Al-Ahram Hebdo, Arts | « Les seconds rôles comblent mes ambitions »
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 Semaine du 2 janvier au 1er février 2011, numéro 855

 

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Arts

Cinéma . A l’affiche de deux films en salle — 365 yom saada (365 jours de joie) et EUC —, Loutfi Labib a réussi à se faire une place sur les écrans. Un artiste prolifique qui ne s’interdit pas des détours de l’écriture.

« Les seconds rôles comblent mes ambitions »

Al-ahram hebdo : Etre catalogué comme star des seconds rôles ne risque-t-il pas de plafonner vos ambitions ?

Loutfi Labib : Je n’ai aucun problème avec les premiers ou seconds rôles. Il n’y a que des bons ou des mauvais rôles. Petits ou grands, bien ou mal payés, tout m’est égal. Je lis d’abord le scénario. S’il est banal, mais que le rôle qu’on me propose n’est pas mal, je suis motivé. Parfois, les seconds rôles comblent vraiment mes ambitions de comédien. On me demande souvent si je ne me sens pas aigri de ne pas faire la tête d’affiche. Je réponds toujours par la négative. J’ai fait beaucoup de théâtre. J’ai dû jouer une dizaine de pièces. Et j’ai l’impression que j’ai de très beaux projets à mon actif. L’essentiel c’est le plaisir de jouer.

— Vous opérez souvent des choix un peu spéciaux …

— Je ne vise pas la facilité. EUC par exemple n’est pas un film facile. J’y incarne le rôle d’un grand-père de l’un des trois héros qui les aide à réaliser leur aventure et à fonder une université où l’on étudie ce qu’on veut et non pas ce qui nous est imposé. 365 yom saada (365 jours de joie) regroupe plusieurs jeunes talentueux, tels que Ahmad Ezz et Donia Samir Ghanem. Il s’agit du premier long métrage de Saïd Al-Marouq qui s’est forgé un nom dans le monde des vidéo-clips. J’y interprète le rôle de l’assistant d’un jeune homme d’affaires. Dans Al-Séfara fil omara (l’ambassade dans l’immeuble), j’ai poussé l’aventure jusqu’au bout, avec le personnage de l’ambassadeur israélien au Caire. C’est un film qui a fait couler beaucoup d’encre car il s’agit d’un sujet épineux, à savoir la normalisation avec Israël.

Par moments, lorsque je suis en train de tourner une scène assez émotive, je sais que si je regarde la caméra d’une certaine façon, le public va pleurer ou rire à tous les coups. On le sait quand on a tourné à peu près la même scène dans plusieurs films. Mais il y a aussi des fois où je fais la même chose et le public ne ressent pas la même émotion qu’auparavant. Parfois je suis un vrai comédien, et d’autres fois je joue simplement.

— On a entendu parler d’un nouveau film dont vous écrivez le scénario inspiré par la révolution du 25 janvier …

— J’ai eu l’idée d’exprimer le point de vue de ma génération sur la révolution et sur les avantages de ce que nous vivons actuellement. J’ai commencé avec des amis à esquisser quelques idées, ensuite nous déciderons si elles peuvent être présentées sur écran ou s’il faut simplement les garder pour nous comme un témoignage.

— Avec cette tendance à l’écriture pour le cinéma, précédée par la rédaction de votre roman Al-Katiba 26, avez-vous envie de revivre une expérience de mise en scène ?

— Peut-être. Mais à condition que le sujet soit important à mes yeux. Tourner pour tourner, cela ne m’intéresse pas.

Propos recueillis par Yasser Moheb

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