Al-Ahram Hebdo, Voyages | Le livre du christianisme

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 Semaine du 17 au 23 août 2011, numéro 884

 

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Archéologie Copte . Une version arabe du livre commémoratif de l’exposition L’art copte en Egypte, 2 000 ans de christianisme, organisée par l’Institut du monde arabe à Paris, a été publiée par l’Organisme général égyptien du livre.

Le livre du christianisme

« L’exposition organisée par l’Institut du monde arabe à Paris vise à faire connaître les caractéristiques des coptes de l’Egypte et leurs œuvres, à travers leurs traits et traditions variés. Elle représente une description générale de tous les aspects de la vie du peuple copte, dans son entourage, son histoire et son évolution depuis l’époque romaine jusqu’au XIXe siècle », retrace-t-on dans la préface du livre. En 241 pages, l’ouvrage tente de présenter au lecteur 2 000 ans de christianisme en Egypte et les caractéristiques de l’art copte ainsi que son évolution. Pour ce faire, le livre traite quatre thèmes essentiels : l’histoire, la langue, la vie religieuse et, enfin, l’art et la vie quotidienne. Chacun est incarné par des illustrations des pièces antiques représentatives que l’exposition a mises en relief. Il ne faut pas oublier les photos des différentes cérémonies et des monuments coptes qui l’enrichissent.

En effet, à travers l’Histoire, on constate que la période copte est une continuation de l’époque pharaonique, notamment pendant les débuts du christianisme. Les premiers chrétiens avaient gardé leurs traditions héritées de leurs ancêtres. En revanche, ils avaient complètement rejeté leur religion, considérée païenne, en déplorant le sort des ancêtres qui ont vécu pendant cette période sombre. En même temps, cette religion naissante était combattue par les empereurs et les gouverneurs romains, à l’instar de Dioclétien, dont la période du règne est connue par l’âge de persécution. Ce tyran est représenté par son buste creusé sur un médaillon dont le verso est gravé de trois personnes qui portent sur la tête la corne de colère et, entre les pieds, des métaux. En outre, la déclaration du christianisme comme la religion officielle de l’Empire romain est reflétée par une monnaie gravée de l’effigie de l’empereur Constantin IV. De même, cette période y est expliquée historiquement par les manuscrits de Nag Hammadi, découverts en 1945 et datés entre 341 et 348 de notre ère. Ces manuscrits représentent les différentes visions et les courants philosophiques et religieux de l’époque.

Le deuxième sujet traité par le livre est la langue, l’inscription et les livres. Les premiers chrétiens avaient en fait utilisé les signes hiéroglyphes auxquels ils étaient habitués. Ils avaient aussi fait entrer quelques caractères latins pour s’exprimer. Ainsi, la langue copte est née. Beaucoup de manuscrits et de livres ont été découverts dans les anciens couvents et églises et ce, sans oublier les innombrables ostraca parsemés dans la plupart des sites archéologiques.

Quant au troisième sujet, il aborde la vie religieuse. Cette phase est traitée sous trois angles : la vie monastique, les rites magiques chez les coptes et enfin les  traditions funéraires. Les plus importants sont la vie monastique et les traditions funéraires. En effet, la première est née en Egypte. C’est une longue histoire avec ses rites religieux particuliers et délicats en même temps. Pour la simplifier, le livre propose au lecteur plusieurs photos des couvents et monastères et leurs contenus. Quant aux traditions funéraires, c’est une vraie continuité des rites pharaoniques représentée par la momification, l’ornement des murs par les différentes scènes religieuses et les épitaphes dont la plupart avaient les formes pharaoniques comme le naos ou la fausse porte par exemple.

Ce dernier point invite le lecteur au dernier sujet essentiel qui est l’art et la vie quotidienne. L’art copte a varié entre dessins, peintures, gravures et autres encore. Les matières utilisées varient elles aussi. Tantôt de la pierre, dans les constructions, parfois le tissu des habits, des coussins ou des funéraires, parfois les métaux des chandeliers, l’argile des récipients de cuisine ainsi que le bois des trousses de maquillage et l’ivoire des peignes. Tout est orné de scènes et ce, sans oublier les icônes et les fresques qui couvrent les murs et les plafonds des monastères, couvents et églises. L’art copte, dont le style est distingué, est répandu partout et apprécié par tout le monde. Cet art a évolué au fur et à mesure, dès sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Le livre offre au lecteur une collection inédite d’illustrations représentatives de l’art copte en incluant les commentaires de peintres connus.

De par sa richesse, ce livre a pu réunir 2 000 ans de christianisme en Egypte.

Doaa Elhami

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