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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

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Dossier

Circulation. Une association pour la sécurité routière tente de sensibiliser automobilistes et piétons et de sécuriser rues et autoroutes. Présentation.

Une question d’éthique

Il ne faut pas s’étonner si un jour en passant dans une des rues de la banlieue résidentielle de Maadi, l’on voit quelques enfants entre 6 et 15 ans, portant des gilets jaunes et accompagnés d’un agent de la circulation, arrêter votre véhicule et vous tendre un petit document marqué d’un signe routier. Ce sont des volontaires de l’Association égyptienne pour la sécurité routière. Il s’agit uniquement de l’une des activités lancées par ce groupe, fondé en 2004 suite à un colloque organisé par Mme Suzanne Moubarak sur les accidents de la route et durant lequel elle a proposé de créer une telle association qui aurait pour but de sensibiliser les citoyens aux règles et à l’éthique de la circulation. C’est alors qu’un groupe d’intellectuels et d’hommes d’affaires égyptiens ont décidé de se joindre à cet effort et de créer cette association à travers la quelle ils tentent de trouver des solutions pour réduire le nombre d’accidents. Comme l’explique Abdel-Aziz Al-Eguizi, membre du conseil d’administration de l’association, c’est un accident précisément qui a été l’élément qui a déclenché cette volonté impérative de créer ce groupe. Lorsque, il y a quatre ans, une voiture qui roulait à tombeau ouvert, c’est le cas de le dire, a fauché des élèves qui sortaient d’une école de Maadi provoquant la mort d’une jeune fille de 16 ans.

Furieux, un groupe de personnes a donc décidé de faire face à ces catastrophes et de tenter de réduire le nombre d’accidents. Chose dite, chose faite. Tout de suite après, le projet de l’association a été mis sur pied.

Les membres sont tous des habitants de Maadi, des intellectuels et des hommes d’affaires à l’exemple de l’ingénieur Marwane Hammad, qui préside l’association, Hussein Al-Charqawi, Hicham Mekkawi, Leïla Badawi, Farida Abdel-Wakil, ainsi que d’autres personnalités. « Un homme d’affaires ne gagne absolument rien de sa participation à cette association. Nous croyons en notre mission et nous voulons réaliser quelque chose de positif », affirme Al-Eguizi. Pour lui, la circulation consiste dans le fond sur la présence de trois facteurs fondamentaux, à savoir la planification, qui doit être faite selon les critères mondiaux qu’il s’agisse de l’état des routes ou de l’asphalte ou des signaux routiers. Le deuxième facteur est l’éducation et l’entraînement. Il faut que tout conducteur et même tout piéton sache très bien comment respecter le code de la route dans un esprit de courtoisie. Et enfin le dernier facteur est celui de l’application. Il faut inciter les gens à une application correcte des règles et cela en imposant des sanctions en cas de non-respect.

En effet, comme le précisent les membres de l’association, leur but principal est de protéger le citoyen égyptien des dangers et des accidents de la route. Et cela en sensibilisant les conducteurs ainsi que les piétons et en les guidant à la bonne manière et à la bonne conduite dans la rue. L’association s’intéresse aussi à entraîner les citoyens aux moyens de réagir en cas d’accident et aux moyens de présenter les premiers secours, de transporter les blessés et de communiquer pour alerter les services compétents. Pour Al-Eguizi, on n’avait pas besoin d’une nouvelle loi sur la circulation car l’ancienne n’était pas appliquée. Il fallait donc plutôt faire pression pour une application effective de la loi, ainsi que pour une révision de l’état des routes, des signaux routiers et des passages pour piétons. Il faut aussi revoir les permis de conduire de temps à autre et faire des campagnes publicitaires de prise de conscience.

Une association active

Les activités de l’association sont donc nombreuses et comptent principalement sur les donations qui peuvent atteindre les 100 et 150 mille L.E. par an. Ces sommes sont surtout utilisées pour créer de petits projets. Effectivement, l’association a voulu créer un tunnel pour piétons sous la corniche de Maadi. Cet endroit souffre d’un manque de passages pour piétons alors qu’il est très fréquenté à cause de la présence d’une embarcation, qui fait la navette entre les deux rives du Nil. Mais un obstacle technique est venu interrompre le projet à cause de la présence d’un grand nombre d’immeubles sur le côté est de la corniche.

L’idée a tout de suite été remplacée par une autre. Au lieu de creuser un tunnel, l’association a décidé de construire un pont au même endroit et qui sera muni d’un ascenseur de chaque côté. « Nous avons un projet précis pour le pont et tous les plans sont terminés. Nous avons même veillé à ce qu’il ait une belle structure, car cela sera un ajout à l’architecture de Maadi », lance Al-Eguizi.

De plus, les élèves jouent aussi un rôle fondamental dans la diffusion du message. Depuis six mois, l’association a commencé à mener des campagnes pour les signaux routiers en coopération avec le ministère de l’Intérieur. Commençant avec le signal Stop, l’association a accroché à peu près 120 de ceux-ci dans la plupart des quartiers de Maadi. Ensuite, des jeunes accompagnés d’un agent de circulation s’occupent à distribuer aux conducteurs un petit document comportant des informations sur l’association et sur l’importance du respect du signal d’arrêt obligatoire. C’est une manière de pousser les conducteurs à l’application réelle du code de la route. Les projets de l’association ne se limitent pas à Maadi. Mais bien plus loin. Suite à l’appel d’une association d’étudiants de l’AUC, elle a décidé aussi de commencer à travailler en coopération afin d’essayer de sécuriser la route périphérique en y installant des passages pour piétons à spécification internationale.

Il s’agit d’une première phase des projets de cette association, mais ce qui est sûr c’est qu’elle essaye d’être efficace dans son domaine. Cela prendra peut-être du temps mais ce qui est sûr c’est que les résultats positifs ne tarderont pas à se manifester.

Chaïmaa Abdel-Hamid

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C’est sérieux, on ne rigole pas

Le ministère de l’Intérieur a publié des dessins pour expliquer aux citoyens les risques qu’ils courent s’ils ne respectent pas le nouveau code de la route. Des illustrations qui ne manquent pas d’humour.

Pas de trousse, pas de ceinture ?

50 L.E. d’amende.

 

Portable en main ?

C’est dangereux. 50 L.E. d’amende.

 

Atteinte aux mœurs ?

6 mois de prison et 200 L.E. d’amende.

 

Excès de vitesse ?

Amende de 300 à 1 500 L.E. et peine de prison de 6 mois maximum.

 




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