Al-Ahram Hebdo, Opinion | Morsi Attalla ; Les maux de la jeunesse
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 5 au 11 novembre 2008, numéro 739

 

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Opinion

Les maux de la jeunesse

Morsi Attalla 

Comment est-il possible de réussir ? Comment est-il possible de combattre le pessimisme et de rester optimiste dans ces conditions sociales et économiques ?

Ce sont là les questions que se posent les jeunes d’aujourd’hui. Ils ressentent que les occasions qui se présentent à eux sont minimes, que les difficultés de la vie sont devenues plus compliquées et que le monde d’aujourd’hui n’est plus celui dont ils ont entendu leurs grands-parents et leurs parents parler.

Ces questions méritent d’être discutées par le congrès du Parti National Démocrate (PND, au pouvoir), il est en cours. Ce jeune âge est celui de l’espoir, des ambitions, de la confiance en soi, de la capacité de ne pas capituler face aux problèmes. Comment donc sont-ils devenus si pessimistes ? Comment ont-ils perdu toute confiance en soi ? Il est vrai que les jeunes affrontent beaucoup de problèmes. Cependant, il faut reconnaître que les médias ont joué un rôle négatif dans ce contexte. Ils ont mis en lumière les conjonctures difficiles dues aux mutations internationales survenues ces dernières années sans pourtant montrer que les chances de réussir sont toujours possibles et qu’elles sont mêmes plus grandes après la hausse des niveaux de vie.

Il est indispensable d’engager un large dialogue avec les jeunes pour dissiper leurs craintes et leurs doutes. Nous devons nous demander : qu’est-ce qui pousse ces jeunes à avoir ce sentiment de manque de confiance en leur présent et ce sentiment de désespoir en l’avenir ? La politique de la sourde oreille ne peut mener qu’à l’avortement de leurs rêves et de leur capacité de transformer les rêves en réalité. C’est grâce à ce dialogue que l’on pourra faire comprendre aux jeunes que notre réalité contemporaine a imposé une nouvelle notion du travail. La notion du travail routinier dans les bureaux gouvernementaux a totalement disparu à la lumière de l’évolution économique et sociale dans le monde entier. Le véritable sens du terme travail est la capacité d’accomplir une réalisation. C’est ce que doivent comprendre les jeunes. Ils ne doivent pas rester les bras croisés sur les cafés en attendant le travail que leur présentera l’Etat.

La technologie contemporaine présente aujourd’hui de larges offres d’emploi, de créativité et de réalisation. Les jeunes peuvent réussir dans ce domaine à condition de ne pas rêver de choses qu’ils ne sont pas assez qualifiés pour réaliser. Il est fort dangereux pour les jeunes de rêver au-delà de leurs capacités et de leurs compétences, car cela peut les exposer à l’échec, à la perte de confiance et à la domination des sentiments de désespoir et de dépression. Le travail et le travail seul est capable de briser les sentiments de désespoir et de dépression et d’apporter le réconfort et le bien-être qui sont le fondement du bonheur et de la confiance en soi.

J’espère que le PND promulguera au terme de son congrès annuel un message clair à tous les jeunes où il dira : « Accomplissez le travail qui se présente de bon gré et de toute votre énergie et vous parviendrez certainement aux objectifs aspirés ».

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