Al-Ahram Hebdo,Arts | Un musée de l'imaginaire
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 4 à 10 mars 2009, numéro 756

 

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Arts

Exposition. Rassemblement 2009. Un groupe d'artistes présentent ensemble des œuvres qui, en dépit de leurs variétés, se distinguent par une vision souvent insolite du monde. 

Un musée de l'imaginaire 

Ils ont donné à leur exposition un titre suggestif : « Rassemblement 2009 ». Ils sont 14 d'âges différents, et surtout, chacun a son style distinctif, sa palette, sa discipline, peinture, photographie, collage, installation. Le photographe Wageh George explique que dans cette aventure, il s'agit d'un groupe d'amis qui ont pensé à exposer ensemble sans qu'il n'y ait entre eux une sorte d'unité. Ce sont des artistes qui tiennent à leur individualité et c'est cette diversité qui fait la richesse de cet événement. Ce n'est pas la première fois que Omar Al-Fayoumi, Moustapha Khalil, Chérif Abdel-Badie et Gamil Shafik, pour n'en citer que quelques-uns, participent à la même exposition. C'est un esprit qu'ils ont, d'être ensemble tout en mettant en valeur ce qu'il y a de plus profond en eux-mêmes. L'art n'est-il pas une quête de soi qu'on extériorise ? Il est aussi, et sans qu'il y ait contradiction, une manière de voir les autres à sa façon évidemment.

Wageh George, réalisateur et photographe, vit entre l'Egypte et la Suisse. Son originalité réside dans sa manière de photographier ses modèles avec un arrière-plan fait d'affiches ou de texture murale. En fait, ce qu'il démontre c'est le rapport entre le personnage et son cadre qui renvoient l'un à l'autre.

En passant entre les salles de l'Atelier du Caire où se tient cette présentation, on va d'un monde à un autre. Et parfois d'une époque à une autre. Le peintre Omar Al-Fayoumi est fidèle à ses portraits du Fayoum, un thème qu'il traite depuis 1997. Ces portraits ne sont-ils pas une expression de l'éternité ? Pour lui, ces images qui extériorisent la tristesse de la mort sont celles de figures à majorité égyptiennes. Elles sont de tous les temps. De cette tristesse, on passe à une vision du monde qui est un peu énigmatique. Un rébus en quelque sorte. Gamil Shafik rassemble dans un cadre des extraits d'anciens œuvres, dont cette présentation en synthèse est faite d'une philosophie de l'absurde. Un monde à part. C'est d'ailleurs une idée qui reste fondamentale. Cette vision qu'ont les artistes du monde. Avec assemblage ironique, Pierre Sioufi dans Le Caire 2020 évoque une image clownesque. Dina Al-Gharib, dans ses collages, est-elle aussi ludique ? Elle penche pour la variété.

Dans un esprit et un style différents, Adel Wassily, photographe, et Suzanne El Masry, spécialiste de joaillerie, présentent une œuvre qui est dans le genre installation. 118 photos dans un cadre métallique représentent des gens de tous les jours sous une emblématique poésie calligraphiée du poète Al-Sahrawardi, un appel à l'amour, à l'autre, à la rencontre entre ces humains. Un hommage, ou plutôt une sympathie leur est rendue.

Un vrai musée de l'imaginaire que présente ce groupe d'artistes.

Ahmed Loutfi

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Gathering 2009,

Atelier du Caire

jusqu'au vendredi 6 mars,

de 10h à 13h et de 17h à 22h.

Sauf le vendredi, de 17h à 22h.

 




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