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 Semaine du 5 au 11 novembre 2008, numéro 739

 

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Dossier

Patrimoine. Raafat Al-Khamsawi, fondateur de l’association Al-Tag al-malaki lil hewayat, qui s’occupe des loisirs, et membre de plusieurs sociétés philatéliques, explique son hobby et les divers aspects de la philatélie. Entretien.

« A travers les timbres, j’ai appris beaucoup
 sur les différentes cultures »

Al-Ahram Hebdo : Comment êtes-vous devenu collectionneur de timbres ?

Raafat Al-Khamsawi : C’était vers l’âge de 12 ans, lorsque j’ai découvert une ancienne galerie à la place Manchiya, à Alexandrie. Tous ses articles appartenaient à l’époque royale. Cette galerie était en fait un monde fascinant. Et là, j’ai découvert quelques collections d’anciens timbres qui me semblaient étranges à l’époque. Depuis, j’ai décidé de les posséder, voire d’en faire une série. La plupart de ces timbres portaient la photo du roi Farouq pendant son enfance, nommé Farouq civil. Petit à petit, j’ai constaté l’importance d’une telle collection ainsi que les critères indispensables pour développer ce hobby.

— Quels sont ces critères ?

— Il faut savoir comment tenir les timbres sans les abîmer. Je devais avoir une sorte de burin. Aussi les classer et les ranger dans l’ordre. Ceci exigeait la possession d’un catalogue de timbres ainsi qu’une mesure en zigzag pour discerner les cadres de chaque timbre. Ces équipements sont importants pour chaque philatéliste. Mais ce n’était pas l’unique étape à suivre. J’ai commencé d’échanger mes timbres avec ceux des autres afin de compléter mes collections qui comprenaient des timbres égyptiens, arabes et internationaux. A travers les timbres, j’ai appris beaucoup sur les différentes cultures, civilisations et coutumes des différents pays. Certes, mais je suis aussi tombé dans le piège des faux timbres.

— Dans quelle mesure falsifie-t-on les timbres ?

— On falsifie surtout les anciens, datés de l’époque royale de l’Egypte entre 1866 et 1952. A cette période, le prix de plusieurs éditions de timbres était très élevé. Raison pour laquelle les faux timbres sont apparus. Les falsificateurs utilisaient de mauvais genres de papiers et de collants. L’imitation des formes, des cadres et des décorations était pleine de déformations difficiles à remarquer. Cependant, nous, les philatélistes, ayant acquis une bonne expérience, on peut les distinguer. C’est pourquoi, chaque timbre doit avoir un certificat soit d’une salle de ventes aux enchères reconnue ou bien d’un philatéliste expert. Pour ce, la collecte de timbres est basée surtout sur l’étude de l’historique de l’impression des timbres. En même temps, j’ai participé à plusieurs expositions mondiales qui m’ont beaucoup appris.

— En tant qu’expert, quelle est la collection la plus importante ?

— Celles du roi Fouad sans le moindre doute. Il en a deux. La première constitue deux timbres seulement et dont le prix atteint actuellement 2 500 dollars. En effet, le premier timbre a été issu en 1926, à l’occasion du 58e anniversaire du roi Fouad. Il coûtait à l’époque 50 pts. Ce timbre a été réédité en 1932. La seconde collection est celle qui témoigne de l’inauguration du Port-Fouad en 1926. En cette année, une édition de timbres avait apparu pour célébrer le Congrès international de navigation tenu au Caire le 12 septembre 1926. Par manque de temps, les concernés avaient imprimé sur le timbre de l’anniversaire du roi Fouad l’emblème du CIN « PORT-FOUAD ». La seconde collection vaut actuellement 6 000 dollars. Il ne faut oublier encore les collections du roi Farouq. La première dite « Farouq civil » qui représente Farouq enfant à 9 ans, en 1929. Cette collection est restée sur le marché jusqu’à 1951. La deuxième est celle de « Farouq maréchal », qui porte la photo du roi en tenue de maréchal, cette collection est composée de 18 timbres de différentes dimensions et couleurs. En 16 octobre 1951, cette collection a apparu pour la deuxième fois avec l’inscription « Roi de l’Egypte et du Soudan ». Lors du déclenchement de la Révolution de 23 juillet 1952, une troisième édition est sortie avec trois barres noires sur le visage du roi pour signaler la fin de son règne. Cette collection témoigne, en fait, les différentes modifications politiques qu’avait vécues l’Egypte. D’où vient son intérêt pour les collectionneurs.

Doaa Elhami

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