Al-Ahram Hebdo, Egypte | Les Frères hors jeu
  Président Salah Al-Ghamry
 
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 Semaine du 7 au 13 mars 2007, numéro 652

 

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Egypte

Révision de la Constitution. Exclus de la commission chargée de formuler les amendements les députés de la Confrérie s’élèvent contre « l’hégémonie » exercée par le PND.

Les Frères hors jeu

« Plus de 20 % des membres du Parlement ont été écartés de la commission parlementaire chargée de rédiger les amendements de la Constitution. Nous nous demandons pourquoi », critique Gamal Hanafi, député des Frères. Au-delà, l’annonce en fin de semaine dernière de la composition de la commission en question a soulevé un déluge de critiques. Ni les Frères musulmans (qui disposent de 88 députés sur 454) ni les indépendants n’en faisaient partie. En conséquence, les Frères et les indépendants ont annoncé qu’ils suspendraient leur participation aux débats s’ils n’étaient pas représentés au sein de cette commission. Cette dernière est formée presque exclusivement de députés du Parti National Démocrate (PND). Un seul député du néo-Wafd (Mahmoud Abaza) y est représenté. Dans un communiqué, les Frères dénoncent un « complot » et s’élèvent contre « l’hégémonie » exercée par le parti au pouvoir. Bien entendu, ce comité gouvernemental jusqu’à la moelle ne va pas prendre en compte les propositions formulées par l’opposition et les indépendants durant les précédentes semaines. « Ceci signifie clairement que l’amendement a été préparé d’avance dans les cuisines du PND et que l’on nous prend pour des idiots », s’insurge Saad Al-Husseini, député des Frères.

En 2005, le président Moubarak avait autorisé l’amendement de l’article 76 de la Constitution de manière à permettre l’élection du président de la République au suffrage universel parmi plusieurs candidats. Cet amendement, qui a donné lieu aux premières élections présidentielles pluralistes de l’histoire de l’Egypte, a été jugé insuffisant par l’opposition, qui exigeait notamment une limitation des pouvoirs et du mandat du président, et la levée des restrictions imposées aux partis politiques (qui devaient détenir au moins 5 % des sièges au Parlement pour pouvoir présenter un candidat à l’élection présidentielle). Le 26 décembre dernier, Moubarak demandait au Parlement d’amender 34 articles de la Constitution afin de « donner plus de liberté aux partis politiques, et de réaliser un équilibre entre les pouvoirs législatif et exécutif ».

Depuis, les amendements proposés ont été soumis au débat à l’Assemblée. La commission contestée (formée pour rédiger la forme finale de l’amendement qui sera soumise à un référendum) est présidée par Amal Osmane, adjointe du président du Parlement, et comprend plusieurs ténors du PND, comme Abdel-Ahad Gamaleddine et Kamal Ahmad. « Ce qui se produit est exactement la même chose que lors des discussions sur l’article 76. Nous avons eu des séances de discussions et à la fin, le gouvernement n’en a pas tenu compte », lance Saad Al-Husseini.

Abdel-Ahad Gamaleddine, chef de la majorité PND, s’élève face aux critiques acerbes des Frères. « Les Frères ont refusé dès le début l’amendement dans son ensemble. Pourquoi veulent-ils faire partie de la commission de rédaction ? », s’interroge-t-il. Quant au président de l’Assemblée, Ahmad Fathi Sourour, il a indiqué que les Frères « ne représentent pas une entité » et qu’il n’y a pas lieu donc qu’ils soient représentés au sein de la commission.

Les Frères, tout comme l’opposition traditionnelle, exigent un certain nombre de mesures, comme la surveillance judiciaire totale des élections et la limitation du mandat du président de la République. Ils s’opposent à la promulgation d’une loi antiterroriste en remplacement de l’état d’urgence. Les députés de la majorité assurent que l’on se dirige vers l’instauration d’une condition de 3 % au lieu de 5 % pour les partis politiques qui désirent présenter des candidats aux élections présidentielles et la formation d’un haut comité indépendant formé de juges et de personnalités publiques. Il est probable également que le scrutin électoral de liste soit adopté ainsi que l’interdiction de tout parti à caractère religieux. Il reste la question du mandat du président, qui, probablement, restera inchangée .

Sabah Sabet

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