Al-Ahram Hebdo,Arts | L’ampleur de l’humain
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 Semaine du 17 au 23 Septembre 2008, numéro 732

 

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Arts

Exposition. Via des « Visions contemporaines », des artistes de générations différentes engagent à la galerie Al-Massar un dialogue autour du rapport homme-femme et de la vie au quotidien. 

L’ampleur de l’humain 

Dès l’entrée à la première salle de la galerie Al-Massar, on est attiré par un grand tableau signé Mohamad Abla, une petite sculpture en bronze de Essam Darwich et une statue d’Adam Henein. La disposition de leurs œuvres dans cette salle n’est pas fortuite. Elle traduit un dialogue, une entente et une harmonie.

En fait, la galerie Al-Massar nous propose un voyage panoramique dans l’univers de l’art contemporain à travers sa deuxième exposition « Visions contemporaines », dédiée aux artistes de la troisième génération. Ceux des années soixante comme Adam Henein et Mounir Canaan.

Ainsi, les œuvres de pionniers dialoguent-elles avec leurs successeurs, leurs disciples et les nouveaux talents.

Les détails de la vie quotidienne s’avèrent le thème principal de la plupart des œuvres exposées.

L’artiste Mohamad Abla peint un jeune à vélo, un piéton, un enfant en train de jouer, des femmes qui parlent ... Les détails qu’il dessine emplissent la toile en couleurs. Une autre peinture traduit sous la forme de cadres rectangulaires les actes et les émotions de l’être humain : un portrait souriant, un corps ayant la tête d’un animal, etc.

Soucieux aussi par les détails de la vie quotidienne, Khaled Hafez, dans une tendance abstraite, mêle l’Egyptien contemporain au pharaonique, le rural au moderne. Il esquisse une vache et des bustes pharaoniques associés aux corps d’un homme et d’une femme. Il reprend le symbole de Batman, et celui de la femme séduisante dans Bats and Cats. La vie de l’être humain au passé est donc associée à celle du présent. Pour ce faire, Hafez jongle avec les différents styles. Il associe alors la peinture au collage et à la photographie, créant un tableau d’art conceptuel.

D’autres œuvres focalisent plutôt sur l’aspect physique et émotionnel de l’homme. L’art du portrait chez Adel Al-Siwi en témoigne. A travers ses différentes peintures, le visage paraît tantôt souriant, tantôt triste et parfois, il se contente d’une silhouette sombre. Les collages de Mounir Canaan se joignent à ces portraits. Canaan s’intéresse au côté physique. A travers ses cartons, colorés et collés les uns sur les autres, on retrouve le portrait d’une femme en noir et blanc. Sur un autre tableau, les morceaux de cartons encadrent des seins féminins. La sensualité est à son paroxysme. En fait, la sculpture de Essam Darwich reprend aussi cet aspect sensuel et physique de la femme. Il s’agit de trois pièces placées l’une derrière l’autre, avec des rondeurs et des courbes moulées dans du bronze.

Le rapport entre homme et femme est privilégié par d’aucuns. Contradiction et complémentarité sont de mise. La sculpture du jeune Hani Fayçal le révèle à merveille. Deux pièces cylindriques posées verticalement sont en contraste. L’une en marbre noir, l’autre en marbre blanc. Les rondeurs sculptées font allusion au corps humain. C’est l’homme et la femme, Adam et Eve, le Yin et le Yang.

Une toile signée Gihane Solimane dialogue avec cette dernière sculpture. Elle traduit aussi un rapport contradictoire entre deux corps. Une femme est entièrement couverte par tunique et voile. Elle porte une jarre sur la tête. Le corps de l’homme est aussi couvert entièrement par une tunique. Il est plutôt enchaîné. Solimane évoque une scène de la vie actuelle où les femmes assument leurs responsabilités, en l’absence des hommes. Le dialogue continue ainsi.

May Sélim

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Jusqu’au 25 septembre,

tous les jours de 10h30 à 16h30 et de 20h30 à 23h

(sauf le vendredi)

à la galerie Al-Massar,

157b de Behler’s Mansion,

Zamalek.

Tél. : 27 36 85 37

 

 

 




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