Al-Ahram Hebdo, Sports | Ahmad Al-Fouli, « Nous visons en premier lieu à acquérir de l’expérience »
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 26 Septembre au 2 octobre 2007, numéro 681

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Sports

Taekwondo. La sélection nationale disputera du 28 au 30 septembre à Manchester (Grande-Bretagne) les éliminatoires mondiales qualificatives pour les JO de Pékin. Ahmad Al-Fouli, président de la Fédération égyptienne, évoque les chances des Pharaons.

 « Nous visons en premier lieu à acquérir de l’expérience » 

Al-Ahram Hebdo : Quelles sont vos ambitions lors de ces éliminatoires mondiales qualificatives pour les Jeux Olympiques (JO) 2008 ?

Ahmad Al-Fouli : Les éliminatoires mondiales représentent pour tous les pays une première opportunité de qualification pour les JO de Pékin. Mais, vu que seuls les 2 premiers de chaque catégorie se qualifieront pour les JO, les pays essayent de bénéficier autrement de cette compétition. Cette dernière représente une bonne chance pour mesurer le niveau international et pour que chaque athlète observe de près ses adversaires dans la même catégorie. Donc, nous visons en premier lieu à acquérir de l’expérience.

Cela veut-il dire que l’Egypte ne cherche pas à décrocher un ticket pour Pékin à travers le tournoi de Manchester ?

— Non. Bien sûr, nous disputerons la compétition avec l’intention de nous qualifier pour les JO de Pékin 2008. Mais si la chance et le tirage au sort ne sont pas de notre côté, ça ne sera pas la fin du monde. En fait, le système de qualification comporte 2 étapes. La première, à travers les éliminatoires mondiales de Manchester. La deuxième par le biais des Championnats continentaux. Pour nous, il y aura les Championnats d’Afrique qui auront lieu du 1er au 3 novembre à Tripoli (Libye), où les champions olympiques de chaque catégorie iront à Pékin. Mais il ne faut pas oublier que selon le système de qualification de la Fédération internationale, le maximum des taekwondoïstes africains qualifiés pour Pékin est 2 hommes et 2 dames.

Qui sont les taekwondoïstes égyptiens qui ont une chance de qualification ?

— La chance égyptienne la plus forte est bien sûr le médaillé de bronze olympique et mondial, Tamer Salah (58 kg). Mais la sélection nationale comporte d’autres taekwondoïstes d’un bon niveau. Le jeune athlète Abdel-Rahmane Ossama (-80 kg) a fait preuve d’un excellent talent après avoir remporté la médaille d’or aux Jeux africains d’Alger. Chez les dames, l’équipe comporte 2 filles d’un bon niveau, Esraa Abou-Halawa (-49 kg) et Siham Al-Sawalhi (-77 kg).

Comment l’équipe a-t-elle préparé ces éliminatoires ?

— La sélection nationale est en préparation continue. Dès l’arrivée du nouveau directeur technique de l’équipe, le Coréen Kim, il a défini un programme de préparation à long terme avec des stages de préparation et des compétitions internationales, dans les compétitions et dans l’amélioration du niveau des athlètes. Récemment, l’équipe vient de rentrer d’un stage de préparation en Corée du Sud, qui n’est pas le premier cette saison. Le rapport que j’ai eu après ce stage indique que le niveau des athlètes était parfait durant ce stage et qu’ils ont réalisé des matchs d’un très haut niveau devant de grands adversaires de la sélection coréenne, une des grandes nations de la discipline.

Pensez-vous que le nouveau directeur technique a amélioré le niveau des taekwondoïstes égyptiens ?

— Sans aucun doute. Les résultats sont notre critère. Avant son arrivée, le taekwondo égyptien a vécu une période noire. En 2005-2006, l’Egypte n’a remporté aucune médaille internationale et a raté plusieurs compétitions. Puis vient Kim, fin 2006, pour remporter les Championnats d’Afrique et depuis, il ne cesse de décrocher des médailles dans toutes les compétitions. Enfin, il y a eu la médaille de bronze obtenue par Tamer Salah aux Championnats du monde 2007. Donc, avec lui, le niveau des Egyptiens a nettement progressé.

Qu’est-ce qui distingue cet entraîneur ?

— C’est un entraîneur international expérimenté. En tant qu’athlète, il était un taekwondoïste d’un très haut niveau et a remporté 3 titres aux Championnats du monde. Dès son arrivée en Egypte, il a changé le système et la stratégie de jeu. Il suit la progression mondiale et applique des méthodes toutes nouvelles en Egypte. Par exemple, les Egyptiens étaient habitués depuis longtemps à jouer les matchs en utilisant la contre-attaque. Dès son arrivée, il a formé les athlètes à utiliser l’attaque, un système qui demande un niveau très élevé qui les aide à remporter les matchs et non pas à être défenseurs.

Que peut-on attendre de Tamer Salah ?

— Dieu merci, le niveau de Tamer ne cesse de s’améliorer. Le nouvel entraîneur a vraiment mis ses empreintes sur le style de Tamer, qui figure désormais parmi les meilleurs taekwondoïstes dans le monde dans la catégorie 58 kg. L’année dernière, Tamer a acquis plus d’expérience et a travaillé sur ses points faibles en attaque. Il est à noter que Tamer est le seul Egyptien parmi les médaillés olympiques à remporter une médaille aux Championnats du monde. Ce qui prouve l’amélioration de son niveau. J’attends encore plus de la part de Tamer Salah.

Propos recueillis par Doaa Badr

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.