Al-Ahram Hebdo,Arts | Des secrets et surprises dévoilés
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 Semaine du 2 au 8 septembre 2009, numéro 782

 

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Arts

Exposition . La galerie Zamalek expose dans Masterpieces VII des œuvres-clés des différentes générations de l’art contemporain.

Des secrets et surprises dévoilés

C’est la fin de l’été. L’occasion de tenir le rendez-vous annuel de la galerie Zamalek, Masterpieces (chefs-d’œuvres), une exposition artistique d’été lancée depuis environ sept ans. Il s’agit en fait d’une collection d’œuvres représentatives de différents styles de chaque artiste. Une manière de mettre en évidence la particularité de chacun. Cette année, Masterpieces VII élabore encore plus le concept d’un chef-d’œuvre. Non seulement il est représentatif et révélateur de l’identité de l’artiste, mais encore plus, il est gratifié. On retrouve alors des œuvres d’art qui ont participé à des manifestations internationales ou qui en ont remporté des prix, et d’autres exposées pour la première fois. De la génération des années 1960 jusqu’à nos jours, 18 peintres et sculpteurs sont au rendez-vous. De grands noms et de jeunes talents figurent ensemble dans les deux départements de la galerie. Chaque œuvre raconte alors une histoire, dévoile un secret intime et trahit une expérience bouleversante dans le voyage de son auteur.

Une petite salle est consacrée entièrement aux œuvres des années 1970 de Farghali Abdel-Hafiz. Une série de peintures développant le thème de la poupée. Hafiz, toujours hanté par la représentation féminine dans ses œuvres, puisait dans sa culture rurale et reproduisait la poupée populaire et féminine des petites villageoises construite en bois. Sur les toiles, la poupée abstraite de Hafiz représentait en fait la femme égyptienne. Avec abstraction, les courbes et les rondeurs trahissent la physionomie du corps. Une phase importante dans la création de Hafiz. Une trentaine d’années après, Farghali Abdel-Hafiz représente de nouveau la femme dans une grande peinture dévoilant le chaos de la vie d’aujourd’hui à Istanbul et au Caire. Des scènes de la vie quotidienne, de la circulation et de l’architecture sont prédominées par deux femmes en opposition assises sur un banc. L’une est voilée et l’autre aux longs cheveux. Les détails du corps sont de mise. Cette peinture ne fut exposée qu’à Londres, en janvier dernier. Une occasion de retrouver alors une œuvre inédite.

Hamed Oweiss, connu pour son style, ses couleurs et ses tableaux baignés complètement dans l’histoire égyptienne et témoins de la gloire de la Révolution et des années 1960, participe à l’exposition avec trois tableaux : les deux pièces les plus marquantes de sa carrière : La fille de la campagne et La vie des sauveurs. Le triomphe de la paix est une peinture des années 1950, revendiquant la paix, voire la justice, fait partie d’une collection privée de l’artiste qui n’a jamais été exposée.

Les surprises de l’exposition ne se limitent pas et dévoilent aussi un style méconnu chez le grand peintre Abdel-Rahmane Al-Nachar. Toujours avec ses couleurs sobres, Al-Nachar retrace des lignes géométriques qu’il associe à des formes physiques. Mais avec un tableau des années 1963, l’artiste penchait vers plus de sensualité et accentuait les détails corporels.

Chez sa femme aussi, Zeinab Al-Séguini, une expérience bouleversante en 1978. Loin de ses œuvres figuratives, l’artiste s’est lancée dans l’abstraction et l’expérimentation. Elle utilisait des morceaux de bois et des couleurs en acrylique sur le canevas et adoptait l’architecture de l’ancienne Egypte afin de représenter la pyramide.

Moustapha Abdel-Moeti, avec ses triangles, cercles, carrés et espaces désertiques, trahit une inquiétude, un voyage vers l’inconnu et une tentative de retrouver l’équilibre. Parmi ses œuvres exposées, on retrouve celle qui a remporté le prix de la Biennale internationale d’Alexandrie en 1969. Une peinture mémorable.

La collection regroupe aussi les chefs-d’œuvres des jeunes talents qui ont réussi à graver leurs noms dans l’art contemporain : Armen Agop, Nagui Farid, Georges Fikri, Salah Abdel-Rassoul, Emad Ibrahim et autres.

Un grand intérêt est accordé à l’art de la sculpture. Le visage égyptien modelé en bronze de Gamal Abdel-Nasser, les rondeurs fines et les formes polies d’Armen Agop, les pièces de granit associées au métal de Nagui Farid témoignent d’une grande créativité. Nasser s’occupe de l’être humain, Agop garde une touche de sensualité et Farid joue sur le contraste. Chaque pièce est un vrai point de repère.

May Sélim 

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Masterpieces VII, jusqu’au 20 septembre, tous les jours, de 11h à 14h30 et de 20h30 à 23h (sauf le dimanche) à la galerie Zamalek, 11, rue Al-Brazil, Zamalek. Tél. : 2735 1240

 




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