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 Semaine du 29 septembre au 5 octobre 2010, numéro 838

 

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Opinion

Participation
Dr Hicham Mourad

C’est finalement la participation qui l’a emporté sur le boycott des prochaines législatives, fin novembre prochain. Ignorant les appels au boycott, voire à la désobéissance civile, lancés par l’ancien directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), Mohamad ElBaradei, les formations politiques et les mouvements d’opposition ont annoncé, les uns après les autres, leur intention de participer au prochain scrutin crucial.

ElBaradei voulait, par son appel, faire front uni de toutes les formations d’opposition et de protestation, y compris les Frères musulmans, en vue d’exercer un maximum de pression sur le gouvernement et le Parti National Démocrate (PND), au pouvoir, afin d’obtenir des réformes politiques, notamment la modification des règles régissant les candidatures à la présidentielle. Les partisans du boycott soutiennent que cette arme enlèverait sa légitimité au régime politique dominé par le PND, montrerait que les élections législatives n’étaient qu’un simulacre de démocratie et accentuerait la pression sur le gouvernement pour une plus grande ouverture politique et des réformes démocratiques.

Ces arguments n’ont convaincu jusqu’ici que deux petites formations, Al-Ghad et le Front national. L’une des raisons est que peu d’affinités, hormis l’hostilité au PND, unissent les partis d’opposition. Alors que le parti du Néo-Wafd adopte un programme politique libéral et laïque, le Rassemblement national épouse une idéologique de gauche. Quant aux Frères musulmans, ils ont un agenda religieux que rejettent tous les partis politiques légaux, même si certains d’entre eux nouent avec la confrérie des alliances de circonstance, qui sont vite défaites, une fois atteint leur objectif électoral.

Les formations d’opposition, que peu unit, ont préféré chacune prendre, en ordre dispersé, la décision qui leur convient au sujet des législatives. Toutes, ou presque, ont opté ou sont en voie d’opter pour la participation, à commencer par le Néo-Wafd, le Rassemblement national, et pour finir, la confrérie des Frères musulmans, formation interdite mais tolérée, qui a annoncé son intention de présenter pas moins de 160 candidats au prochain scrutin, auxquels pourrait s’ajouter des candidatures féminines aux 62 sièges réservés, pour la première fois, aux femmes.

Les arguments en faveur de la participation aux législatives l’ont emporté parce qu’ils paraissent plus logiques et conformes à l’expérience politique en Egypte : le boycott ne ferait que marginaliser les partis politiques qui en feraient usage, au moins pendant les cinq années de la législature. L’opposition n’a pas oublié à cet égard la leçon tirée du boycottage des législatives de 1990. Pour elle, remporter quelques sièges serait mieux que de n’en occuper aucun. L’opposition a appris que la bataille de la démocratie ne se gagnerait pas en jouant aux spectateurs mais qu’elle exige une lutte continue de l’intérieur même du système politique. Bref, c’est tout le mouvement de réformes politiques et des libertés publiques qui en gagnera d’une participation engagée, quelles que soient les difficultés .

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