemple de Mohamad Morsi, Amr Moussa, Hamdine Sabbahi et Sélim Al-Awwa ont tenu à visiter cette terre vierge. Mais est-ce qu’ils vont proposer des choses positives pour les habitants du Sinaï ? Ou ils vont s’arrêter en chemin ? Peuvent-ils résoudre un des problèmes essentiels des bédouins qui circulent sans papier ? Veulent-ils donner de l’intérêt au secteur de l’enseignement et aux investissements économiques ? Il faut faire des études et avoir de l’argent pour réussir à mener ce projet de développement.

Le développement du Sinaï signifie protéger nos frontières avec Israël surtout après le durcissement dans la relation entre l’Egypte et Israël. Mais cela ne signifie pas que les Egyptiens veulent faire une guerre avec Israël, car il faut rechercher la dignité du citoyen égyptien. Ahmad Chafiq, un des candidats qui parlait franchement de ce projet, a lancé que les accords signés par l’Egypte et Israël concernant Camp David ne sont pas une ligne rouge, mais qu’on ne peut pas jouer avec le feu en promettant aux électeurs que l’on annulera cet accord pour gagner des voix. Il faut penser de manière conjointe à nos accords avec les pays voisins.

Abdel-Rahmane Al-Kady,
Guiza.

 




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