Al-Ahram Hebdo, Egypte |
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

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Egypte

Diplomatie. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a effectué cette semaine une visite de deux jours au Caire. Il s’est entretenu avec le président Hosni Moubarak et avec son homologue égyptien, Ahmad Aboul-Gheit, sur plusieurs dossiers. Interview. 

« Barcelone est la mieux placée pour accueillir le siège de l’UPM »  

Al-Ahram Hebdo : Vous êtes actuellement au Caire pour des entretiens avec le président Moubarak et votre homologue égyptien Ahmad Aboul-Gheit, pouvez-vous nous parler de la teneur de vos entretiens ?

Miguel Angel Moratinos : L’Egypte, comme vous le savez, assume actuellement et pendant deux ans la présidence (du côté arabe) du Processus de Barcelone : Union Pour la Méditerranée (UPM). C’est dans cet esprit que j’ai tenu à présenter au président Moubarak et au ministre Aboul-Gheit la candidature espagnole pour que Barcelone devienne le siège du secrétariat du Processus de Barcelone : l’UPM. Je sais qu’il y a d’autres candidatures présentées, mais j’ai voulu surtout rassurer nos amis égyptiens en leur disant que l’Espagne veut atteindre un consensus pour que la candidature de Barcelone ne soit pas prise comme dirigée contre d’autres pays candidats. Notre candidature a une légitimité politique, historique et géographique et nous considérons que c’est la ville la mieux placée pour accueillir, dans un esprit de partenariat entre le Nord et le Sud, le siège de ce qui va être l’UPM. Et nous travaillerons avec toutes les parties arabes pour parvenir à un consensus sur cette question.  

— Comment évaluez-vous l’état actuel des relations égypto-espagnoles ?

— Nos relations bilatérales sont excellentes, notamment depuis la dernière visite d’Etat, en Egypte de leurs Majestés, le roi et la reine d’Espagne en février dernier. Elle a été marquée par la signature d’un traité d’amitié et de coopération entre les deux pays, ce qui doit porter leurs relations à un niveau supplémentaire. La coopération économique et financière est très bonne, les investissements espagnols en Egypte ont augmenté, les échanges commerciaux aussi et les contacts entre les différents ministères sont de plus en plus importants.

— Le président Zapatero qui en est à la cinquième année à la tête du gouvernement n’a pas encore visité l’Egypte  ... 

— Nous avons également discuté de cela, parce qu’en effet, nous sommes en train de préparer cette visite et le voyage que je fais en Egypte vise en partie à préparer cet événement. Nous avons encore le temps ...

— Lors du sommet de juillet à Paris, il a été question d’une coopération entre l’Egypte et l’Espagne dans le domaine de l’alimentation. De quoi s’agit-il exactement ?

— Le président Zapatero a proposé, et nous avons discuté de cela avec nos amis égyptiens, que dans le cadre du Processus de Barcelone : l’UPM, l’Egypte et l’Espagne prennent des initiatives visant à garantir ce qu’on appelle la « sécurité alimentaire en Méditerranée ». Ce qui signifie concrètement aider les pays qui ont une vocation, une expérience agricole et des capacités importantes de production alimentaire à établir un certain mécanisme pour contribuer à ladite sécurité alimentaire dans les pays de la Méditerranée. Et nous allons travailler au cours des prochains mois pour mettre en application cette décision politique.

— Qu’en est-il de l’initiative de l’Alliance des civilisations, lancée par l’Espagne et adoptée par les Nations-Unies ?

— Nous aurons lors de l’Assemblée générale à New York l’occasion de réunir à nouveau le groupe des amis de l’Alliance des civilisations, formé par les 80 pays qui ont adhéré à l’initiative. Aussi, lors de ma dernière rencontre, il y a deux jours à Madrid, avec le Haut Représentant des Nations-Unies pour l’Alliance des civilisations, le président Sampaio, nous avons évoqué le suivi et l’application de cette initiative. L’Espagne a adopté un plan national de l’Alliance des civilisations et nous aimerions que tous les pays puissent en faire de même. On aimerait aussi inscrire l’Alliance des civilisations comme étant l’un des piliers des Nations-Unies avec les droits de l’homme et l’aide au développement. Parce qu’il nous manque effectivement ce pilier sociopolitique pour les cultures et les civilisations. Et c’est dans ce contexte que nous allons travailler pour installer l’Alliance des civilisations au sein des Nations-Unies.

Propos recueillis par Randa Achmawi

 

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