Al-Ahram Hebdo, Economie | Toujours sur la pente ascendante
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Economie

Environnement des Affaires. Le rapport Doing Business 2009 de la Banque mondiale classe l’Egypte 114e sur 181 pays. Une position moins bonne qu’attendue, car différentes réformes introduites récemment n’ont pas été prises en compte. 

Toujours sur la pente ascendante 

Il n’a pas été facile pour les responsables de digérer les résultats du rapport annuel Doing Business, publié la semaine dernière par la Société financière internationale (IFC), organisation affiliée à la Banque Mondiale (BM) : certains d’entre eux avaient prévu l’année dernière que l’Egypte se retrouverait en dessous de la barre des 100 premiers, mais le rêve n’a pas été réalisé.

Selon le rapport, l’Egypte a en effet grimpé de seulement 12 places par rapport à l’année dernière, occupant la 114e position sur 181 pays examinés par le rapport. En 2007, elle a été classée 146e sur 175 pays. De plus, le rapport la classe en queue de liste des 10 pays réformateurs, alors qu’elle était en tête l’année dernière. Pour expliquer cela, Ziad Bahaeddine, ex-président de l’Organisme de l’investissement, explique que la course regroupe désormais de nouveaux champions : « L’apparition de pays ayant introduit plus de réformes nous a fait reculer. Toutefois, l’Egypte reste le seul pays à garder sa place dans les 10 premiers réformateurs pour la troisième année consécutive », se console Bahaeddine. Opinion partagée par Samir Radwane, auteur du rapport annuel sur la compétitivité en Egypte, qui explique que ce Doing Business classe les pays d’après le nombre de réformes introduites. « Or, la plupart des réformes menées ces deux dernières années ne sont entrées en vigueur qu’en 2008. Donc, elles n’ont pas été examinées par les auteurs du rapport », note-t-il.

L’Egypte est néanmoins encore absente d’autres domaines de réformes tels que l’exécution des contrats et la loi sur la liquidation des entreprises qui sera débattue en 2009. De plus, le classement de l’Egypte pourrait se détériorer davantage l’année prochaine suite à l’introduction d’un nouvel indicateur sur l’infrastructure. Enfin, il y a aussi la réglementation du travail, facteur d’une grande importance pour les hommes d’affaires, en particulier au niveau des procédures de licenciement. « Cela car des législations du travail plus libérales encouragent les sociétés étrangères à investir massivement. Cela leur donne plus de liberté pour se débarrasser de la main-d’œuvre non qualifiée, et se reflète sur l’activité économique », estime Dahlia Khalifa, co-rédactrice du rapport Doing Business, avant d’ajouter que les différents pays africains et arabes ne donnent pas d’importance aux réformes concernant les lois du travail. Samir Radwane explique de son côté qu’il sera très difficile de réaliser une progression en la matière, et cela pour des raisons sociales. « Ce qui m’importe est de protéger les droits des employés plutôt que de gagner deux points en plus dans l’indice. Nous sommes différents des pays voisins : le côté social est très important chez nous », commente-t-il.

 

Progression dans l’octroi de crédits

Le rapport Doing Business classe les pays selon dix indicateurs relatifs à la réglementation des affaires. Ceux-ci concernent les délais et coûts d’application de la réglementation nationale relative à la création, la mise en œuvre ainsi que la liquidation d’une entreprise, le commerce transnational, la fiscalité des entreprises et l’octroi de crédits. Selon le rapport, l’Egypte continue à améliorer de façon significative sa position dans le classement mondial quant à la facilité d’entamer des affaires, avec 6 réformes concernant les 10 indicateurs étudiés. Il s’agit notamment de la progression dans le domaine de l’octroi de crédits avec l’entrée en vigueur du crédit bureau (société IScore). Par ailleurs, le rapport met en valeur la poursuite des réformes entreprises par le gouvernement sur plusieurs fronts. Par exemple, il imposait un capital minimum pour la création d’une entreprise, un obstacle qui a été aboli. Un nouveau code du bâtiment a été adopté en 2008 pour réduire les délais et le nombre de procédures d’octroi de permis de construire en créant un guichet unique pour toutes les formalités. « Les fruits de cette loi ne seront recueillis que l’année prochaine », commente Ziad Bahaeddine.

Un progrès est aussi ressenti dans le domaine du commerce extérieur. Le rapport félicite la progression de l’Egypte qui occupe la première place en Afrique et la troisième au sein des pays de la Méditerranée, après la France et Israël. De même, dans ce domaine, elle occupe la 24e place sur les 181 pays du rapport. Cette forte progression est le résultat de la modernisation de ses ports. A titre d’exemple, le premier port du pays, celui d’Alexandrie, a été sujet d’une modernisation non seulement de l’infrastructure, mais aussi des procédures. Ces dernières ont été simplifiées, en réduisant les délais du dédouanement, celui de l’import est passé à 1 jour et celui de l’export à 3 jours.

Autant de pas positifs qui ne cachent pas la réalité selon laquelle, dans le contexte régional, l’Egypte reste largement à la traîne et a du mal à emboîter le pas à d’autres pays comme l’Arabie saoudite, qui figure dans les 25 premiers pays de la liste, à la 16e place. Israël est classé 30e, les Emirats arabes unis 46e, la Tunisie 73e et le Yémen qui a réussi à grimper plus de 15 points, figure à la 98e place (voir graphique). « Les pays du monde entier sont de plus en plus résolus à poursuivre leur programme de réformes qui favorisent l’activité économique », a déclaré Penelope Brook, directrice au bureau du vice-président de la Banque mondiale/IFC pour le développement financier et du secteur privé, ainsi que co-auteur du rapport avant d’ajouter que « les nouveaux entrants se tournent vers ceux qui ont antérieurement réformé leur réglementation des affaires. Ces réformes se multiplient également en Afrique, où de nombreux pays s’inspirent de l’exemple des pays africains les mieux classés ».

Progression
mesurée
 

Source : Banque mondiale 

Le classement de l’Egypte a gagné plusieurs places ces trois dernières années, pour passer de la 165e place en 2006 à la 146e en 2007 et à la 114e cette année. Toutefois, elle reste loin de pays voisins tels que l’Arabie saoudite qui occupe la tête des pays réformateurs suite à une série de nouvelles mesures appliquées dans les différents domaines.

Gilane Magdi

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.