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 Semaine du 15 au 21 août 2007, numéro 675

 

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Kosovo . La troïka russo-américano-européenne n’a pas réussi à trouver un compromis lors de la première navette diplomatique dans la province, chacun des protagonistes campant sur ses positions.

Un compromis encore lointain

Soucieux de mettre fin à l’épineux dossier de l’indépendance du Kosovo, trois médiateurs internationaux : russe, allemand et américain, ont terminé, dimanche, sans progrès notable, leur première navette diplomatique Belgrade-Pristina visant à trouver un compromis sur le statut de cette province. Déjà, les chances de succès de cette troïka étaient minces car Serbes et Kosovars campent toujours sur des positions diamétralement opposées. A Pristina comme à Belgrade, l’Américain Frank Wisner, l’Allemand Wolfgang Ischinger, et le Russe Alexandre Botsan-Khartchenko n’ont pu que constater le fossé qui sépare les protagonistes du dossier en suspens depuis le démantèlement de la Yougoslavie au début des années 1990. Alors que les Kosovars veulent accéder dès cette année à l’indépendance, la Serbie refuse de renoncer au Kosovo même si elle en a perdu le contrôle à la fin du conflit de 1998-1999 au profit de l’Onu. « A l’évidence, ce n’est pas une mission très facile », a admis, dimanche, M. Ischinger après les entretiens avec les dirigeants kosovars. « Je n’ai pas d’illusion et je me rends compte de la difficulté de cette mission », a renchéri M. Botsan-Khartchenko.

A Belgrade, les dirigeants serbes ont affirmé, vendredi à la troïka, qu’ils refusent toute forme d’indépendance du Kosovo et insistent sur « la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Serbie ». Peu disposé à céder d’un iota sur la question de l’indépendance, le premier ministre kosovar, Agim Ceku, a réaffirmé, samedi, pour sa part, que son objectif était de parvenir à l’indépendance dès cette année. « L’indépendance est une question non négociable. Ce n’est pas une offre à discuter ». Contrairement à Belgrade, les Kosovars estiment que le plan de M. Martti Ahtisaari, le médiateur de l’Onu, doit être la base des prochaines discussions qui doivent durer 120 jours avant que la troïka ne rende un rapport final le 10 décembre prochain au secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon.

En effet, le dossier kosovar est revenu au Groupe de contact (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie) après le refus de Moscou, allié traditionnel de la Serbie, de voter au Conseil de sécurité une résolution favorable à une indépendance contrôlée, comme l’avait préconisé M. Ahtisaari, après des négociations infructueuses entre Belgrade et Pristina.

Face à cette impasse, le Groupe de contact a opté pour une navette diplomatique entre Belgrade et Pristina, mais la Serbie a demandé des négociations directes. Alors que Washington et l’Union européenne souhaitent que les nouvelles négociations ne dépassent pas les 120 jours, Moscou et Belgrade estiment qu’elles ne doivent pas être limitées dans le temps.

A la recherche d’un compromis introuvable, la troïka a souligné, à l’issue de sa navette, que toutes les options étaient envisageables même celles qui étaient exclues par le Groupe de contact, telle l’éventualité d’un partage du Kosovo entre Serbes et Kosovars, s’il était accepté par les deux parties. Selon les analystes, la partition pourrait être l’unique moyen de sortir de l’impasse sur le statut du Kosovo. « Tout nouveau report des démarches visant à déterminer le statut définitif du Kosovo aurait des conséquences négatives sur la région. Le statu quo dans cette province a toujours été une aubaine pour le crime organisé et la mafia multi-ethnique », estiment la plupart des experts, ajoutant qu’il s’agit d’une ultime chance au dialogue avant que Washington et les pays de l’Union européenne ne reconnaissent l’indépendance de la province contre le gré de Moscou et de Belgrade.

Maha Al-Chirbini

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