Al-Ahram Hebdo, Afrique | L’après-Bongo commence à se dessiner
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 29 juillet au 4 août 2009, numéro 777

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Afrique

Gabon. 23 candidats sont en lice pour la présidentielle du 30 août. Mais la succession semble assurée : le favori est le fils de l’ex-président Omar Bongo, Ali Ben Bongo Ondimba.

L’après-Bongo commence à se dessiner

Le nombre important de postulants à la présidentielle, dont la candidature a été validée, pourrait donner l’impression d’un dynamisme de la vie politique et de la démocratie au Gabon. Pourtant, nombreux sont les observateurs qui estiment que tout est joué d’avance et que le fils du président défunt et ministre de la Défense, Ali Ben Bongo Ondimba, succédera à son père décédé le 8 juin dernier. Quoi qu’il en soit, la présidentielle du 30 août au Gabon s’annonce comme une élection historique avec ce nombre record de candidats, dont un certain nombre, estiment les analystes, se présentent plus pour négocier une future place sur l’échiquier politique que pour devenir président.

Ali Ben Bongo Ondimba (50 ans) va représenter le Parti Démocratique Gabonais (PDG, au pouvoir) qui l’a choisi parmi dix candidats. Sont également en lice des hiérarques du PDG qui contestent son choix, en tant qu’indépendants : l’ex-premier ministre Jean Eyéghé Ndong, l’ex-ministre de l’Intérieur André Mba Obame, l’ex-ministre du Pétrole et le premier ministre Casimir Oyé Mba. Les opposants Pierre Mamboundou et Zacharie Myboto sont également candidats pour le siège présidentiel.

Or, le ton est déjà donné. Un nouveau gouvernement a été formé la semaine dernière. Et le nouveau premier ministre, Paul Biyoghé Mba, a écarté quatre ministres opposés à la candidature de Bongo fils. Parmi les prétendants à l’investiture figurait Casimir Oyé Mba, précédemment ministre des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures, qui a contesté ce choix et quitte, lui, le gouvernement. Il est remplacé à ce poste par un entrant, Julien Nkoghé Békalé. Aucune information n’avait pu être immédiatement obtenue sur son parcours. André Mba Obame, qui était chargé de la Coordination et du Suivi de l’action gouvernementale après avoir été longtemps ministre de l’Intérieur, est également absent de la nouvelle équipe, ses fonctions ont été confiées à Josué Mbadinga (ex-Logement, Habitat et Urbanisme). Paul Mba Abessole, précédemment vice-premier ministre chargé de la Culture, des Arts, de l’Education populaire, de la Refondation et des Droits de l’Homme, n’a pas non plus été reconduit. Ali Bongo, André Mba Obame, Casimir Oyé Mba et Paul Mba Abessole (au nom de son parti, le RPG, membre de la majorité présidentielle) sont tous candidats à la présidentielle anticipée prévue le 30 août, de même que le prédécesseur de Paul Biyoghé Mba, Jean Eyéghé Ndong, autre hiérarque du PDG ayant également dénoncé le choix de Ali Bongo comme candidat du parti. M. Eyéghé Ndong avait annoncé sa démission de ses fonctions de premier ministre le 17 juillet, en même temps que sa candidature à la présidentielle. La plupart des autres membres de la précédente équipe ont été reconduits ou changent de portefeuille dans ce nouveau gouvernement, qui compte 43 personnes, y compris le premier ministre, contre 49 précédemment.

Ce remaniement gouvernemental n’est pas sans signification. En écartant les opposants à Bongo, il s’agit surtout de limiter leur marge de manœuvre d’ici le prochain scrutin. Il semble donc que le tout sera joué non pas sur le choix du chef de la République, mais sur les futurs équilibres politiques. Selon le politologue gabonais Wenceslas Mamboundou cité par l’AFP, certains candidats se présentent pour « pouvoir négocier des positions dans l’appareil administratif. (...) Cela fait partie du jeu politique gabonais ».

Autre enjeu majeur : l’argent. Aucune estimation officielle sur le coût de cette élection n’a été fournie mais, fin juin, la presse parlementaire a évoqué 8 milliards de FCFA (plus de 12 millions d’euros) prévus dans ce but dans le budget rectifié pour 2009. Mais les 23 candidats ne partiront pas en campagne à armes financières égales. Le seul danger face à Ali Bongo Ondimba, le plus avantagé parmi les candidats, c’est que certains de ses rivaux disposent de moyens financiers importants, ce qui influera sur la campagne présidentielle, selon des analystes. La période à venir est donc celle de la démonstration de forces des candidats, mais aussi celle d’importants marchés à conclure.

Abir Taleb 

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.