Al-Ahram Hebdo, Opinion | Le monde face à l’effet de serre
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 Semaine du 30 décembre 2009 au 5 janvier 2010 2009, numéro 799

 

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Opinion
 

Le monde face à l’effet de serre

Attiya Essawi

23 millions d’habitants de l’Est de l’Afrique affrontent le danger de la mort due à la famine à cause de la sécheresse qui a entraîné la mort de 1,5 million de têtes de bétail, desquelles dépendait la vie de ces habitants. De plus, la moitié des habitants des pays subsahariens souffrent de malnutrition. De nombreux pays du continent noir sont exposés aux dangers de la désertification et de l’inondation à cause des changements climatiques causés par le phénomène de l’effet de serre. Cependant, une large polémique a eu lieu pendant la conférence sur le climat de Copenhague sur les taux de réduction d’émission des gaz à effet de serre que chaque Etat doit respecter. Cette polémique a également touché les sommes allouées par les pays en développement afin de participer au maintien de l’augmentation des températures de la Terre. En fin de compte, ils se sont mis d’accord sur une somme de 30 milliards de dollars sur les trois prochaines années pour atteindre 100 milliards de dollars avec l’avènement de l’année 2020. Or, tout ceci a été conclu dans le cadre d’un accord non contraignant qui ne détermine pas les taux d’aides qui doivent être attribuées à l’Afrique.

Selon les estimations du Fonds mondial pour la nature, l’Afrique a besoin d’une somme allant entre 10 et 40 milliards de dollars par an pour affronter les crises résultant de l’effet de serre. L’Afrique ne peut assurer ces sommes sans l’aide des pays riches qui ont usurpé les richesses des pays africains pendant les années d’occupation et grâce auxquelles ils ont fondé leur révolution industrielle. C’est cette révolution industrielle qui a ensuite causé des catastrophes climatiques, même si les pays du continent noir, aujourd’hui extrêmement menacés, n’ont pas contribué à ces catastrophes. En Egypte par exemple, 20 % de la superficie des terres du Delta sont menacés de disparition, ce qui engendrera l’évacuation de 8 millions de personnes à cause d’inondations. Et ce au cas où le niveau de l’eau de mer connaîtrait une hausse d’un mètre à cause de la fonte des glaciers dans les deux pôles résultant de la hausse de température, alors que l’Egypte ne contribue que par 1 % à l’effet de serre. Au moment où l’Egypte et l’Afrique du Sud sont considérées comme les 2 uniques pays industriels dans le continent. Et bien qu’il soit tout à fait logique que « qui cause des dégâts doit les réparer », l’Egypte et l’Afrique du Sud ont tenté de se dérober à leurs responsabilités et n’ont accepté ni la baisse des taux d’émission de gaz ni la contribution par les sommes fixées pour aider les pays pauvres qui ont accusé des dégâts.

Il semble que le fait que les Etats développés possèdent la technologie moderne les protégeant contre l’inondation les a encouragés à poursuivre la polémique afin d’acquérir un maximum de profits. Or, les catastrophes climatiques qui ont doublé au cours des 20 dernières années, selon l’Organisation internationale de l’immigration, comme les tempêtes, la sécheresse, les inondations et l’incendie des forêts que les Etats développés ne peuvent pas empêcher, les obligent à assumer leur responsabilité pour sauver leur peau et sauver les autres.

Par exemple, les Etats-Unis, à eux seuls, contribuent à 20 % à ce phénomène. Et il en est de même pour la Chine. Donc, le fait que chacun d’eux participe avec un taux équitable au remède de la situation (600 milliards de dollars sur un délai de 20 ans) n’est pas grand-chose à côté des trillions de dollars qui ont été dépensés pour affronter la récente crise de l’effondrement des banques et des compagnies d’assurances sur l’immobilier.

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