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 Semaine du 14 au 20 mars 2007, numéro 653

 

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Mauritanie . Un deuxième tour des présidentielles le 25 mars devra départager Sidi Ould Cheikh Abdellahi et Ahmed Ould Daddah.

Vers la fin de la transition politique

C’est le 25 mars que sera tenu le second tour des présidentielles pour départager Sidi Ould Cheikh Abdellahi et Ahmed Ould Daddah. Ni l’un ni l’autre n’ont réussi à obtenir les 50 % nécessaires pour être élu président de la Mauritanie dès le premier tour. Selon des résultats portant sur 86 % des suffrages exprimés, et publiés lundi par le ministère de l’Intérieur, M. Abdallahi a obtenu 22,76 % des voix et son adversaire le talonne avec 21,46 %. Selon le ministre de l’Intérieur, Ahmed Ould Mohamed Lemine, « à la clôture des bureaux de vote, un taux de participation de plus de 60 % a été enregistré sur l’étendue du territoire national ». Cela « dénote de l’intérêt des citoyens à cette première et historique élection présidentielle véritablement démocratique », a-t-il souligné.

Sidi Ould Cheikh Abdellahi, 69 ans, est soutenu par une coalition majoritaire au Parlement, regroupant notamment l’ancienne majorité présidentielle au pouvoir avant le coup d’Etat. Il a été plusieurs fois ministre et se présente comme « le président qui rassure ». De son côté, Ahmed Ould Daddah, 65 ans, opposant historique, deux fois candidat malheureux à la présidence lors de scrutins dont il a contesté la régularité, prône le changement.

Sidi Ould Cheikh Abdellahi et Ahmed Ould Daddah étaient opposés dans cette élection à 17 autres candidats. Aucun de ces nombreux candidats n’avait vraiment réussi à prendre le dessus pendant les deux semaines de campagne, qui se sont terminées vendredi à minuit. Néanmoins, trois d’entre eux semblaient favoris pour présider ce pays pauvre et presque désertique, dont les deux candidats qui s’opposeront au deuxième tour. Le troisième était le benjamin des candidats, Zeine Ould Zeidane, dont le projet de moderniser le pays, en s’appuyant notamment sur son expérience en tant qu’ancien gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie, lui a permis d’atteindre la troisième position dans les résultats.

Un garde a été tué cette semaine à Kaedi, au sud de la Mauritanie, par des hommes armés qui ont tiré sur la préfecture, où se déroulaient des opérations de décompte. Pourtant, la campagne s’était achevée sans incident majeur, selon le président de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), Cheikh Sid Ahmed Ould Babamine, qui avait déclaré : « Jusqu’à présent, la campagne s’est déroulée dans de très bonnes conditions », « Tout est en place pour un bon déroulement des opérations de vote ». Près de 2 400 bureaux de vote étaient ouverts pour que les Mauritaniens puissent voter dimanche, sous le regard attentif d’environ 300 observateurs internationaux, et avec le système du bulletin unique pour tenter d’éviter les fraudes liées à des intimidations.

Le président sortant, Ely Ould Mohamed Vall, s’était lui aussi félicité du bon déroulement de la campagne. « La campagne s’est passée dans le calme absolu et sans le moindre incident jusqu’à aujourd’hui. L’ensemble des candidats et des supporters ont cohabité d’une manière admirable et remarquable », avait-il déclaré. Celui-ci avait défendu son pays face aux critiques émises par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Celui-ci avait critiqué début mars le « système démocratique à partis politiques » suivi par Nouakchott et par certains pays « sous emprise occidentale », qualifiant les Mauritaniens de « peuple de bédouins, pauvre et fatigué ». « Nous, Mauritaniens, sommes bédouins et en sommes très fiers. Nous sommes nomades et en sommes très fiers. Nous sommes ce que nous sommes et en sommes très fiers », « Nous sommes en train de maîtriser notre destin, de travailler pour l’avenir. C’est cela l’important », a répondu le colonel Vall.

Le colonel Vall est président depuis que la junte militaire qu’il dirige a renversé l’ancien président en 2005. Il avait alors promis de mettre en place un processus démocratique, comprenant des élections présidentielles dans les deux ans. Conformément à sa promesse, ni lui ni aucun des membres de la junte ne se sont présentés à la présidentielle.

L’élection de dimanche est présentée comme le premier scrutin véritablement démocratique depuis l’indépendance obtenue en 1960. Le second tour prévu, pour le 25 mars, sera aussi une première dans l’histoire de la Mauritanie.

Julie Durand

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