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 Semaine du 5 au 11 novembre 2008, numéro 739

 

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Le Parti National Démocrate. Alieddine Hilal, secrétaire du PND pour les médias, affirme que la dimension sociale a toujours figuré dans la politique du PND. Interview

« Notre boussole est plutôt l’intérêt du citoyen »

Al-Ahram Hebdo : Que veut dire le PND par le slogan de son congrès « Nouvelle pensée pour l’avenir de notre pays » ?

Alieddine Hilal : Ce slogan témoigne des défis du moment actuel, notamment la crise financière mondiale. Un défi nouveau et non conventionnel, qui donc nécessite des solutions, qui ne doivent pas être elles aussi conventionnelles et pour ce, il faut une nouvelle pensée.

— Mais cette nouvelle pensée n’existait-elle pas dans les slogans du parti depuis 6 ans ?

— Lorsque Tony Blair est arrivé au parti du Travail en Grande-Bretagne, on parlait de nouvelle image, on parlait du Nouveau Travail (New Labour). L’idée est de donner l’impression que quelque chose de nouveau se passe au sein du PND. C’est une pensée courageuse qui s’attaque aux problèmes. Nous avons ouvert des dossiers que personne auparavant n’avait traités, comme le dossier des impôts et celui de la construction sur les terrains agricoles ... Cette pensée se caractérise par la flexibilité et non par l’idéologie. On n’est obsédé ni par l’idéologie de gauche ni par celle de droite, notre boussole est plutôt l’intérêt du citoyen et de la tranche la plus large des Egyptiens. La politique qui sert donc cet intérêt, nous la mettons en œuvre. Si ceci s’avère contre le citoyen, nous changeons de politique.

Un autre aspect aussi important dans cette pensée est qu’il existe une responsabilité de l’individu et que le gouvernement ne parviendra à lui seul à résoudre tous les problèmes. La dépendance absolue à l’égard de l’Etat ne trouve plus de place dans le nouveau monde.

— Mais au moment où le PND brandit des slogans de l’avenir, des observateurs parlent d’un recul de l’Egypte à tous les niveaux avec une détérioration accrue des services ...

— Ce sont des déclarations qui n’aident pas. Je parie qu’aucun autre parti en Egypte, le Tagamoe par exemple, ne dispose d’études documentées sur l’avenir du logement ou de l’énergie en Egypte. Lorsque le PND parle de l’avenir, il ne s’agit pas simplement de mots mais de papiers qui étalent sa vision de l’avenir et comment atteindre cet avenir. Le réexamen doit être là. Est-ce que ce parti a réfléchi, a observé la réalité sociale et les défis actuels et ceux du futur ? C’est le PND qui a ouvert il y a deux ans le dossier de l’énergie, c’est lui-même qui s’est attaqué à la question de l’eau ... On peut certes avoir des remarques sur l’exécutif de telles visions. D’ailleurs, l’objectif principal de la conférence annuelle est de permettre aux dirigeants du parti d’examiner ce qui a été fait dans l’année écoulée, d’échanger les expériences et les problèmes, non pour punir ou récompenser mais pour lever les entraves.

— La conférence coïncide avec une crise financière mondiale, le PND est-il prêt à revoir ses politiques économiques pour éviter une récession importante en Egypte ?

— L’Egypte sera touchée tôt ou tard par la crise économique et donc l’idée est de savoir comment changer de politiques et quelles initiatives prendre pour atténuer les conséquences néfastes de la crise, en attendant que la scène soit moins brouillante mais surtout en évitant que ces changements ne pèsent sur le peuple. Parce que certes, le tourisme sera touché, les exportations aussi. Beaucoup d’idées sont ainsi avancées. Certains proposent des solutions comme par exemple la baisse du taux d’intérêts sur les crédits pour passer de 15 % à 6 ou 7 %, comme partout dans le monde, pour permettre à l’Egypte de rester sur le marché de compétitivité, d’autres proposent des subventions indirectes sur les exportations. Le défi est de s’adapter à ce climat international, tout en poursuivant nos objectifs initiaux. Et ici, nous sommes guidés par les déclarations du président Moubarak, qui a dit que les pauvres ne devront pas assumer la charge de la réforme économique.

— La justice sociale a occupé une place importante lors de cette conférence, pourquoi ce retard du PND pour s’attaquer à la pauvreté alors qu’elle a toujours était là ?

— La dimension sociale a toujours figuré dans la politique du PND. Il fallait laisser mûrir la politique de ciblage démographique et géographique. Ainsi, nous ciblons les 1 000 villages les plus pauvres qui ont figuré dans le rapport du Pnud. L’idée était de savoir comment procéder. Deux villages ont été choisis en Haute-Egypte, Néna et Assayda comme projets pilotes. L’idée était de mesurer les obstacles lors de l’application et les coûts de développement. Pour améliorer le niveau de vie, il ne suffit pas d’augmenter les recettes dans le budget, nous devrons créer des écoles, améliorer le logement, l’eau et l’électricité, c’est un tout ... La prochaine étape consiste à développer 150 villages. Les déclarations sont faciles mais diriger le changement est très difficile.

— Pourquoi le parti a-t-il omis la question de séparation entre richesse et pouvoir, alors que des hommes d’affaires du PND comme Hicham Moustapha ou Ahmad Ezz ont déprécié son image ?

— L’image du parti serait touché, s’il avait tenté de protéger Hicham Moustapha. Le procès contre lui est une preuve suffisante que le parti au pouvoir ne tolère pas le favoritisme. Quant à Ezz, pour que nous soyons justes, il a demandé au ministère de l’Industrie de dévoiler au grand jour le dossier du monopole et s’il dispose vraiment d’accusations contre lui et le ministère s’est abstenu. Ceci n’empêche qu’une nouvelle législation doit être promulguée pour régulariser la gestion des sociétés des hommes d’affaires au moment où ils briguent des postes au pouvoir pour éviter les conflits d’intérêts. Les changements mûrissent lentement en Egypte, c’est tout.

Propos recueillis par Samar Al-Gamal

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