Al-Ahram Hebdo, Afrique | Vers la réconciliation

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 Semaine du 20 au 26 avril 2011, numéro 867

 

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Afrique

Côte d’Ivoire . Alors que les forces armées poursuivent leurs efforts pour arrêter tous les partisans du président déchu Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara prend progressivement le pouvoir en main.

Vers la réconciliation

Les Ivoiriens reprennent leur souffle. Une semaine après la chute de l’ex-président Laurent Gbagbo, son camp a appelé à la réconciliation en présentant une série de concessions. Pour affirmer sa bonne intention son rival victorieux, le nouveau chef de l’Etat Alassane Ouattara, a fait libérer près de 70 personnes détenues à son quartier général.

« Nous devons arrêter l’escalade de la violence et de la déchéance », a déclaré Pascal Affi N’Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), accompagné notamment d’Alcide Djidji, ex-ministre des Affaires étrangères de M. Gbagbo.

Au pouvoir depuis 2000, M. Gbagbo a été arrêté lundi 11 avril par les Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, appuyées par la France et l’Onu, à l’issue d’une guerre de dix jours dans Abidjan et de près de cinq mois de crise post-électorale qui ont fait près de 900 morts selon les Nations-Unies. Gbagbo a été placé, mercredi 13 mars, en résidence surveillée dans le nord du pays. Quant au ministre de la Jeunesse, personnalité-clé du régime défait, Charles Blé Goudi, il faisait toujours l’objet d’intenses spéculations : son camp affirmant qu’il était « en lieu sûr » après que des rumeurs eurent circulé sur son arrestation par les FRCI. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Achi, avait annoncé que Blé Goudi avait été « appréhendé » la veille et qu’il se trouvait en « résidence surveillée », avant de se rétracter.

Essayant de faire sortir le pays de la paralysie qui plane sur la vie quotidienne des Ivoiriens, le nouveau pouvoir reprend en main progressivement une situation chaotique, misant sur une réouverture imminente de l’administration. Les fonctionnaires qui avaient cessé de travailler en raison des violences à Abidjan sont appelés à reprendre « impérativement » le travail. La Télévision de Côte d’Ivoire (TCI) a ajouté que la rentrée des classes était prévue le 26 avril. Le couvre-feu a été allégé à partir du samedi 16 mars.

La TCI a aussi confirmé la reprise de l’exportation du cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. Le cacao représente une manne sur laquelle M. Ouattara compte pour relancer un pays cassé par la crise et les sanctions internationales contre le régime sortant.

Autre signe de normalisation, un premier quotidien ivoirien, Le Patriote, très proche d’Alassane Ouattara, est réapparu dans les kiosques vendredi dernier à Abidjan avec, en une, l’emblématique photo de M. Gbagbo lors de son arrestation, qualifié de « héros devenu zéro ».

La parution des journaux avait cessé fin mars, avec le début des combats. Autre signe d’un progressif retour à la normale : le camp militaire français de Port-Boukt, dans le sud d’Abidjan, a cessé d’être une base d’accueil pour les personnes évacuées lors des combats. Au total, quelque 5 000 personnes, pour moitié des Français, avaient rejoint le camp et 3 300 ont quitté le territoire ivoirien, selon la force française Licorne. Malgré le redémarrage des activités et la stabilisation politique, la mise en place du nouveau pouvoir prendra du temps. L’installation de M. Ouattara au palais présidentiel, qu’il avait annoncée pour les prochains jours, a été repoussée de « plusieurs semaines », le temps de remettre en état les locaux, d’après une source à la présidence. Quant aux rues d’Abidjan, la sécurité s’améliorait petit à petit malgré le désordre et les pillages persistant dans certains secteurs. Le camp Gbagbo conteste la légalité de l’arrestation de son leader et a interpellé le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, et saisi des avocats à Paris. Un appel qui demeure toujours sans réponse.

Maha Salem

 

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