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Corée du Nord. Pour trouver une issue aux questions qui touchent la sécurité du pays, le dirigeant coréen s’est rendu en Chine en appelant à la reprise des négociations avec les Six sur la question nucléaire.

Pyongyang affiche un nouveau profil

La Chine organise des manœuvres navales depuis ce mercredi en mer Jaune après les vives protestations de Pékin contre des exercices militaires entre les Etats-Unis et la Corée du Sud prévus dans la zone début septembre. « C’est un exercice d’entraînement habituel qui a lieu tous les ans et comprend principalement des tirs d’artillerie de marine », selon le ministère chinois de la Défense.

Quant à l’armée américaine et l’armée sud-coréenne, elles ont prévu début septembre de nouvelles manœuvres conjointes en mer Jaune, une nouvelle démonstration de force face à la Corée du Nord. Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont mené fin juillet des manœuvres conjointes navales et aériennes en mer du Japon, conçues comme un avertissement envers la Corée du Nord. Au même moment, la Chine avait également effectué un grand exercice aéronaval au large de ses côtes du sud-est, en mer de Chine méridionale.

Essayant de trouver une issue à l’impasse qui existe dans les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, le chef de l’Etat nord-coréen, Kim Jong-Il, s’est rendu en chine pour une visite de cinq jours, accompagné de son fils et probable successeur, Jong-Un. Il s’agit du deuxième voyage en Chine cette année du dirigeant nord-coréen. En mai, le président Kim avait effectué un voyage de cinq jours en Chine, au cours duquel il avait rencontré son homologue, Hu Jintao, sans aboutir à des règlements concrets à plusieurs questions. Tout d’abord, il s’agit de la question de la succession de Kim Jong qui doit être procédée sous l’égide de la Chine. Autre point d’achoppement qui menace la sécurité de la région, celui qui concerne la question nucléaire.

A cet égard, cette nouvelle visite intervient alors que les spéculations s’accélèrent sur la succession de Kim Jong-Il et que Pékin tente de ramener Pyongyang à la table des négociations sur le programme nucléaire nord-coréen. Et, Selon des analystes, Kim Jong-Il pourrait être en Chine pour obtenir non seulement la bénédiction des dirigeants chinois sur le nom de son successeur, mais également pour s’assurer une aide économique vitale pour le pays. « Il se peut que Kim ait décidé d’aborder la question de sa succession directement avec les dirigeants chinois, alors que le problème de la dénucléarisation de la Corée du Nord se pose encore », a estimé à l’AFP Yang Moo-Jin, spécialiste de la Corée du Nord à l’Université de Séoul.

En effet, la question de la succession du leader nord-coréen fait l’objet d’une attention d’autant plus soutenue que le pays a suspendu depuis 2009 les pourparlers sur son programme nucléaire. A cet égard, un émissaire chinois, Wu Dawei, est arrivé à Séoul après une visite à Pyongyang dans le cadre des efforts de Pékin visant à convaincre le Nord de reprendre les négociations à six.

Répondant à cet appel, la Corée du Nord a exprimé à l’ancien président américain Jimmy Carter sa volonté de reprendre les négociations à Six sur son programme nucléaire. « Le numéro deux du régime communiste, Kim Yong-Nam, a exprimé la volonté d’une reprise des négociations à Six et d’une dénucléarisation de la péninsule », a précisé l’agence officielle coréenne KCNA après une visite à Pyongyang de l’ancien président américain Jimmy Carter.

La Corée du Nord avait suspendu depuis 2009 les pourparlers sur son programme nucléaire. Ces discussions entre six pays, hébergées par Pékin, allié de Pyongyang, achoppaient sur les modalités de vérification du démantèlement du programme nucléaire nord-coréen. En première réaction de cet appel, les Etats-Unis se sont refusés à exclure une reprise des négociations à Six avec la Corée du Nord, peut-être à la suite de l’Assemblée générale de l’Onu fin septembre. « Il y a l’Assemblée générale de l’Onu qui arrive. Ce sera une occasion pour les Etats-Unis d’aborder directement avec nos partenaires la question des discussions à Six », a déclaré à la presse le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley. « Mais, encore une fois, et comme nous l’avons dit à de très nombreuses reprises, nous voulons toujours voir certains actes de la part de la Corée du Nord pour nous convaincre qu’une telle réunion sera fructueuse », a ajouté M. Crowley, faisant référence aux appels au régime de Pyongyang pour qu’il cesse ses provocations.

En plus, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a ainsi organisé une réunion la semaine dernière afin de solliciter des avis d’experts et d’anciens hauts fonctionnaires sur les prochaines mesures à adopter vis-à-vis de Pyongyang. Même si Washington compte continuer à renforcer les sanctions contre la Corée du Nord, certains experts redoutent que la pression sans le dialogue augmente le risque de guerre.

Si les Etats-Unis ont dit refuser de négocier avec la Corée du Nord tant que ce pays n’accepte pas de démanteler son programme nucléaire, une possibilité serait d’ouvrir le dialogue sur les autres questions que le nucléaire. La tension est grande dans la péninsule coréenne depuis mars dernier, date du torpillage de la corvette sud-coréenne Cheonan, provoquant la mort de 46 marins et attribué à la Corée du Nord par Séoul et Washington, ce qui constitue un obstacle majeur à la reprise des discussions. « Comme nous l’avons dit de très nombreuses fois, nous pensons que la Corée du Nord est responsable du naufrage du Cheonan. Elle n’a pas, à ma connaissance, reconnu la responsabilité de cet acte de provocation », a dit M. Crowley.

« Pour pouvoir avancer, nous voulons que soit mis fin à ces actes de provocation qui accroissent les tensions dans la région », a-t-il dit, « et c’est un des domaines dans lesquels nous aimerions voir un geste de la part de la Corée du Nord, montrant qu’elle veut revenir à la table » des négociations.

Maha Salem

 

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