Al-Ahram Hebdo,Environnement | Un cadre idylique, mais ...
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 29 août au 4 septembre 2007, numéro 677

 

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Environnement

Réserve Naturelle . C’est le cas du village d’Oum Al-Saghir, dans une oasis du Désert occidental. Ses habitants, tout en appréciant leur cadre de vie saine, souhaitent un peu plus de progrès. Reportage.

Un cadre idylique, mais ...

Une beauté naturelle rare, une propreté incomparable, la douceur du climat sain et sec et un écosystème diversifié ont fait de l’oasis d’Al-Gara un site digne de conservation.

Cet endroit est connu pour ses oliviers, ses vignobles, ses palmiers. On y cultive également des abricots, la luzerne, de même la mouloukhiya outre les plantes aromatiques comme la menthe et autres …

« Toutes ces cultures sont biologiques », précise Ahmad Ibrahim, président du Conseil de la ville de Siwa. Un état des lieux qui semble magnifique mais qui gêne plus ou moins les habitants d’Oum Al-Saghir, un petit village qui dépend de l’oasis de Siwa, lequel relève à son tour du gouvernorat de Matrouh. Avec ses 30 km2, il est considéré comme le plus petit d’Egypte et ses habitants ne dépassent pas les 425 individus.

Le dilemme est donc le suivant : comment préserver l’écosystème tout en respectant les droits des habitants à se développer ? « Les villageois mènent une vie très primitive, ils vivent comme du temps des pharaons. Jusqu’à présent, les agriculteurs de l’oasis ne possèdent aucun tracteur ou équipement moderne », dit Helmi Charara, vice-secrétaire général du gouvernorat de Matrouh qui trouve que la situation est ainsi idéale. D’ailleurs, les terrains sont cultivés sans usage d’insecticides ni d’engrais chimiques. Les bédouins de la région ne savent cependant pas que ce système est ami de l’environnement.

« Nous suivons le système d’agriculture traditionnelle de nos ancêtres, qu’on nomme biologique aujourd’hui », lance Zeinhom, bédouin de 60 ans. Il ajoute que si n’importe quelle plante est malade, il la soigne à l’aide de la lutte biologique avec l’aide du Centre national des recherches agricoles. C’est la raison pour laquelle les fruits et les légumes cultivés à Al-Gara ont un goût tout à fait différent. « Aucune goutte d’eau ne tombe des pastèques en les mangeant », témoigne un investisseur qui vient d’acheter 500 feddans il y a six mois à 50 L.E. le feddan, et ce pour cultiver des terrains bio. Il ajoute : « Tous les genres de légumes et de fruits ne provoquent aucun mal de ventre, d’aérogastrie ou d’aérocolie ». Depuis six mois, deux investisseurs commencent à cultiver des dattiers et des oliviers au sein de l’oasis d’Al-Gara. Les citoyens souffrent cependant de l’exploitation des commerçants qui achètent les dattes à une L.E. le kg pour les revendre à 10 ou 15 L.E.

Autre difficulté, les habitants d’Al-Gara dépendent des eaux artésiennes pour boire et pour irriguer les cultures. A Aïn Al-Qattara, il existe trois sources d’où l’eau sort 24h sur 24. Il existe aussi un puits d’une profondeur de 1 200 mètres qui produit une grande quantité d’eau douce dont la pression s’élève à 15 bars, cette eau sort chaude à une température de 73°. « Pour qu’elle soit bien utilisée en matière d’irrigation, le ministère des Ressources hydrauliques a installé des équipements de refroidissement », ajoute Helmi Charara. On témoigne aussi de l’existence d’un troisième puits qui s’appelle Aïn Kiffar dont l’eau est douce et bénéfique pour l’agriculture.

Autre avantage de l’oasis d’Al-Gara, celui de ses habitations construites selon le système traditionnel, à savoir : les grosses pierres mélangées avec de la boue saline.

