Al-Ahram Hebdo, Voyages | Révélations sur une ère trouble
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 19 au 25 mai 2010, numéro 819

 

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Histoire. Celle-ci a plusieurs sources dont les documents inédits et les actes des tribunaux aujourd’hui considérés comme importants, notamment pour retracer les détails d’une certaine période égyptienne.

Révélations sur une ère trouble

«Autrefois, l’histoire retraçait en principe les événements politiques et les décisions des souverains et leur vie avec pour référence les livres des anciens historiens. Mais aujourd’hui, nous nous rendons de plus compte que l’Histoire ne s’arrête pas », explique Dr Nelly Hanna, chef du département de civilisation islamique et arabe à l’Université américaine au Caire. Pour elle, plusieurs événements ont été négligés, notamment la vie quotidienne du peuple qui représente cependant un aspect fondamental, voire l’essence socioculturelle des pays. Il faut alors réétudier, voire réviser, les références traditionnelles et intégrer de nouvelles sources historiques, et notamment les archives des administrations et des tribunaux et bien d’autres (voir Ent). Il faut aussi réexaminer les documents déjà connus « dont la richesse offre de nouvelles interprétations », explique le Dr Aymane Ahmad Mahmoud, directeur du Centre des recherches des stages aux archives d’Egypte.

Evénements marginalisés

Parmi les archives des tribunaux, on relève par exemple un procès qui met en relief les relations entre les différentes couches sociales. Daté en 1103 de l’hégire (1678 J.-C.), cet acte qui décrit une guerre déclenchée entre les bédouins sur les frontières de Béheira, au nord d’Egypte et les paysans de la province. L’histoire a commencé lorsque les bédouins avaient attaqué un village de la zone. En réaction, citoyens et paysans avaient pris leurs armes afin de résister contre ces attaques. Mais les bédouins avaient capturé un nombre considérable de paysans en demandant des rançons. Alors, les paysans avaient demandé le secours du tribunal provincial dont le juge avait cherché l’aide du gouvernement du Caire. A son tour, le juge a envoyé une armée pour éviter une crise financière qui toucherait l’Empire. Mais en vain. Il était alors contraint de demander le secours du sultan ottoman. « D’après ce document, on constate la mauvaise relation entre les bédouins et les paysans. Le premier groupe mène une vie nomade, alors que le second jouit d’une relative stabilité », reprend le directeur. Ce qui n’est pas le cas de la vie nomade. D’autre part, « les paysans n’admettaient pas l’intégration des bédouins dans leur société », poursuit Mahmoud.

Fécondité d’interprétations

D’après le professeur Aymane, tous les actes de cette période, grâce à leur richesse, méritent d’être réexaminés, surtout ceux des oulémas. L’un d’eux, datant d’octobre 1798, a été rédigé par les oulémas d’Al-Azhar et adressé au peuple égyptien pour étouffer leur révolution face à la campagne de Bonaparte. Publié au Courrier d’Egypte, journal édité par la direction de l’Expédition française, l’acte conseillait aux citoyens de ne pas avoir recours à la révolte pour en éviter les conséquences. Les oulémas avaient en fait supplié Bonaparte d’arrêter la violence de ses soldats. Le grand conquérant a accepté à condition que le peuple arrête sa révolte. « Cet acte est l’unique jamais découvert qui reflète les réactions flexibles des oulémas envers Bonaparte, voire leur louange extrême. Tandis que leur ton était hostile en s’adressant aux citoyens », reprend le directeur. Selon lui, à cette époque, les oulémas occupaient une position respectable chez le peuple égyptien. Comment agiraient-ils paisiblement avec les conquérants ? C’est la première question qui surgit lorsqu’on lit l’acte.

Urgence du contexte historique

Selon le directeur, il faut lire le document dans son contexte historique. Quelques soldats de l’Expédition française avaient souillé la mosquée d’Al-Azhar par leur entrée avec leurs chevaux à l’enceinte. Pire encore, ils ont appliqué la peine capitale à plusieurs cheikhs. Résultat : le peuple s’est révolté et la réaction de Bonaparte était brutale. Ainsi, « les maisons des citoyens étaient pillées et beaucoup parmi eux ont été tués. Bref, le chaos avait régné partout », affirme le directeur. Face à cet état déplorable, les oulémas avaient décidé de faire régner le calme encore une fois.

Ce ne sont que deux exemples de l’histoire, longtemps ignorée ou mal interprétée. Donc, archives et différents genres d’actes et documents viennent ajouter de nouvelles pages dans l’interprétation de l’Histoire.

Doaa Elhami

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Une des plus belles statues royales ptolémaïques découvertes

Des archéologues tentant de localiser le tombeau de Cléopâtre ont découvert une « énorme » statue ptolémaïque en granit noir dans le temple de Taposiris Magna, près d’Alexandrie, a annoncé le Conseil Suprême des Antiquités (CSA). Il s’agit de « l’une des plus belles statues royales ptolémaïques (à être découverte), bien qu’elle soit sans tête », a affirmé le secrétaire général du CSA, Zahi Hawas. Cette énorme statue représente probablement le roi Ptolémée IV, d’autant plus que c’est lui qui a érigé ce temple « il y a plus de 2 000 ans », a-t-il ajouté, sans préciser ses proportions exactes. La mission archéologique, à laquelle participe l’égyptologue dominicaine Kathleen Martinez, a en outre localisé l’entrée initiale du temple, situé à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest d’Alexandrie, la grande ville du nord de l’Egypte, a précisé M. Hawas.

La dynastie ptolémaïque (330 à 30 av. J.-C. environ), d’origine grecque, fut la dernière dynastie pharaonique avant que l’Egypte ne passe sous domination romaine. La reine Cléopâtre en fut la dernière souveraine égyptienne à régner sur l’Egypte. Cléopâtre et le général romain Marc Antoine, l’un des couples les plus célèbres de l’Histoire, se suicidèrent après la bataille d’Actium, qui assura à Octave le contrôle de l’Empire romain, et par conséquent, de l’Egypte. Les fouilles sont en cours depuis cinq ans pour retrouver la tombe de la reine légendaire. La mise au jour de son tombeau constituerait la plus grande découverte archéologique en Egypte depuis celle du tombeau de Toutankhamon en 1922 par le Britannique Howard Carter.

 

 




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