Al-Ahram Hebdo, Voyages | Des risques en tous genres
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 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

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Caire Islamique. Incendies, vols, agressions, les monuments islamiques restent la proie à de multiples dangers. 

Des risques en tous genres 

Dar Al-Kotob (la bibliothèque nationale), Al-Mossaferkhana et le Conseil consultatif seront-ils les derniers bâtiments d’une grande importance historique à être détruits par un incendie ? Pour répondre à cette question, le ministère de la Culture entame un grand projet pour le recensement des bâtiments historiques en Egypte pour les assurer contre les incendies. Cette décision est en fait une réaction à la suite du grand incendie qui a ravagé dernièrement le bâtiment du Conseil consultatif. « Le problème est que la plupart des bâtiments historiques ne peuvent pas supporter le système d’auto-alarme et d’auto-extinction contre les incendies. En fait, ce système se base sur l’existence de grandes citernes en haut de ces bâtiments qui travaillent automatiquement en cas d’incendie. Le bâtiment du Conseil consultatif par exemple n’aurait pu supporter de telles citernes », explique Farouk Hosni, ministre égyptien de la Culture. Le ministère cherche actuellement d’autres alternatives pour assurer les bâtiments historiques comme l’existence de beaucoup d’extincteurs d’incendie en plus de l’entraînement de 25 % des cadres travaillant dans ces bâtiments sur leur utilisation et leur initiation aux différentes étapes de la défense civile pour pouvoir lutter contre les incendies dès leur déclenchement. « On ne réagit de telle manière qu’à la suite de chaque catastrophe pour contenir la rage de l’opinion publique. Où était le ministère de la Culture depuis l’incendie de Dar Al-Kotob ou même bien avant lors du grand incendie qui a complètement démoli Al-Mossaferkhana », s’exclame Mokhtar Al-Kassabani, professeur d’archéologie à l’Université du Caire.

« Le problème des monuments historiques, surtout islamiques, ce sont les agressions dont ils souffrent de la part des vendeurs de légumes et de fruits ou même de prêt-à-porter qui ont transformé les façades de la plupart des bâtiments islamiques en boutiques. C’est une agression double en raison des probabilités d’incendie dans ces bâtiments fabriqués en général en bois. Ces gens utilisent des bouteilles de gaz dans leurs boutiques et peuvent ainsi causer des catastrophes », explique Abdel-Halim Noureddine, professeur d’archéologie à l’Université du Caire. Les choix proposés par le ministre de la Culture pour assurer les bâtiments historiques contre des incendies pourront mettre fin à cette série de catastrophes irrémédiables qui risquent de nous faire perdre des bâtiments d’une grande valeur historique qui racontent une partie importante de l’histoire de l’Egypte.

Dalia Farouk

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