Al-Ahram Hebdo,Sports | Sur les traces de son idole
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 29 juillet au 4 août 2009, numéro 777

 

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Sports

Lutte. A 21 ans, Sayed Abdel-Moneïm a confirmé son talent immense et nourrit de grands espoirs pour l’avenir. Portrait.

Sur les traces de son idole

Au centre olympique de Maadi, le tapis grouille de jeunes lutteurs qui s’entraînent d’arrache-pied. Parmi ce groupe, un athlète ne laisse pas indifférent de par son style de jeu particulier. Une vivacité, une vitesse extraordinaire, un bon état physique et une souplesse parfaite sont les caractères de ce lutteur qui porte le nom de Sayed Abdel-Moneïm Hamed en catégorie de 66 kg. « Ce lutteur nous rappelle notre champion olympique en 2004, Karam Gaber. Abdel-Moneïm possède le même talent et presque le même style de jeu spectaculaire de Gaber. C’est pourquoi nous parions sur lui pour l’avenir de la discipline », déclare Mohamad Abdel-Aal, président de la Fédération égyptienne.

Récemment, Abdel-Moneïm a prouvé qu’il est digne de la confiance du président de la fédération, grâce à la médaille d’argent remportée aux Jeux méditerranéens de Pescara (Italie). Dans cette ville, il a été très spectaculaire durant tout son parcours. Après avoir pu se qualifier pour la demi-finale, il a réalisé une grande surprise en battant l’Italien Paolo Fucile, soutenu par ses fans. En finale, il a joué un match d’un très haut niveau contre le Serbe Davor Stefanek. Mais après une première période terminée en faveur de Abdel-Moneïm, il a perdu à la deuxième période vu la grande supériorité du Serbe. A cet âge encore jeune (21 ans), la médaille d’argent annonce la naissance d’un nouveau champion qui pourra rééditer l’exploit de cette discipline phare de l’Egyte.

A l’ombre des deux stars de la lutte égyptienne, Karam Gaber, champion olympique 2004, et Mohamad Abdel-Fattah, champion du monde 2005, le poulain Sayed Abdel-Moneïm a commencé à pratiquer cette discipline avec le rêve de suivre les pas de ces deux champions. « J’ai beaucoup profité en jouant dans la même équipe aux côtés de ces deux stars. En fait, j’ai appris beaucoup de choses en jouant contre eux durant les entraînements. Durant les compétitions, je me mettais à les observer lors de leurs matchs pour apprendre beaucoup plus », confie le jeune lutteur qui a intégré la sélection nationale pour la première fois en 2005. Depuis, il n’a pas cessé d’améliorer son niveau et de remporter des médailles. Sa première compétition internationale était les Championnats arabes juniors qui se sont déroulés en Egypte en 2005 et où il a remporté la médaille d’or pour prouver qu’il mérite d’intégrer l’équipe nationale. En 2007, il a décroché sa première médaille en compétition senior, la médaille d’or aux Jeux panarabes qui se sont déroulés en Egypte. Un an plus tard, il a terminé 8e aux Championnats du monde juniors qui se sont déroulés en Turquie.

L’année 2009 est la date de naissance de ce lutteur en tant que senior. Avant les Jeux méditerranéens, il a décroché deux médailles d’or au tournoi international d’Ibrahim Moustapha et aux Championnats d’Afrique de Casablanca. « Je considère la médaille d’Ibrahim Moustapha comme la plus importante de ma carrière, après celle des Jeux méditerranéens bien sûr. Car durant ces deux compétitions, la concurrence était très rude », dit-il. Première qualité de ce jeune homme : se mouille la chemise durant l’entraînement et les matchs. Mais comme il a des points forts, il a d’autres handicaps dont il est très conscient. « Je suis excellent en travaillant par terre. J’ai besoin de combler mes lacunes à jouer en haut. Je suis encore jeune et j’ai besoin d’acquérir plus d’expérience afin d’améliorer mon niveau », affirme-t-il. Pour s’améliorer, ce jeune lutteur a besoin d’un bon programme de préparation avec des stages à l’étranger. « Disputer un grand nombre de compétitions m’aidera beaucoup, mais j’ai besoin d’effectuer un bon nombre de stages de préparation avec des lutteurs d’un haut niveau afin d’améliorer mon niveau et d’acquérir de l’expérience ». A l’image de Karam Gaber, son idole, ce jeune lutteur ne cesse de rêver du podium olympique. « J’aimerais que les gens me comparent avec Karam Gaber, un lutteur talentueux. Et je rêve de remporter une médaille olympique ».

Doaa Badr

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