Al-Ahram Hebdo, Sports | Les arbitres dans le feu des critiques
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 31 mars au 6 avril 2010, numéro 812

 

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Sports

Football. La victoire d’Ahli contre Enppi 2-1 lors de la 23e journée du Championnat a déclenché une vague de mécontentements sur l’arbitrage pour ses erreurs. Avec même des accusations de complot.

Les arbitres dans
 le feu des critiques

Samir Mahmoud Osmane aura été célèbre en Egypte la semaine dernière. C’est l’arbitre qui a suscité tous les débats en annulant deux buts pour Enppi contre Ahli, jeudi 25 mars dernier, à l’occasion des matchs de la troisième journée du Championnat, offrant ainsi une importante victoire au champion en titre (2-1) pour conserver un écart confortable en tête du classement. Zamalek, le dauphin, a vivement réagit, évoquant le complot tandis qu’Enppi a menacé de boycotter la compétition. « Je ne comprend pas toutes ces critiques contre moi. Les assistants ont mal estimé le jeu et c’est moi qui reçoit le blâme », se défend Osmane. Mais la vérité est que ce dernier endosse la colère contre une longue série d’erreurs d’arbitrage et il n’a été que l’élément déclencheur après un match très important.

Critiqués, accusés, voire même insultés, les juges de terrain n’ont jamais été en si mauvaise posture. Ils ont commis récemment de graves erreurs qui ont influencé les cours des matchs et parfois même les résultats. Hossam Al-Badri, entraîneur d’Ahli, avait déjà accusé la commission d’arbitrage de vouloir tacler le parcours d’Ahli après un nul contre Haras Al-Hodoud 1-1. Les jumeaux Hassan à Zamalek ont aussi constamment exprimé leur mécontentement de l’arbitrage, que ce soit pour eux ou pour leurs rivaux, et la semaine dernière, Mohamad Ramadan, directeur de la section foot du club Moqaouloun, a présenté sa démission en signe de protestation contre ce qu’il a nommé « les erreurs flagrantes des arbitres contre son équipe ». Et en plus des dizaines de lettres de plaintes contre les arbitres de la grande majorité des clubs, Al-Gouna a officiellement demandé la nomination d’arbitres étrangers pour ses prochains matchs dans la compétition, surtout que le club lutte contre sa relégation. La situation est devenue si grave que le journaliste Alaa Sadeq a demandé à « ce que toutes les prochaines rencontres soient assignés à des arbitres étrangers afin d’assurer l’intégrité de la compétition dans une saison si difficile. Si ce n’était en raison de l’intervention flagrante des arbitres à certaines rencontres, je peux vous assurer que le classement aurait beaucoup changé ».

Un très lourd fardeau

De son côté, Mohamad Hossam, président de la commission d’arbitrage, a lancé une contre-offensive pour défendre ses hommes. « A chaque fin de saison c’est pareil car la concurrence devient très serrée. Les entraîneurs voient que c’est plus facile d’accuser les arbitres que d’assumer leurs responsabilités. Je ne nie pas qu’il y a des erreurs, ça arrive partout dans le monde et ça restera toujours ainsi, mais je refuse que l’on touche à l’intégrité de mes arbitres ou à celle de la commission. Tous les clubs qui se plaignent ont eux-mêmes profité de certaines de ces erreurs à certains moments », dit-il.

Hossam, ancien arbitre international, semble être devant une montagne à grimper. Il a été nommé en début de saison pour hériter d’un très lourd fardeau. « Les arbitres sont très mal payés et n’ont presque pas de moyens, alors qu’on leur demande toujours d’être au meilleur de leur forme et de trouver du temps pour bien s’entraîner », explique-t-il. L’arbitre de première division ne reçoit que 1 000 L.E. par match (environ 180 dollars) et en plus, il existe toujours du retard dans les paiements. Son deuxième objectif est d’améliorer le niveau des arbitres et d’élargir la base afin d’assurer la continuité, surtout après le départ de certaines icônes, telles que Essam Abdel-Fatah. « C’est une procédure à long terme et les autres éléments du jeu doivent comprendre ça. Comment voulez-vous que je donne la chance à de nouveaux éléments pour leur donner l’expérience nécessaire alors que mes arbitres internationaux souffrent de telles critiques. Il faut avoir de la patience et de la tolérance et que les entraîneurs, joueurs et clubs comprennent que ces erreurs font partie du jeu et que ce n’est pas intentionnel tant que cela arrive des deux côtés », ajoute Hossam. Sages paroles mais ce n’est pas aux clubs ni au médias qu’il faut s’adresser pour protéger les arbitres, mais plutôt à la Fédération. L’arbitre en Egypte est l’élément le plus vulnérable du jeu et c’est pour cela que nous avons vu à plusieurs reprises le président du comité et plusieurs de ses arbitres dans les médias pour répondre à des critiques et se défendre. Mais ce n’est pas leur rôle. Comme exemples, l’on peut citer toutes les régulations européennes qui interdisent et imposent de strictes pénalités et sanctions en cas de critique des arbitres. C’est leur manière de préserver le statut de ces juges, leur respect et dignité afin de pouvoir accomplir leur mission sans perturbation ni pression. On attend de Samir Zaher, président de la Fédération égyptienne, de prendre la décision qui a déjà beaucoup tardé.

Karim Farouk

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Trois (grosses) fautes

Ahli 2 - 1 Enppi
(23e journée)

L’arbitre Samir Mahmoud Osmane a annulé deux buts de Enppi pour de hors jeu, de même qu’il a sifflé un pénalty pour Ahli qui a suscité plusieurs fortes critiques surtout après que Diaa Al-Sayed, entraîneur adjoint d’Enppi, a affirmé que son équipe méritait aussi un pénalty pour une action semblable. Enppi a présenté une plainte contre Samir Osmane et demandé à ce que le match soit rejoué sous peine de boycotter la compétition.

 

Gh. Mahala 2 - 1 Moqaouloun
(22e journée)

Ahmad Hassan a marqué le but de la victoire pour son équipe d’une tête alors qu’il était en position de hors jeu, pour attribuer une très importante victoire à son équipe dans sa bataille de fond. Le match a témoigné de plusieurs incidents entre les joueurs et Mohamad Ramadan, directeur de la section foot de Moqaouloun, qui a présenté sa démission en signe de protestation contre l’arbitrage qui a coûté à son équipe 12 points depuis le début de la saison.

 

Ittihad Al-Chorta 1 - 0 Mansoura
(20e journée)

Lors d’une contre-attaque pour Al-Chorta, l’arbitre assistant a levé le bras en signe de faute contre l’attaquant d’Al-Chorta Buba Minusu. Les joueurs de Mansoura se sont arrêtés mais pas Minusu qui a continué le jeu et passé la balle à Salah Achour, seul dans la surface, pour marquer le but de la victoire. L’arbitre Aymane Badra a compté le but, disant qu’il n’y avait pas de faute. Ce cas a suscité la grogne à tel point qu’une question a été déposée au Parlement afin de contrôler les erreurs des arbitres.

 




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