Al-Ahram Hebdo, Opinion | Makram M. Ahmad, L’erreur d’Al-Ahram

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 Semaine du 29 septembre au 5 octobre 2010, numéro 838

 

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Opinion

L’erreur d’Al-Ahram
Makram M. Ahmad

Je pense que le grand journal Al-Ahram, dont je suis fier d’être l’un des fils, méritait de la part de la presse nationale égyptienne un comportement plus approprié à la situation lors de l’évaluation d’une erreur professionnelle, qui peut être aussi évaluée en tant qu’acte professionnel inconvenant, mais en aucun cas un trucage. Surtout que la photo ne concernait pas un article sur le lancement des négociations directes à la Maison Blanche, mais un autre article sur les prévisions du journal Al-Ahram concernant la conférence de Charm Al-Cheikh à laquelle l’Egypte a appelé.

Il est vrai que le responsable exécutif de cette erreur aurait pu éviter de mettre son journal dans cette position s’il avait compté sur un dessin au lieu du montage d’une photo déjà connue pour exprimer sa conviction que l’Egypte adopte dans les négociations de Charm Al-Cheikh une position claire envers la question des colonisations israéliennes. Or, seul Dieu ne se trompe pas, surtout si les erreurs sont accompagnées d’une bonne intention puisque au-dessus de la photo a été écrit en grand format « Le chemin vers Charm Al-Cheikh ». Ce qui signifie que le journal traite une autre question qui dépasse celle du lancement des négociations directes.

Dans tous les cas, il est indiscutable que ce qui s’est passé est une erreur professionnelle ou plutôt un effort professionnel incorrect. Or, cette erreur ne mérite pas tant de bruit et d’attaque contre un grand journal qui a préservé sa crédibilité et sa droiture pendant plus d’un siècle et demi. Jamais ce journal ne s’est impliqué dans une déloyauté quelle qu’elle soit vis-à-vis de la déontologie de la presse. Durant toutes ces années, Al-Ahram a sauvegardé son image en tant que journal égyptien national qui transmet aux lecteurs avec rigueur les nouvelles du pays et du monde, sans aucune teinte politique. Al-Ahram tient aux traditions d’une école de presse conservatrice qui publie les informations dans leur stricte réalité. Le journal ne s’inscrit pas dans une presse à sensation.

S’il y a des tribunes extérieures de presse qui ont des intérêts à nuire à Al-Ahram en profitant de cette erreur professionnelle pour semer le doute, quel peut être l’intérêt de certains journaux nationaux égyptiens de faire de même mais de manière plus brutale et grossière ?

Je ne reproche rien aux journaux qui ont critiqué Al-Ahram. Au contraire, ils ont le droit de le faire puisque la critique sert à corriger les erreurs. Ce que je leur reproche c’est le ton de joie maligne qu’ils ont employé pour attaquer Al-Ahram et la confusion dans laquelle, hélas, nombreux sont tombés. Incapable de faire la différence entre la presse et la politique, ils sont tombés dans l’amalgame. Ils ont mal lu la photo montée mais aussi la photo réelle, car le fait que le président Moubarak soit en arrière de quelques pas par rapport aux dirigeants présents dans les allées de la Maison Blanche ne signifie rien du tout. Le président Moubarak était le premier à parler après le président Obama et le premier assis à sa droite. De plus, le contenu de son discours a renforcé sa position, exprimant avec vigueur une position égyptienne extrêmement claire.

Al-Ahram constitue en soi un patrimoine national et il est de la responsabilité de tous les journaux et journalistes égyptiens de le sauvegarder. Al-Ahram n’appartient pas à ceux qui en sont responsables aujourd’hui ou ceux qui l’étaient auparavant. Les personnes viennent et partent et c’est Al-Ahram qui survit en tant qu’édifice de l’Egypte contemporaine et son miroir.

La critique est acceptable, mais ce qui ne l’est pas c’est le fait de nuire à l’histoire et à la crédibilité d’un tel journal. Je sais parfaitement que les confrères qui travaillent à Al-Ahram ressentent une amertume profondeenvers ce qui s’est passé. J’aimerais leur donner un conseil, ce conseil est de répondre par plus de vigilance, d’éveil et de précision professionnelle. La crédibilité avant tout.

 

 

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