Al-Ahram Hebdo, Economie | Menace de blocage
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 31 mars au 6 avril 2010, numéro 812

 

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Economie

Ezz Al-Dékheila. Le numéro un de la production du fer à béton en Egypte fait face, depuis le 25 mars, au sit-in d’un millier de ses ouvriers. En cause : la baisse de leur part des profits.

Menace de blocage

Plus d’un millier d’ouvriers de Ezz Al-Dékheila ont entamé le 25 mars un sit-in dans la société située à Alexandrie. Ils s’opposententre autres — aux décisions de l’administration de baisser leurs parts dans les profits annuels, approuvées par l’assemblée générale le même jour. L’administration de Ezz Al-Dékheila a également décidé de distribuer les profits en une fois et non plus par tranches mensuelles, ce qui entraînera une baisse des revenus mensuels des ouvriers.

L’assemblée générale de la société numéro un en Egypte de la production de fer à béton a augmenter les profits distribués aux ouvriers, suite à leurs protestations, de 4,5 mois à 9 mois, contre 12 mois avant la crise. L’administration explique le recul des profits par la crise financière internationale. « Nous n’avons pas obtenu toute notre part de profits en 2008. Sur 3 milliards de profits réalisés en 2008, 300 millions de L.E. ont été distribués, la part des ouvriers a été de 110 millions de L.E., soit 10 % de la somme distribuée », se plaint Ihab Ibrahim, ouvrier de la société.

Autres revendications

L’administration défend sa décision. Pour Alaa Aboul-Kheir, directeur général, la société a connu une baisse de profits de 76 % en 2009 par rapport à l’année précédente. L’assemblée générale tenue le 25 mars dernier a approuvé de verser aux ouvriers 8 millions de L.E. Pour lui, cette somme est équivalente à 17 % du total des dividendes distribués aux actionnaires. « Cette part est considérée comme la plus élevée de l’histoire de la société », considère-t-il dans un communiqué de presse publié par le quotidien Al-Alam Al-Yom. Et d’ajouter que le groupe Ezz s’occupe du bien-être de ses ouvriers, puisque le groupe a maintenu les salaires et primes dans l’usine Ezz des plaques d’acier à Aïn-Sokhna, malgré la suspension de son activité pendant 17 mois en raison de la crise.

Les ouvriers du groupe Ezz sont aussi enviés par leur camarades d’autres usines du même secteur. Ce qui n’empêche pas la grogne de monter. Ahmad Ali présente d’autres revendications, « comme l’augmentation des primes qui n’a connu que 1 % de hausse (en 2008) depuis 1999. De plus, il faut égaliser les salaires entre les ouvriers embauchés avant 1999 et après cette date, puisqu’ils effectuent les mêmes tâches. Enfin, nous revendiquons l’octroi de primes de panier que la société s’est abstenue de payer depuis 2004 ».

Les ouvriers refusent donc d’accepter leur petite victoire du doublement des montants sur les profits qui leur sont consacrés sans obtenir leurs autres demandes. Leurs menaces qui duraient jusqu’à l’impression d’Al-Ahram Hebdo risquent de bloquer l’activité de l’usine. Un fait qui peut exposer la société à de lourdes pertes.

Ce conflit intervient quelques jour après la publication de l’indice de responsabilité sociale des sociétés cotées en Bourse, Ezz Al-Dékheila est classée en troisième rang, notamment en raison de la protection des droits des ouvriers.

Dahlia Réda

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