« Ce genre de construction rend la température clémente pendant la chaleur de l’été et le froid de l’hiver moins rigoureux. De quoi conjurer les risques de la climatisation. D’ailleurs, celle-ci est quasiment inexistante car le courant électrique ne dure que 12h par jour, à partir de 6h du matin jusqu’à 18h », ajoute l’un des bédouins.

Au sein de l’oasis, la pollution de l’air est quasi inexistante : pas de voitures, de camions ou de 4X4. Et un peu partout, on trouve une charrette en bois tirée par un âne, le seul moyen de transport d’Al-Gara. Les industries lourdes les plus proches du site sont situées à une distance de 200 km.

Les habitants de cet endroit, unique en son genre en Egypte, souffrent cependant car ils se sentent loin de toute sorte d’évolution et de modernisme. Ils ont commencé, l’année précédente, à s’adresser aux responsables pour leur demander quelques soutiens. A la suite d’une visite qu’il a faite, le mois dernier, le gouverneur de Matrouh a promis de leur offrir un tracteur, comme point de départ.

Une sensibilisation intensive est nécessaire pour développer ces sites vierges de façon à aider les habitants à mener une vie naturelle et en même temps à garantir la durabilité des ressources. Une équation assez difficile mais qui est toujours possible .

 Manar Attiya

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En bref

Jeux olympiques
Plus d’un million de voitures se sont vu interdire les rues de Pékin dans le cadre d’une expérience de circulation alternée qui devrait être renouvelée, si concluante, pendant les Jeux Olympiques (JO) de l’été prochain. L’expérience dure quatre jours et vise à améliorer la qualité de l’air de la capitale, généralement plombé par la pollution, grave sujet de préoccupation pour le monde sportif. Afin de faire observer la circulation alternée, sur des voies où discipline et respect du code de la route ne sont pas forcément maîtres, plus de 6 500 policiers ont été mobilisés, selon les autorités. La municipalité compte 2,4 millions de voitures privées qui seront autorisées un jour sur deux à rouler, en fonction du dernier chiffre — pair ou impair — de leur plaque d’immatriculation. Toute une flotte de voitures officielles ont également été retirées des rues. Seuls les taxis, bus publics et véhicules d’urgence ne sont pas concernés. Au total, les autorités estiment que 1,3 million de véhicules devraient chaque jour rester au garage. Les conducteurs en infraction devraient se voir infliger des amendes de 100 yuans (13 dollars). Le chef adjoint de la Commission des transports de Pékin s’est dit persuadé que cette expérience réduirait de 40 % la pollution due aux voitures. Le président du CIO, Jacques Rogge, a rappelé la semaine dernière que la pollution à Pékin demeurait le principal sujet d’inquiétude, envisageant même que les épreuves d’endurance puissent être reportées en cas de pic de pollution.

Fonte des glaces
Conséquence de la fonte des glaces de l’Arctique, des îles jusque-là inconnues sont apparues à la surface de l’océan, laissant entendre que le rythme du réchauffement climatique serait plus rapide que les projections de l’Onu. « La fonte des neiges et de la glace se produit à un rythme alarmant », a déclaré la ministre norvégienne de l’Environnement. Selon Christopher Rapley, directeur du British Antarctic Survey, « l’océan Arctique pourrait bien être une mer libre de glace d’ici le milieu du siècle ». Pour les experts du GIEC, ce phénomène interviendrait plus tôt à la fin du siècle. Déjà, le recul des glaciers autour de l’archipel des Svalbard a révélé plusieurs îles qui ne figuraient sur aucune carte. « Des îles émergent juste à la sortie de ce fjord », souligne Kim Holmen, directeur de recherche à l’Institut polaire norvégien, en désignant la mer au-delà de la baie. Dans le courant de l’été, deux îles sont apparues au nord des Svalbard ; d’autres les ont précédées au large du Groenland et du Canada.

 




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