Al-Ahram Hebdo,Monde Arabe | Rabah Mehanna, « Il y a toujours une partie qui met les bâtons dans les roues » 
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

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Palestine. Rabah Mehanna, membre du bureau politique du FPLP, s’exprime sur la situation politique interne et les chances du dialogue interpalestinien. 

« Il y a toujours une partie qui met les bâtons
 dans les roues »
 

Al-Ahram Hebdo : Malgré les efforts égyptiens et arabes, le dialogue interpalestinien n’a toujours pas abouti. Peut-on parler de blocage et y a-t-il un délai fixé pour parvenir à un résultat ?

Rabah Mehanna : Même si les résultats se font toujours attendre, nous avons noté un véritable sérieux au cours de nos rencontres avec les responsables égyptiens qui déploient d’énormes efforts pour la réussite du dialogue et qui ont mobilisé une position arabe importante en gagnant le soutien de l’Arabie saoudite, du Yémen et de la Syrie. Les responsables égyptiens qui parrainent ce dialogue ont déterminé un délai allant d’un mois et demi à deux mois pour formuler une vision qui prépare la voie à un dialogue interpalestinien qui devra durer plusieurs jours.

— Quels sont les points sur lesquels il y a accord et ceux sur lesquels il y a désaccord ?

— Nous avons discuté avec les responsables égyptiens de différentes questions. Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que le dialogue doit se baser sur le document d’entente nationale et l’accord du Caire de 2005. Il a été également conclu que l’objectif du dialogue est de mettre fin aux dissensions internes et de former un gouvernement d’entente nationale qui sera chargé de 2 missions. Premièrement, unir les institutions palestiniennes et deuxièmement préparer des élections présidentielles et parlementaires. Concernant ces élections, il s’agira d’un scrutin par liste. Nous nous sommes également mis d’accord sur la nécessité de restructurer les services de sécurité.

Cependant, les avis ont divergé autour de la question de l’envoi de forces arabes à Gaza, car une telle solution peut engendrer de nombreux risques. Nous avons donc proposé la formation d’un conseil palestinien de sécurité nationale chargé de réformer les appareils de sécurité palestiniens en collaboration avec des experts arabes.

— Quel rôle pourrait assumer le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) dans le dialogue interpalestinien dans le contexte du différend entre le Hamas et le Fatah ?

— Tous les points proposés dans le dialogue national sont des initiatives du FPLP puisque nous agissons non en tant que médiateur, mais en tant que partie concernée qui propose un point de vue national loin de tout compte personnel. La seule chose qui compte est l’intérêt national.

— Il a été dit que l’Egypte et la Ligue arabe tendent à contraindre le Fatah et le Hamas à accepter des propositions déterminées afin de régler la crise. Qu’en est-il ?

— Dans nos rencontres avec les négociateurs égyptiens et de la Ligue arabe, nous avons en effet noté une tendance arabe allant dans cette direction. Une série de propositions sera exposée et les parties concernées devront les accepter toutes ou les refuser toutes. Je pense que le Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères donnera à l’Egypte la prérogative de soumettre ces propositions. L’Egypte et la Ligue arabe exercent de fortes pressions sur toutes les parties pour la réussite du dialogue.

— Pensez-vous que le Hamas est prêt à faire des concessions ?

— Nos confrères du Hamas commettent parfois certaines erreurs. Cela dit, il existe au sein du mouvement des personnes qui sont conscientes de l’intérêt national. Et notre rôle, ainsi que celui des Arabes, est d’encourager ces personnes pour revenir à la table des négociations.

— Mais la crise risque de s’accentuer notamment après les récentes déclarations des deux parties au sujet de l’échéance de janvier prochain. Est-il possible que Mahmoud Abbass soit prêt à trancher toutes les questions suspendues avec le Hamas avant la fin de son mandat ?

— Suite à nos rencontres avec les différentes parties, nous avons ressenti beaucoup de sérieux chez Abbass. Mais le problème c’est qu’il y a toujours parmi les négociateurs une partie qui met les bâtons dans les roues et on se retrouve ainsi toujours à la case départ.

— Vous avez récemment fait des déclarations hostiles envers le Hamas. Y a-t-il une crise entre le Hamas et le FPLP ?

— Mes déclarations ne sont pas hostiles. J’ai tout simplement critiqué les propositions faites par le dirigeant du Hamas Mahmoud Al-Zahar lors d’une conférence populaire à Rafah. Il avait alors déclaré que c’était à partir de Gaza que devait se lancer le projet islamique et c’est une erreur grave.

— Certains estiment que la restructuration de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) devrait passer avant la réconciliation entre le Fatah et le Hamas. Quel est votre avis ?

— Il s’agit en effet d’une question importante qui a été largement discutée lors des rencontres avec les responsables égyptiens. Je pense que le président Mahmoud Abbass a entravé l’application de l’accord du Caire de 2005 qui abordait principalement la question de la restructuration de l’OLP. C’est là l’une des causes de la tension qui règne sur la scène politique palestinienne. En effet, la restructuration de l’OLP et le renforcement de son rôle en tant que représentant légitime et unique du peuple palestinien sont une nécessité pressante.

Propos recueillis par Achraf Aboul-Hol 

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