Al-Ahram Hebdo, Voyages | Au carrefour des civilisations
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 Semaine du 15 au 21 août 2007, numéro 675

 

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Voyages

Exposition. Celle qui a lieu actuellement à Al-Tor, sur la mer Rouge, reflète l’importance archéologique de ce port.

Au carrefour des civilisations

470 pièces ont été sélectionnées pour être présentées dans cette exposition organisée par le bureau des antiquités islamiques du Sud-Sinaï, dépendant du Conseil Suprême des Antiquités (CSA), en coopération avec la mission japonaise opérant sur plusieurs sites dans cette ville . Autre promoteur, la Maison des antiquités islamiques koweïtiennes, dont l’antique port d’Al-Zemeya avait des liens avec celui d’Al-Tor. Cette exposition, qui prendra fin le 12 septembre prochain, met l’accent sur les pièces dégagées par la mission japonaise des « trois importants sites islamiques de la ville, Tell Al-Kilani, qui abrite un port fatimide, Ras Al-Raya, qui renferme une citadelle islamique, ainsi que Deir Al-Wadi, qui comprend l’un des plus rares monastères intacts et dont la date remonte au VIe siècle », explique Abdel-Réhim Rihane, directeur du comité des expositions au Sud-Sinaï. Les liens entre cette partie de l’Egypte et l’Extrême-Orient sont mis en relief grâce aux découvertes faites dans le port fatimide. A travers les pièces présentées, l’exposition retrace l’histoire de cette ville du VIe siècle jusqu’à 1952.

Les plus anciennes pièces proviennent de Deir Al-Wadi. Ce monastère, installé du temps de l’empereur Justinien au VIe siècle, représente, pour les organisateurs, un musée en plein air de l’architecture chrétienne, puisqu’il comprend quatre chapelles de différents styles architecturaux. Le visiteur retrouve des lampes à huile aux décors byzantins, et des croix en ivoire et en os. 

Les pièces byzantines qui y sont exposées ne proviennent pas seulement du monastère d’Al-Tor, quelques-unes sont prises aussi du port fatimide d’Al-Kilani à travers lequel passaient les pèlerins chrétiens se rendant en terre sainte jusqu’à la fin de l’époque médiévale. Autres objets : beaucoup d’assiettes de porcelaine chinoise dont quelques-unes sont ornées de dessins en bleu ciel. D’autres sont fabriquées de pure glaise verte. Outre la Chine, l’exposition renferme des récipients espagnols, grecs, chypriotes et italiens. En plus de ces pays se distinguent ceux de l’Empire ottoman portant comme marque le lieu de la fabrication, et parfois encore, le nom de l’artisan. Autre particularité : la quantité de chichas mameloukes de divers volumes et ornementations qui y sont présentées.

Autres belles œuvres, les monnaies remontant au règne d’Al-Zaher Beibars et à l’époque du sultan Hussein Al-Kamel. A côté de cette collection est représenté le plus ancien dinar en or découvert dans toute la péninsule du Sinaï. « Du règne du calife Haroun Al-Rachid, cette pièce est datée de 181 de l’hégire (VIIIe siècle) », ajoute Rihane. Cette précieuse pièce a été révélée à Ras Raya, le troisième site islamique d’Al-Tor. Un autre dinar en or de l’époque abbasside, avec des inscriptions coufiques, y est aussi représenté ainsi que plusieurs autres pièces de l’époque fatimide de porcelaines polychrome et monochrome, des lampes d’huile décorées et des boîtes de fard .

Doaa Elhami

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