Al-Ahram Hebdo,Arts | Roméo dans les bras de Leïla
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 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

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Arts

Spectacle. La scène sobre et dépouillée du théâtre Guéneina, au cœur du parc Al-Azhar, va accueillir la chanteuse tunisienne Ghalia Benali, une tornade de boucles brunes qui chante les amours de «Roméo et Leïla».  

Roméo dans les bras de Leïla 

La chanteuse donnera corps à la joie, au tourment et à l’ivresse de la jeune Leïla, habitée par le sentiment terrible de l’amour dans une succession de tableaux chantés et dansés. Le spectacle s’ouvre sur une scène particulièrement tragique, au moment où Leïla s’épanche sur la tombe de son fiancé. Pendant sept lunes, elle accomplit une épreuve initiatique, elle le cherche, elle a fait tomber une à une les barrières qui retiennent son amour captif, et s’ouvre à la différence. Roméo et Leïla sont deux êtres issus d’horizons culturels, religieux et géographiques lointains qui finiront par triompher de ces différences. Une histoire qui lui ressemble, elle qui s’est entichée de cultures orientales comme occidentales et qui distille la richesse de ces influences dans sa musique, interaction entre musique arabe, classique occidentale et jazz.

Une rose piquée dans la chevelure épaisse, les cheveux lâchés dégringolants dans le dos et un long châle jeté sur les épaules mates lui confèrent un charme d’Esméralda, de gitane languide. A la voix profonde, sensuelle et grave de Ghalia s’ajoute sa grâce de danseuse, qui puise son inspiration dans la danse orientale, indienne et le flamenco. Sa passion pour les danses orientale et indienne éclôt dans sa tendre enfance, le flamenco l’envoûtera lors de sa première tournée en Andalousie, où elle se produira en compagnie d’artistes tels que Yoda, Al Palna, Timna, Maak’s Spirit et Hh Kally. Ghalia chante, susurre, se jette dans les graves et grimpe dans les aigus en arabe littéraire. « L’arabe classique me procure une sensation de mystère et de magie, raconte la chanteuse. Le poids du mot et sa musicalité sont comparables à des formules d’alchimie puissantes. L’effet est immédiat, l’émotion que j’essaie de susciter est libérée et le spectateur n’a pas besoin de traducteur pour ressentir ce que j’exprime ». Car l’artiste qui réside en Belgique, pays dans lequel elle est née, depuis de nombreuses années, est souvent confrontée à un public non arabophone, qu’elle doit malgré tout mener sur les routes de l’émotion et accompagner sur les modulations de sa voix mélodieuse. Chanteuse, danseuse, actrice à ses heures (elle a joué dans un film de Moufida Tlatli et dansé dans le film Swing de Tony Gatliff), Ghalia Benali expose régulièrement ses collages, qu’elle qualifie de « rituel de retrouvailles avec moi-même » dans des centres culturels et des galeries d’art. C’est donc une artiste aux multiples influences et talents qui envoûtera l’assistance cairote en cette nuit du Ramadan.

Louise Sarant

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Le 19 septembre

au théâtre Guéneina,

à 21h.

Parc d’Al-Azhar.

Route Salah Salem.

 

 




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