La guerre arrive à sa fin

Ibrahim Nafie

Le Conseil de sécurité, à l'unanimité, a promulgué la résolution 1 701 appelant à « la cessation des hostilités » entre le Hezbollah et Israël. Selon la résolution, le Hezbollah doit cesser immédiatement toutes ses attaques, et Israël doit cesser immédiatement toutes ses opérations militaires. La résolution stipule également la souveraineté totale de l'Etat libanais sur tout son territoire en plus du déploiement de l'armée libanaise au sud, parallèlement au retrait des troupes israéliennes des territoires qu'elles ont occupés.

Le texte prévoit aussi le renforcement de la Force Intérimaire des Nations-Unies au Liban (Finul), dont les effectifs passeront à 15 000 hommes. D'un autre côté, la résolution 1 701 n'a rien mentionné concernant l'échange des prisonniers, tout en faisant allusion aux fermes de Chebaa dans le prélude de la résolution mais sans y revenir dans les clauses. Il est clair qu'avec la promulgation de cette dernière résolution du Conseil de sécurité, qui stipule la cessation des hostilités sans donner à aucune des 2 parties les prérogatives du vainqueur, une nouvelle phase commencera dans la région et en Israël. Là, de nombreux doutes sont exprimés autour des capacités de l'armée israélienne à faire face à des troupes bien formées et qui combattent avec beaucoup de détermination pour défendre leurs terres. En effet, d'importants différends règnent au sein du gouvernement israélien. La gauche commence à parler d'une guerre qui n'avait aucune justification et qui a causé d'énormes pertes du côté israélien. Quant à la droite, elle tente d'exploiter l'occasion pour revenir pleinement au pouvoir. De plus, le président du Likoud, Benyamin Netanyahu, commence à agir en vue de renverser le gouvernement et d'appeler à des élections parlementaires anticipées après avoir longuement parlé de « la honte » qu'ont subie l'armée et le gouvernement à cause des combats avec le Hezbollah.

Il est donc clair que dans les mois à venir, la région connaîtra d'importantes mutations qui influenceront toutes les conjonctures autant régionales que mondiales.