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 Semaine du 4 à 10 mars 2009, numéro 756

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Wahid Abdel-Méguid
 


Edito

Béchir dans le collimateur

Durcir le régime ou jouer l'apaisement ? Le Soudan prépare sa réponse à un éventuel mandat d'arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI) contre le président Omar Al-Béchir pour son rôle présumé dans le conflit au Darfour qui date de sept ans.

La CPI a fait taire les rumeurs en fixant à ce mercredi 4 mars sa décision d'émettre ou non un mandat d'arrêt contre M. Béchir, comme l'avait réclamé en juillet son procureur Luis Moreno-Ocampo. Ce dernier a accusé le président soudanais de crimes de guerre contre l'humanité et d'être l'architecte d'un génocide au Darfour, région de l'ouest du Soudan, théâtre d'un conflit complexe à l'origine de 2,7 millions de déplacés et d'un nombre de morts évalué à 300 000 par les Nations-Unies et 10 000 par Khartoum.

Khartoum ne reconnaît pas la CPI, mais accuse ce tribunal d'être un instrument politique de puissances étrangères voulant « déstabiliser » le plus grand pays d'Afrique. Des manifestations sont prévues, au cas où un mandat d'arrêt serait émis, à proximité des ambassades des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France, trois membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu qui s'opposent à la suspension des procédures légales contre Omar Al-Béchir. Une suspension d'un an a été en revanche réclamée par la Ligue arabe et l'Union africaine.

Des manifestants avaient scandé « mort à Ocampo » en juillet dans les rues de Khartoum et déversé leur fiel sur les étrangers sans toutefois commettre d'actes de violence. La radio, la télévision et les journaux locaux soutiennent, depuis des mois, le président dans son combat contre cette cour. Les pro-CPI et l'opposition politique devront clairement adopter un profil bas, ont prévenu les autorités. L'influent chef des services de renseignements, Salah Gosh, a menacé de « couper la main à celui qui tentera de contribuer à la mise en œuvre de la décision de la CPI contre le président Béchir », arrivé au pouvoir en juin 1989 grâce à un coup d'Etat soutenu par l'intelligentsia islamiste.

Ce langage musclé voile toutefois un débat complexe au sein du Parti du Congrès National (PCN) de M. Béchir quant à l'attitude à adopter pour survivre au conflit avec la CPI. Il semble toutefois que la majorité au sein du parti soit en faveur d’une solution pragmatique. Pour y parvenir, Khartoum souhaite actuellement un accord de paix global avec les rebelles du Darfour, pour montrer sa bonne volonté à la communauté internationale.

 

 




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