Al-Ahram Hebdo, Afrique | Positions inconciliables
  Président Abdel-Moneim Saïd
 
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 Semaine du 29 juillet au 4 août 2009, numéro 777

 

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Afrique

Niger. Le bras de fer se poursuit entre l’opposition et le président, Mamadou Tandja, sur la tenue d’un référendum lui permettant de prolonger son mandat et se représenter autant qu’il le souhaite.

Positions inconciliables

L’épreuve de force au Niger entre le président et le front d’opposition politico-syndical a passé un autre cap avec l’annonce de la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR), coalition des partis et associations opposés au référendum voulu par le président nigérien Mamadou Tandja, qu’elle portait plainte contre les dirigeants de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) pour avoir maintenu l’organisation de la consultation en dépit d’une décision de justice.

Le président Tandja a fixé au 4 août la tenue d’un référendum sur une modification constitutionnelle prévoyant de prolonger son mandat de trois ans. Le second quinquennat de Mamadou Tandja, âgé de 71 ans, s’achève le 22 décembre et il ne peut en briguer un troisième aux termes de la Constitution en vigueur depuis 1999. Il affirme que les Nigériens souhaitent son maintien au pouvoir afin de mener plusieurs chantiers importants, notamment un projet minier de 1,2 milliard d’euros avec le groupe français Areva, qui fera du pays le deuxième exportateur mondial d’uranium.

Les opposants ont organisé plusieurs manifestations de protestation dans le pays et l’Union européenne a suspendu le versement d’une partie de son aide budgétaire. Mais le président est resté sourd aux appels internes et internationaux. Il a annoncé qu’il ne céderait pas à la pression de la communauté internationale qui brandit la menace de sanctions contre son pays s’il organise, comme prévu, un référendum pour rester au pouvoir. « On veut que je recule parce que l’opinion internationale veut que je le fasse, mais je ne le ferai jamais ! », a-t-il affirmé à la télévision d’Etat. « Je n’entends pas que quelqu’un me mette des freins pour m’empêcher d’atteindre l’objectif utile au peuple nigérien », a-t-il prévenu, soulignant qu’il n’était pas venu au pouvoir « pour servir l’opinion internationale ». Pour lui, le Niger doit rester un Etat « indépendant et souverain ». Toujours à la télévision, le chef de l’Etat avait expliqué que c’était à la demande du peuple qu’il avait convoqué pour le 4 août un référendum sur une nouvelle Constitution devant lui permettre de rester au pouvoir après la fin de son mandat en décembre.

Selon la Constitution actuelle, il doit céder le pouvoir le 22 décembre, au terme de son deuxième quinquennat consécutif, mais il veut faire adopter une nouvelle Constitution pour rester en place jusqu’en 2012 et pouvoir ensuite se représenter autant qu’il le souhaite. Ce projet a plongé le pays dans une sérieuse crise politique. Pour permettre la tenue du référendum, M. Tandja a dissous le Parlement puis la Cour constitutionnelle, a modifié le code électoral et s’est arrogé des « pouvoirs exceptionnels » pour gouverner seul par décrets et ordonnances.

L’opposition a dénoncé « un coup d’Etat » et entend « user de tous les moyens légaux » pour empêcher le référendum. Elle a fait appel à la communauté internationale et aux pays voisins pour faire reculer le président. Une délégation de l’Onu, de l’Union Africaine (UA) et de la CEdEao (Communauté Economique Des Etats d’Afrique de l’Ouest), s’est rendue à Niamey pour tenter de désamorcer la crise et exprimé « les vives préoccupations de la communauté internationale ». La CEdEao, dont le Niger est membre, a déjà brandi la menace de sanctions allant jusqu’au blocus économique et à l’isolement diplomatique.

Hicham Mourad

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