Al-Ahram Hebdo,Invité | Claudio Patchivico
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 Semaine du 13 à 19 mai 2009, numéro 766

 

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Le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, s’est réuni mardi à Charm Al-Cheikh avec le président Hosni Moubarak en présence de plusieurs ministres des deux gouvernements. Une rencontre destinée à renforcer la coopération bilatérale. L’ambassadeur italien au Caire, Claudio Patchivico, fait le point.

 

« Un intérêt particulier sera accordé au transfert de la technologie et à la coopération industrielle »

 

Al-ahram hebdo : Quels étaient les objectifs de la visite du premier ministre italien en Egypte ?

Claudio Patchivico: La réunion tenue entre les gouvernements des deux pays à Charm Al-Cheikh est venue consolider les étroites relations entre l’Egypte et l’Italie. La présence du président égyptien, Hosni Moubarak, et du premier ministre italien, Silvio Berlusconi, en plus de près de 20 ministres des deux côtés est une preuve évidente de l’intérêt accordé à cet événement annuel important. Nous sommes convaincus de notre capacité de réitérer le succès réalisé par le premier sommet bilatéral tenes relations entre l’Italie et l’Egypte sur les plans politique, économique et culturel ?

— Je n’hésite pas à qualifier les relations entre l’Egypte et l’Italie d’extraordinaires. En effet, ce sont des relations privilégiées. Sur le plan politique, ce sommet est l’expression de la coopération étroite et du partenariat stratégique entre les deux pays. La preuve en est que l’Italie n’organise de telles réunions qu’avec trois ou quatre partenaires au niveau mondial. La coordination qui existe au niveau gouvernemental existe également entre les organismes parlementaires des deux pays. Le succès réalisé par l’accord de la tenue de rencontres annuelles n’est pas le fruit du hasard. Ceci a commencé par la rencontre du président du Conseil des députés italien, Jianfranco Vini, avec le président de l’Assemblée du peuple égyptien, le Dr Fathi Sourour, durant les derniers mois ici au Caire. C’est ainsi qu’un accord a été conclu pour la tenue du sommet bilatéral annuel signé par le président du Sénat italien, Esquivani, et son homologue égyptien, Safouat Al-Chérif.

Dans le secteur commercial, l’Italie est le premier partenaire commercial de l’Egypte au niveau des pays du l’Union européenne et le second au niveau mondial après les Etats-Unis. Les statistiques de 2008 indiquent que malgré la crise économique mondiale, les échanges économiques entre les deux pays ont augmenté de 35 % et se sont multipliés durant les deux dernières années pour atteindre 5,3 milliards de dollars. Les investissements italiens en Egypte se sont aussi multipliés durant les deux dernières années pour atteindre plus de 8 milliards d’euros. Ce sont des résultats exceptionnels vu la crise économique mondiale.

Dans le domaine culturel, l’année 2009 a été appelée l’année des sciences et de la technologie entre l’Egypte et l’Italie. Dans ce contexte, de nombreuses activités culturelles sont organisées dans les deux pays. Ceci reflète l’intérêt accordé à ce domaine. Les deux parties s’accordent sur l’importance des sciences et de la culture dans le développement des peuples et des pays. Elles sont aussi convaincues que ces domaines sont capables d’unir les différents pays au nom du développement humain et culturel. Ces initiatives s’étendent sur 12 mois en Italie et en Egypte et œuvrent à collecter les meilleures recherches dans les deux pays dans les divers domaines. Dans ce contexte, permettez-moi d’utiliser l’expression du président de la République, Giorgio Napolitano, au cours de sa visite en octobre dernier en Egypte. Cette expression représente le véritable état des relations entre les deux pays : « Ces deux pays sont à l’origine deux des plus grandes civilisations apparues sur les rives de la Méditerranée ».

— Face à la crise économique mondiale, quel type de coopération est-il envisagé entre l’Italie et l’Egypte ?

