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 Semaine du 17 au 23 août 2011, numéro 884

 

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Ramadan . Un de nos lecteurs estime que ce mois sacré, le premier depuis la révolution du 25 janvier, présente des différences par rapport aux précédents.

Un goût Nouveau

Tout d’abord, j’aimerais féliciter l’équipe d’Al-Ahram Hebdo et ses lecteurs, musulmans ou chrétiens, pendant ce mois du Ramadan qui est cette année bien différent des autres. Je parle en effet d’un Ramadan qui a lieu après la révolution du 25 janvier et qui a réveillé le peuple et les jeunes Egyptiens après un très long sommeil.

Ce Ramadan est aussi différent parce que pour la première fois, les gens ne sont plus absorbés par les feuilletons télévisés qui sont d’ailleurs beaucoup moins nombreux que les années passées. Je ne suis pas contre la diffusion des feuilletons, mais j’estime qu’ils ne doivent pas être le seul objectif de ce mois sacré.

Et puis au niveau des prix des produits alimentaires, il y a quelques jours, un journal quotidien a dit que cette année, ils avaient diminué de 30 % par rapport à l’année dernière.

 Alors j’aimerais croire que la révolution égyptienne a changé un peu les choses de manière positive et a aidé les Egyptiens à réorganiser leurs principes et intérêts. Profitons de ce mois sacré et prions Dieu pour qu’Il nous préserve notre pays et qu’Il nous aide à conserver notre unité nationale.

Alaa Ali,
Le Caire.

Moubarak et l’épreuve de la vie !

Tout d’abord, je présente mes sincères salutations et félicitations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo pour ses efforts pour varier les sujets et les photos. Mais permettez-moi aussi de porter un petit commentaire sur le numéro 882. Le président déchu et d’autres responsables, dont l’ex-ministre de l’Intérieur, ont comparu le mercredi 3 août devant la justice. Cependant, beaucoup de doutes et d’obstacles peuvent encore entraver le processus judiciaire. Une tâche difficile parce que s’il est reconnu coupable d’avoir ordonné aux forces de l’ordre de tirer sur les manifestants qui réclamaient son départ, Moubarak, âgé de 83 ans, est passible de la peine capitale. Pour rappel, la répression des révolutionnaires de janvier-février a fait, selon un bilan officiel, 840 morts. Ce serait donc le grand show, du jamais-vu en Egypte, voire dans tout le monde arabe : un chef d’Etat jugé suite à un renversement orchestré par le peuple. C’est certainement différent de l’inculpation de précédents tyrans, à l’instar de Saddam Hussein, jugé sous une occupation militaire en Iraq, ou de Slobodan Milosevic, jugé par un tribunal international. C’est un moment historique, estiment les juristes. « Un moment qui permettra de faire prévaloir la justice et dire que la loi est au-dessus de tous, y compris le raïs ».

Mohamad Hassan Galal,
Damiette.

Al-Adely est-il encore à l’Intérieur ?

Tous les Egyptiens, même ceux qui n’avaient aucun lien avec la politique, ont suivi le procès de Moubarak, de ses deux fils, de son ex-ministre de l’Intérieur, Habib Al-Adely, et d’autres. Et je crois que tout le monde a vu comment Al-Adely a été accueilli par les agents de police et les militaires qui étaient supposés garder le tribunal. Ce que je n’ai pas pu comprendre, c’est pourquoi plusieurs des militaires et des agents de police ont fait le salut militaire à Al-Adely. Pourquoi était-il accueilli comme s’il était encore monsieur le ministre en tournée d’inspection ? Ce que j’ai vu à la télévision nationale me pousse à croire que le pouvoir d’Al-Adely et de l’ancien régime est encore puissant. Et ici, j’aimerais saluer l’actuel ministre de l’Intérieur, Al-Essawi, qui a demandé d’ouvrir une enquête sur ceux qui ont salué de la sorte Al-Adely. C’est à travers ces décisions que l’on pourra gagner d’autres terrains sur le chemin de la révolution.

Magdi Okacha,
Al-Cheikh Zayed.

Est-ce un terrain de foot ou un champ de bataille ?

Le joueur de football égyptien Ahmad Eid Abdel-Malek est le nouveau « héros » de la deuxième crise éclatée récemment durant le match opposant les équipes militaires égyptienne et algérienne au Brésil.

A la fin du match, alors que l’équipe algérienne était le vainqueur, le joueur égyptien a donné un coup à son homologue algérien. Ce geste a transformé le match en une guerre entre les deux équipes pour la deuxième fois. Cet acte idiot et impulsif porte atteinte à l’image des Arabes en général et au peuple égyptien en particulier. Un tel geste ne devait pas se produire, surtout de la part d’un sportif, et après que les Egyptiens eurent changé de comportement après cette glorieuse révolution.

Nour El-Sawaby,
Le Caire.

Gardons espoir !

A tous ceux qui rêvaient de voir un changement immédiat après la révolution, à ceux qui espéraient témoigner de l’application immédiate de la justice et de l’élimination radicale de toutes les sources de corruption et d’injustice dans le pays, à tous ces gens-là, je déclare que la justice sera très lente.

Dans nos rêves les plus fantaisistes, personne n’aurait jamais imaginé que Moubarak serait jugé un jour devant un tribunal. Personne n’aurait pu imaginer que l’ère de l’ancien régime se termine et que Gamal Moubarak ne soit plus l’héritier du siège présidentiel. Alors, ce que nous vivons actuellement est un vrai changement. C’est vrai que ces procès sont longs, mais le fait de voir la justice finalement s’imposer est en soi un grand espoir. J’invite tous les pessimistes à abandonner leurs mauvaises pensées et à soutenir ceux qui gardent encore espoir afin que l’on puisse ensemble poursuivre le chemin et réaliser les buts de notre révolution blanche.

Habiba Mounir,
Le Caire.

Aller au-delà des discours

Au milieu des informations quotidiennes dans les médias, un journal indépendant a publié un incident qui m’a profondément secouée. Il s’agit d’une petite fille de 3 ans qui, suite au divorce de ses parents, habite avec son oncle dans l’un des plus pauvres villages de Suez. Cette petite, dormant pendant que son oncle cherchait de quoi manger pour l’iftar, a été attaquée par des rats qui se cachaient dans les trous et recoins de la pauvre habitation. Souffrant d’un handicap ne lui permettant ni de bouger ni de crier, les rats ont dévoré vivante la petite. J’ai été choquée par cet incident, parce que d’abord, il est affreux, et ensuite parce que la Haute-Egypte et les autres villes du pays sont encore plongées dans la misère. Si la révolution du 25 janvier a été menée, c’est pour rendre à tous ces pauvres citoyens leur droit de mener une vie convenable, pour que cette petite fille puisse vivre dans des conditions humaines. Il est vrai que nous avons fait une révolution dont tout le monde parle, mais nous sommes maintenant pris par les discours politiques au lieu de travailler à concrétiser nos rêves.

Nahed Mahmoud,
Alexandrie.

 




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