Al-Ahram Hebdo,Monde | Réchauffement des relations
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 Semaine du 19 au 25 mai 2010, numéro 819

 

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Turquie-Grèce. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s’est rendu à Athènes dans une visite destinée à renforcer les relations bilatérales entre les deux pays.

Réchauffement des relations

La grèce et la Turquie ont décidé de changer le niveau de leur relation. Reçu par le chef de l’Etat, Carolos Papoulias, avant ses entretiens avec son homologue, Georges Papandréou, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé que sa visite « est un début pour faire entrer les relations gréco-turques dans une meilleure phase ».

Accompagné par dix ministres et quelque 80 hommes d’affaires, le premier ministre turc s’est exprimé que les deux parties se sont présentées comme une nouvelle ère de coopération entre deux membres de l’Otan qui ont failli entrer en guerre plusieurs fois dans les 50 dernières années.

« Un grand pas en avant a été fait dans la promotion des relations bilatérales, menant au renforcement de la paix et de la stabilité dans la région », indique le communiqué commun à l’issue de la première réunion du Conseil supérieur de coopération gréco-turc auquel ont participé les deux leaders M. Erdogan et le premier ministre grec Georges Papandréou ainsi qu’une dizaine de ministres de chaque pays.

Cette plate-forme de coopération doit se réunir une fois par an pour développer la coopération entre les deux pays, membres de l’Otan mais rivaux régionaux de longue date, qui ont été pour la dernière fois au bord d’un conflit armé en 1996. Et, les premiers ministres des deux pays se réuniront de leur côté une fois par an dans le cadre de ce conseil, alternativement en Grèce et en Turquie.

Une liste comprenant une vingtaine d’accords bilatéraux a été signée pour couronner cette visite. Au début, des accords sur l’énergie, le tourisme, la culture et les transports ont été signés par les deux pays. Et le plus important est celui concernant le renvoi en Turquie des migrants clandestins affluant par milliers sur les côtes grecques, un sujet de contentieux entre la Grèce et la Turquie. Un autre accord très important concerne l’énergie. Ainsi, la ministre grecque de l’Environnement et de l’Energie, Tina Birbili, et son homologue turc, Taner Yildiz, ont également signé un accord sur l’avancement du projet du gazoduc ITGI devant acheminer du gaz azerbaïdjanais jusqu’en Italie via la Turquie et la Grèce. Mais les sujets de discorde restent nombreux, à commencer par Chypre ou les problèmes de délimitation des espaces aérien et maritime en mer Egée.

Malgré cette liste d’accords, aucune décision n’a été annoncée sur une éventuelle réduction des armements. Une décision attendue de la part de la communauté internationale, surtout l’Union européenne. Mais les analystes prévoient que le renforcement « du climat de confiance et de stabilité » entre Athènes et Ankara pourrait aboutir à réduire les armements des deux pays voisins. « L’évolution des relations gréco-turques va renforcer le climat de confiance et de stabilité (et) finalement la conséquence naturelle pourrait être la réduction des armements », a indiqué le premier ministre turc. « La réduction réciproque des dépenses militaires et des armements. L’argent (consacré actuellement aux armements) pourrait être utilisé au développement économique des deux pays », a souligné M. Papandréou, partageant le même avis du premier ministre turc et s’engageant à œuvrer dans ce sens avec lui.

En invitant dès janvier, trois mois après son arrivée au pouvoir, son homologue turc, M. Papandréou avait affirmé sa volonté de relancer le rapprochement bilatéral, en panne depuis des années.

M. Papandréou fut au début des années 2000 l’artisan de la normalisation gréco-turque, en tandem avec son homologue de l’époque, le chef de la diplomatie turque Ismaïl Cem. Il a estimé que les deux pays partagent une « vision » pour vivre dans la paix et l’amitié. « J’ai confiance que les pas innovants et courageux que nous tentons aujourd’hui paieront, car la volonté existe », a ajouté M. Papandréou. A son tour, Erdogan a annoncé : « Nous ne souhaitons pas voir la mer Egée comme une mer qui nous sépare. Nous voulons voir l’Egée comme un océan de paix ».

Maha Salem

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