Al-Ahram Hebdo, Opinion | Salama A. Salama, Du pouvoir de la femme
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  Semaine du 16 au 22 janvier 2008, numéro 697

 

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Opinion

Du pouvoir de la femme

Salama A. Salama 

Quand Hillary Clinton a versé des larmes après avoir perdu les élections préliminaires dans l’Iowa face à Barack Obama, les Américains n’ont pas caché leur surprise. Ils se sont même moqués d’elle en se demandant : Si le pays était en guerre avec l’Iran ou la Corée du Nord, est-ce qu’elle aurait affaire aux dirigeants de ces pays de cette façon ? Et une journaliste anglaise d’écrire dans le Daily Telegraph : « Hillary a déçu toutes les femmes du monde dans un combat où les larmes sont inutiles », tandis qu’un journaliste américain à écrit : « En général, les larmes de la femme n’influencent pas les campagnes électorales ... mais elles peuvent seulement influencer les relations d’amour ».

Depuis le début, l’entrée de Hillary Clinton dans la course aux présidentielles n’était pas une chose habituelle dans une société conservatrice. En effet, c’est la première fois qu’une femme décide de s’engager dans un combat politique qui nécessite tant de force, de résistance, de patience et de férocité face à des situations où le dialogue peut parfois baisser à des degrés très bas.

Or, les partisans de Hillary ont parié sur elle puisqu’elle avait réussi à garder l’image de la femme de fer au sang-froid quand son époux, l’ex-président américain vivait le scandale de Monicagate. Pour eux, Hillary était capable de s’engager dans cette expérience difficile et d’assumer la charge de la perte ou du gain.

Il semble que le rêve de la femme de gouverner est très ancien. Dans certaines communautés anciennes, la femme était la mère et la dirigeante qui gérait toutes les affaires de la tribu. Et là, l’homme était un simple travailleur dans sa cour, il partait à la chasse et assurait la récolte pour en fin de compte, tout mettre entre les mains de la femme.

Mais l’évolution des sociétés n’a pas permis à la femme de bénéficier longtemps de cette situation, même si de temps en temps elle a échangé les positions du pouvoir avec l’homme. A travers les âges, l’Egypte a connu des reines, partant de Hatchepsout à Néfertari, Cléopâtre et Chagaret Al-Dorr qui a commandé les Mamelouks à l’époque islamique.

Et à l’époque moderne, les barrières avec l’homme ont disparu et la femme a de nouveau eu envie d’accéder au pouvoir. Dans de nombreux Etats européens, la femme a été reine au pouvoir absolu, comme Victoria, ou au pouvoir limité comme Elisabeth. Et dans un nombre d’Etats scandinaves, la femme a occupé le poste de premier ministre. En Grande-Bretagne, il y a eu Margaret Thatcher, la femme de fer et aujourd’hui l’Allemagne est dirigée par la forte Angela Merkel. Et en Argentine, le poste de président est occupé par une femme.

Dans les Etats du tiers monde, abstraction faite de l’Inde, du Bangladech et des Philippines, la femme n’a pas tenté d’accéder au sommet du pouvoir, sauf au Pakistan. Benazir Bhutto a été 2 fois premier ministre, et alors qu’elle s’engageait dans la 3e tentative, elle a été assassinée par les extrémistes islamiques.

Quant à l’Orient arabe, le rôle de la femme y reste limité conformément à ce que l’homme veut ou ne veut pas. Dans le meilleur des cas, la femme se faufile vers le pouvoir à travers sa position auprès du président. Cette situation n’a pas pour cause des raisons religieuses mais plutôt des raisons d’arriération sociale et politique en plus de la volonté de l’homme de s’accaparer du pouvoir. Chez nous, l’engagement de la femme dans les législatives reste encore une chose très difficile. Qu’en sera-t-il alors si elle tente de déposer sa candidature aux présidentielles comme Hillary ou si elle expose sa vie au danger comme Benazir ? 

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