— Au niveau politique, en plus de ces rencontres bilatérales entre les deux gouvernements, la coopération institutionnelle entre les deux Conseils parlementaires a été renforcée. Au niveau commercial et à l’occasion de la tenue du sommet, le plan d’action relatif au commerce et à l’industrie sera renouvelé. L’Italie et l’Egypte envisagent de renforcer et de consolider le partenariat stratégique dans tous les secteurs. De nouvelles conventions bilatérales seront signées durant le sommet (21 accords dans les domaines de la coopération pour le développement, la protection de l’environnement, l’enseignement, la recherche, la culture et le développement économique). Il est vrai que la crise mondiale a obligé tous les pays à prendre des mesures sérieuses et sévères, cependant notre gouvernement est convaincu que la coopération est le meilleur moyen de contrer ses effets négatifs et d’encourager de nouvelles formes de développement.

— L’Egypte a toujours souhaité plus d’investissements italiens dans les différents domaines économiques. Qu’y aura-t-il de nouveau dans ce domaine ?

— L’Italie accorde une grande importance à l’Egypte en sa qualité de partenaire stratégique dans les divers domaines économiques, industriels et commerciaux. L’accord du Plan d’action égypto-italien 2009-2011, ratifié au Caire par les deux ministres Rachid et Scayola en mars dernier, a été signé au cours du sommet bilatéral. Cet accord important représente une modernisation du plan d’action signé en 2005. Ce plan avait joué un rôle important dans l’orientation et la consolidation de la coopération stratégique entre les deux pays dans le domaine économique. Le nouveau document accorde un intérêt particulier aux principaux aspects des relations économiques bilatérales comme le transfert de la technologie, le renforcement de la coopération industrielle ...

En comparaison à 2005, un plus grand intérêt sera accordé aux questions relatives à l’énergie, à la construction, aux télécommunications, comme c’est le cas de la coopération dans la région euro-méditerranéenne, surtout pour ce qui est du projet du Passage vert et de l’énergie renouvelable.

— L’Italie fait face aux problèmes de l’immigration illégale. Où en est la coopération dans ce domaine ?

— L’Italie œuvre avec l’Egypte depuis l’an 2000 pour organiser et augmenter l’immigration légale des jeunes Egyptiens vers l’Italie. Ces initiatives sont exécutées à travers des stages de formation pour les jeunes Egyptiens et des projets à même de faciliter le processus de transfert de la main-d’œuvre pour palier le manque de main-d’œuvre dans les entreprises italiennes selon le principe de l’offre et de la demande.

Pour encourager l’immigration légale, un accord a été signé en 2006 relatif au travail et à l’immigration de la main-d’œuvre entre les deux pays. Cet accord permet à l’Egypte de bénéficier, entre autres, du plus grand quota de main-d’œuvre immigrée.

L’engagement de l’Italie vise d’une part à coopérer dans le domaine de la lutte contre toute forme de trafics humains et d’autre part à donner l’occasion aux Egyptiens qualifiés de parvenir de manière légale au marché du travail en Italie.

— Les immigrés arabes en Europe et en Italie sont victimes de xénophobie. Comment envisagez-vous la solution à ce problème ?

— L’intégration est un problème compliqué qui nécessite du temps et des efforts permanents. Connaître l’autre et accepter son mode de vie et sa culture sont des questions sensibles qui représentent l’un des plus grands défis de notre époque.

De ce point de vue, nos pays sont des modèles de réussite, car ils résultent de civilisations proches où l’immigration a engendré des traditions ancrées. La communauté italienne en Egypte en est la preuve évidente.

— L’Egypte souhaite rejoindre le groupe G20. Quelle est la position de l’Italie ?

— En sa qualité de président de la session actuelle du G8, et en considération du rôle stratégique que joue l’Egypte dans la région dans le cadre du partenariat stratégique, des intérêts conjoints et de la vision politique, l’Italie a décidé de faire participer l’Egypte dans le groupe des pays émergeants. Depuis le début de l’année, de nombreux ministres égyptiens ont participé avec succès aux réunions du G8 et ont présenté des contributions importantes.

Propos recueillis par Magda Barsoum

 




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