Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Nour retrouve enfin la liberté
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 4 à 10 mars 2009, numéro 756

 

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Politique. Une de nos lectrices fait part de son étonnement après la libération surprise de l’opposant Aymane Nour, incarcéré depuis 2005. Pour elle, de nombreuses questions restent sans réponse. 

Nour retrouve enfin la liberté 

La semaine dernière, Aymane Nour, ancien chef du parti libéral Al-Ghad, a été libéré pour des raisons médicales, avant qu’il ne termine sa peine d’incarcération, sur décision du procureur général. Cela a été une surprise politique. On a lu dans la presse qu’Aymane Nour avait affirmé avoir été libéré sans accord préalable ni condition. Pour ceux qui ne savent pas qui est Aymane Nour, il s’agit de l’ancien chef du parti libéral Al-Ghad, condamné en 2005 à 5 ans de prison pour avoir falsifié les documents de création de son parti. Un verdict qui a été qualifié de politique et visant à le sanctionner pour avoir voulu rivalisé avec le président Moubarak aux élections présidentielles de 2005.

Il s’était livré à de fortes critiques contre le chef de l’Etat et a dénoncé son plan de transmission héréditaire du pouvoir.

Pendant son séjour en prison, Aymane Nour a adressé en août 2008 un message au candidat démocrate Barack Obama, l’appelant à soutenir les droits de l’homme dans le monde arabe. Et on découvre qu’Aymane Nour a été libéré après la dernière visite du ministre des Affaires étrangères égyptien à Washington. Cela pose beaucoup de questions : Est-ce que la libération pour des raisons médicales nécessite-t-elle une intervention politique ? Est-ce que l’Egypte veut prouver qu’elle gère brillamment le dossier des droits de l’homme ? Quel sera l’avenir politique d’Aymane Nour ? Surtout qu’il a déclaré qu’il se présenterait probablement aux prochaines élections présidentielles ... Tout le monde attend des réponses.

Galila Al-Qady,
Al-Cheikh Zayed. 

Des vies perturbées  

Organiser une grève pour réclamer son droit est devenu aujourd’hui la règle. On a vu récemment plusieurs grèves tenues par différentes catégories professionnelles. Il y a eu par exemple la grève des fonctionnaires des impôts fonciers qui a duré une quinzaine de jours. On a aussi assisté à une grève des chauffeurs des microbus qui voulaient manifester leur refus contre l’application contraignante du code de la route. Récemment, les pharmaciens ont lancé une grève qui a duré deux jours. Ces derniers ont fermé leurs pharmacies sans tenir compte des malades dans le besoin d’acheter des médicaments, notamment ceux qui souffrent des maladies chroniques. Et, pour finir, les avocats ont décidé de faire grève pour dénoncer la récente décision du ministère des Finances d’augmenter les frais des procédures judiciaires.

Je ne suis pas contre ce choix de faire grève. Je sais bien que la Constitution l’autorise et a permis leur organisation, car c’est la preuve qu’il y a une démocratie dans le pays. Mais, je suis aussi pour le fait de ne pas perturber la vie des citoyens ou provoquer des désagréments de toutes sortes qui peuvent être graves pour certains d’entre nous.

Bassem Al-Zeini,
Hélouan. 

Démographie et pauvreté : même combat  

Les estimations les plus récentes des organisations internationales disent qu’entre plus d’un demi-milliard et un milliard de personnes de la population mondiale vivent en dessous du seuil de pauvreté, et que 90 % d’entre eux vivent dans les pays pauvres à forte densité de population où le taux de natalité est très élevé ! Le danger qui menace l’humanité n’est pas seulement la prolifération nucléaire, il est aussi celui de l’explosion démographique. La vérité est que ce danger n’est plus nouveau, ses implications sont apparues clairement depuis le début de la deuxième moitié du siècle dernier, sous la forme de l’augmentation de l’immigration clandestine des pays pauvres du Sud vers le Nord riche.

De plus, dans les pays du Sud, quand on est malade et pauvre en même temps, on ne peut pas bénéficier des services de santé ni avoir accès à des médicaments. D’autre part, les jeunes démunis ne trouvent pas facilement de logements.

Ainsi, la pauvreté engendre toutes sortes de complications, et il est de ce fait urgent de remettre le problème de la démographie en tête des préoccupations de nos dirigeants pour assurer à nos générations du Sud un avenir digne.

Ossama Badawi,
Nouveau Caire.

Nouvelle page 

Les élections du club des Juges du Caire, qui ont eu lieu la semaine dernière, ont fini par la victoire du courant gouvernemental face au courant des réformistes qui demandaient l’indépendance du pouvoir judiciaire et s’opposent au ministre de la Justice. Le nouveau président élu a annoncé que ce nouveau mandat n’aurait aucune relation avec la politique et ouvrirait une nouvelle page avec le ministre de la Justice. En fait, ces élections ont fait apparaître les divisions entre les juges et le recul du courant réformateur. J’espère que cette division n’influera pas sur l’indépendance du juge.

Yasser Hassan,
Le Caire. 

Remodeler l’image de la capitale 

Tout d’abord, je salue l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui nous permet d’exprimer franchement nos opinions. Je voudrais donc parler du Caire, capitale de l’Egypte, qui mène une vie misérable avec des embouteillages partout, et un nuage de pollution couvrant le ciel de la ville. Cela en plus de la pollution sonore et visuelle.

La situation de notre capitale est incroyable et les jours prochains deviendront insupportables avec l’augmentation de la population : au-delà de 100 millions d’habitants prévus en Egypte en 2020, tous autant négligeants et irresponsables les uns que les autres. Nous devons changer nos comportements envers notre capitale et vouloir protéger notre pays. Quand je vois la capitale d’un pays européen, et même d’un pays du Golfe, je suis déçu et déprimé. Je me pose une question : l’image de notre capitale va-t-elle changer un jour ? Si oui, quand et comment ? Et par qui ? Est–ce que nous avons la capacité de rendre la capitale plus moderne, propre, et jolie aux yeux du reste du monde ? La ville du Caire mérite fortement une attention particulière de tous les responsables.

Hossam EL Sayed,
Al-Arich. 

Arrêtons cette fuite en avant 

La lecture de l’article du grand journaliste Ibrahim Issa, intitulé « Le dragon et l’éléphant » dans le journal Al-Dostour, me pousse à m’exprimer dans vos pages. Je voudrais d’abord signaler que je suis une grande admiratrice de ce journaliste qui s’intéresse aux grands problèmes de la société et de notre planète. Dans l’article auquel je fais référence, il compare l’Inde à un éléphant et la Chine à un dragon. Il y évoque les crises affrontées par ces deux pays et comment ils ont pu en sortir et je pense que leurs problèmes ne sont pas si éloignés des nôtres. J’aimerais donc répondre à cette question embarrassante et révéler la cause de cette continuelle détérioration de l’état de notre pays. Car, à mon avis, tous nos problèmes sont dus à la corruption qui règne de manière flagrante dans tous les secteurs de notre vie quotidienne. Si nous ne regagnons pas un minimum de conscience, cette fuite en avant ne sera pas arrêtée. Alors, ayons au moins un peu de pitié pour notre pays, sauvons-le de la perte qui le menace. Dieu ne changera pas l’état des gens avant qu’ils ne se changent pas eux-mêmes.

Ghada Hussein,
Al-Tagammoe Al-Kames.

 




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