Al-Ahram Hebdo, Egypte | Francisco Santos Calderon, « Nous avons toujours été engagés avec l’Egypte à promouvoir la politique de coopération Sud-Sud »
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 29 juillet au 4 août 2009, numéro 777

 

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Egypte

Diplomatie. Le vice-président de la Colombie, Francisco Santos Calderon, était récemment en visite en Egypte. Il analyse les relations bilatérales et le rapprochement entre l’Amérique du Sud et le monde arabe.

« Nous avons toujours été engagés avec l’Egypte à promouvoir la politique de coopération Sud-Sud »

Al-ahram hebdo : Comment évaluez-vous les relations entre la Colombie et l’Egypte ? Francisco Santos Calderon : Les relations entre nos deux pays remontent à très longtemps. L’Egypte est l’un des seuls pays dans lesquels la Colombie a toujours maintenu une ambassade (depuis 50 ans). Mais mon pays ne s’est pas suffisamment tourné vers le monde arabe et je pense que cela est une erreur. Maintenant une opportunité est en train de se présenter à nous, à travers le récent rapprochement entre le monde arabe et l’Amérique du Sud, ou ce qu’on appelle le processus de l’ASPA (Amérique du Sud - Pays Arabes). Ce rapprochement a un très grand potentiel politique et économique pour nous.

Sur le plan politique, comment la Colombie perçoit-elle le rôle de l’Egypte dans les affaires régionales, notamment dans le conflit du Proche-Orient ?

L’Egypte, par son poids dans la région, son histoire et ses traditions, est certainement une puissance au niveau politique et a un rôle fondamental dans les négociations et la recherche d’une solution au conflit arabo-israélien.

Quels sont les aspects que la Colombie souhaite développer le plus dans ses relations avec l’Egypte ?

Evidemment le poids spécifique de l’Egypte sur la scène internationale fait qu’il est très important pour nous d’avoir de bonnes relations avec ce pays. Il s’agit d’un pays qui est un très grand protagoniste dans le monde arabe et avec qui nous travaillons souvent dans le cadre des négociations multilatérales. De plus, en termes politiques, nous avons toujours été avec l’Egypte très fortement engagés à promouvoir la politique de coopération Sud-Sud. Sur le plan économique, il est sûr que l’Egypte est un marché très important vers lequel les produits de notre pays pourraient aussi être dirigés. Donc, il y a un potentiel économique de premier ordre.

Que représentent le rapprochement entre l’Amérique du Sud et le monde arabe et le sommet régulier de l’ASPA pour la Colombie ?

— Il s’agit d’un éveil pour nous, car nous avons toujours eu l’habitude de regarder vers les Etats-Unis et l’Europe. Nous ne nous sommes pas suffisamment préoccupés de cette région. L’initiative de l’ASPA nous a beaucoup aidés à nous tourner plus vers elle et remarquer que nous devons changer notre attitude vis-à-vis du monde arabe et devenir plus actifs dans la recherche de plus de possibilités de multiplier nos intérêts et le travail en commun.

Dans tous les pays sud-américains, vivent d’importantes communautés d’origine arabe. Que représentent-elles en Colombie et quel est leur rôle dans le cadre du rapprochement avec le monde arabe ?

Nous avons d’importantes communautés arabes, surtout celles d’origine libanaise. Nous avons en Colombie environ 700 000 personnes d’origine libanaise, qui sont les descendants des 30 000 qui sont venues s’installer dans notre pays à la fin du XIXe siècle et qui ont une présence très importante en Colombie. 10 % des membres de notre Parlement sont d’origine arabe. Nous avons eu un président d’origine libanaise et nombreux hommes d’affaires sont aussi d’origine arabe. J’ai récemment visité le Liban, car je pense qu’il est temps de profiter de ces liens de sang que nous avons avec cette région pour pouvoir renforcer nos relations avec elle.

— A quel genre de rapprochement avec le monde arabe pensez-vous dans le cadre de l’ASPA ?

Dans le domaine économique le potentiel est immense, car nous sommes des économies complémentaires. Nous pouvons faire comme le Brésil ou l’Argentine, qui ont augmenté de manière très visible les échanges économiques avec les pays arabes. Donc, il y a une opportunité pour nous aussi de faire de même. Dans le domaine politique, l’ASPA offre aussi des possibilités importantes pour que les relations et la coordination politiques, surtout sur le plan multilatérale, soient favorisées.

Propos recueillis par Randa Achmawi

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