Al-Ahram Hebdo, Egypte |Farkhonda Hassan, « Discuter les idées reçues »
  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 7 au 13 mars 2007, numéro 652

 

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Egypte

Entretien. Farkhonda Hassan, la secrétaire générale du Conseil national de la femme, évoque la stratégie appropriée pour réaliser l’égalité hommes-femmes aux niveaux économique, sanitaire et éducatif.

« Discuter les idées reçues »

Al-Ahram Hebdo : Depuis sa création, le Conseil national de la femme a œuvré pour la promotion de la participation politique des femmes. Quelle est l’origine de cette initiative ?

Farkhonda Hassan : Dans son programme électoral, le président Hosni Moubarak a noté que la participation politique des femmes était toujours très faible, et a souligné l’importance de garantir une représentation minimale des femmes au Parlement et dans les conseils locaux. Dans la même perspective, Mme Suzanne Moubarak, également présidente de notre Conseil, a lancé un projet intitulé « Vers une performance distinguée des parlementaires égyptiennes ». Ce projet, mené en coopération avec le Fonds des Nations-Unies pour le développement, assure, entre autres, des stages de formation politique aux femmes égyptiennes.

— Les femmes sont-elles conscientes de l’importance de leur participation dans le débat actuel sur la réforme constitutionnelle ?

— Pour éveiller cette prise de conscience, le Conseil a organisé une série de conférences qui ont pour objet la réforme constitutionnelle, animées par des représentants des divers partis politiques, des parlementaires et des activistes de la société civile. Ces conférences ont permis aux femmes de débattre et de se construire un avis relatif aux amendements proposés. D’autres réunions ont été organisées avec des journalistes de la radio, de la télévision et de la presse écrite pour un échange de vues relatif à ces amendements, notamment ceux qui concernent la représentativité des femmes au Parlement.

— Puisque vous avez mentionné les médias, ceux-ci jouent parfois un rôle négatif en renforçant des stéréotypes défavorables aux femmes. Comment éviter cela, d’après vous ?

— Cela, en effet, est très important. Pour améliorer l’image des femmes dans les médias, le Conseil a signé un accord avec l’Unicef pour la création d’un observatoire dont le rôle serait d’assurer un suivi et une analyse des idées — positives ou négatives — relayées par les médias et qui ont trait aux femmes. L’idéal serait de parvenir à ne diffuser qu’une image réelle reflétant le rôle des femmes égyptiennes dans le développement économique, social et politique de leur pays. Il faut également discuter les idées reçues et qui souvent entravent l’amélioration de la condition féminine.

— Quels seraient les thèmes de la prochaine conférence du Conseil prévue le 15 mars ?

— Cette conférence de trois jours vise avant tout à discuter la stratégie appropriée pour réaliser l’égalité hommes-femmes aux niveaux économique, sanitaire et éducatif. Les deuxième et troisième jours seront consacrés à l’impact des amendements constitutionnels sur l’amélioration de la participation politique des femmes.

— Outre la politique, quels sont, d’après vous, les défis qui entravent l’intégration économique des femmes ? Et quels sont les efforts du Conseil dans ce domaine ?

— Il y a notamment les problèmes ayant trait au marketing des produits issus de leurs projets, à la bureaucratie, ainsi qu’au revenu qui souvent est très décourageant. Le Conseil, de son côté, aide à remédier à cette situation à travers la création d’offres d’emploi pour les femmes. Le Conseil aide les femmes dans la création de micro-projets et leur assure une assistance dans la commercialisation de leurs produits. Le Conseil porte également un intérêt spécial à l’éducation des femmes, à leur formation professionnelle et à leur protection sociale.

— Cela dit, beaucoup accusent le Conseil d’accorder peu d’intérêt aux femmes pauvres ...

— Rappelons que le Conseil national de la femme a adopté un programme global pour le développement des femmes pauvres dans quatre villages situés dans le gouvernorat de Minya. Ce n’est qu’une première étape et le programme est destiné à être étendu à toutes les villes et aux villages d’Egypte. En effet, il s’agit d’un projet global pour le développement de la situation économique, sanitaire et éducative des femmes. Nous aidons donc à employer les femmes dans des projets utilisant des technologies simples et leur permettre ainsi de contribuer à l’activité économique de leur village. D’autres aides, comme les programmes d’alphabétisation, les micro-crédits, l’assistance administrative et juridique aident à réaliser le grand objectif qui est de réduire la pauvreté.

Soulignons aussi un autre domaine d’activité du Conseil, celle relative au soutien des femmes sans abri. Ceci concerne les femmes divorcées, les veuves, les victimes de la violence conjugale, ainsi que celles qui s’adonnent à la mendicité. Le Conseil collabore avec le ministère de la Solidarité sociale et beaucoup d’ONG pour la construction de centres d’accueil destinés à ces catégories de femmes .

Propos recueillis par Magda Barsoum

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