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 Semaine du 29 septembre au 5 octobre 2010, numéro 838

 

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Arts

Musique . Angham vient de sortir un nouvel album. Grâce au choix judicieux des paroliers et des musiciens, elle est sûre du succès de son album.

Mini-album, méga-douceur

Avec sa voix angélique, Angham réussit, avec des textes bien triés, à concurrencer sur une scène qui regorge de plus en plus de chanteuses. Avec son nouvel album Mahaddech yéhassébni (personne n’a le droit de m'interroger), rien n'a vraiment changé, sauf que l'on gagne encore en qualité. Elle prouve une fois de plus qu’elle sait bien se faire entourer par les créateurs qu'il faut pour présenter un mini-album au succès mérité. L'année dernière, la chanteuse avait fait l'unanimité avec son album Nefsi ahébak (je veux t'aimer) et cette fois-ci, elle relève à nouveau le défi de l'originalité. Elle débarque donc avec un look assez différent et audacieux, optant pour une coupe de cheveux bob longue avec une grosse paire de lunettes de soleil et un grand collier en plastique violet aqua-vert, oscillant entre les années 1970 hippies et le patchwork été européen 2010. Résultat : un album assez différent, au goût occidento-oriental.

Dans la droite lignée de ses dernières cassettes, où différents genres musicaux étaient convoités, Mahaddech yéhassébni nous renvoie avant tout au folk du bon vieux temps, tout en gardant une fraîcheur des airs et une cloche de son bien actuel. Un mixage de styles et de goûts qui permet à la talentueuse chanteuse de donner le meilleur d'elle-même.

Prenant l’initiative d’être le premier mini-album depuis de longues années, Mahaddech yéhassébni renferme trois titres, dont deux sont dotés d’un arrangement musical distinct.

La chanteuse a décidé de faire peau neuve, d’ailleurs on le remarque dès la première chanson, Layali (nuits). Sur des airs oscillant entre house, disco et techno, seule sa voix donne la touche orientale, en racontant l’histoire d’une femme qui endure les affres de l'amour et qui invite son bien-aimé à se laisser aller, révélant ses vrais sentiments.

S'il y a une maxime que la chanteuse a fait sienne, c'est bien « On ne change pas une équipe qui gagne ! ». La chanteuse s'est en effet, et pour une énième fois, attirée les faveurs de son ami le parolier Amir Teëma, qui a écrit toutes les chansons de ce mini-album. Et, à l'image de leurs anciennes collaborations cultes, le succès opère plus que jamais.

Ensuite, il y a Mahaddech yéhassébni, la chanson phare, écrite toujours par Amir Teëma et composée par Karim Boghdadi. L’arrangeur Hassan Al-Chaféi, producteur de l’album et signataire de l’arrangement musical de toutes les chansons, a eu recours encore une fois au mixage entre house, disco et mélodie orientale pour donner à la voix d’Angham libre élan et montrer sa voix douce, particulièrement somptueuse.

La troisième chanson, intitulée Ana aycha hala (je vis un cas particulier), marque vraiment une rupture avec l'état précédent, puisqu’elle est la plus douce et la plus orientale par sa musique, son arrangement et l'interprétation. Piano, guitare et nay (flûte) sont présents pour illustrer le style romantique d’Angham, mêlant sans grande sophistication le genre latino aux airs orientaux. Chanson assez puissante, sans trop élever la voix, elle montre le coffre de la chanteuse en douceur.

On peut écouter une autre version de la chanson Layali, avec un arrangement Saint’s Club Mix, plus rythmé, exclusivement instrumental. Une manière de satisfaire les différents goûts, sauf les plus classiques.

Et le mini-album se termine avec la bande musicale de la chanson Ana aycha hala, avec un arrangement instrumental très oriental cette fois-ci, avec toujours des airs aux goûts latins, mais où le violon et la flûte prennent le dessus pour imprégner le morceau d’une teinte mélancolique.

En conclusion, Mahaddech yéhassébni est un disque qui marquera la carrière d’Angham. Un album différemment rythmé, où la chanteuse s'aventure dans des sentiers qu'elle a peu visités. Très intéressant et presque chaque chanson aurait pu être lancée en single. Un album commercial, où la générosité de la voix ne fait pas défaut.

Yasser Moheb

 

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