Al-Ahram Hebdo, Opinion | Salama A. Salama, Une image noire
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 Semaine du 16 au 22 août 2006, numéro 623

 

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Opinion

Une image noire

Salama A. Salama

L’Espagne est l’Etat européen le plus proche de l’espace arabe, dans ses dimensions géographiques, historiques et culturelles. Mais dès qu’on approche de ses frontières avec le Maghreb, et donc du monde arabe, on ressent que les événements sanglants qui s’y déroulent n’attirent pas beaucoup l’attention du monde extérieur, en général, et de l’Europe, en particulier. On peut même dire qu’un isolement est imposé au monde arabe. Effectivement, de nombreux faits prouvent que l’Europe s’est totalement alignée sur Washington en ce qui concerne les questions arabes comme la cause palestinienne, l’Iraq, le dossier nucléaire iranien ou la question de l’instauration de la démocratie.

En surface, il peut sembler que l’Europe possède quelques réserves envers la politique américaine en Iraq et la violation des droits de l’homme dans les prisons de Abou-Gharib et de Guantanamo. Il en est de même pour ce qui est de l’utilisation des espaces aériens européens pour faire transiter des prisonniers vers les Etats-Unis où ils seront interrogés ou torturés. Mais ceci n’empêche pas l’Europe de suivre les lignes politiques américaines.

Les Espagnols, par nature, sont plus clairs et plus sincères quand ils s’adressent au monde arabe. A la tête de la politique étrangère en Espagne, il y a un personnalité éminente. En effet, M. Moratinos a passé de longues années sur le dossier palestinien. A Madrid, première capitale à avoir pris la décision de retirer ses forces de l’Iraq, on ne peut que ressentir que le monde est fatigué par la cause des Arabes et par leur incapacité de régler leurs problèmes. Pour une raison ou une autre, les Arabes ont réussi à s’attribuer la responsabilité du terrorisme. Et les Etats-Unis et Israël ont réussi à attribuer le mot « terrorisme » à tout ce qui est arabe. Ajoutons aussi les problèmes de l’immigration clandestine qui afflue vers l’Europe par le Sud de la Méditerranée. D’un autre côté, le monde ne s’est pas beaucoup penché sur les massacres commis au Darfour ou sur les guerres en Somalie et en Afrique de l’Est.

Une image noire d’un monde arabe angoissé et déchiré s’est alors ancrée dans l’opinion internationale. Et il semble que personne ne soit disposé à tenter de changer ce qui est immuable. Par exemple, un sentiment se répand dans le monde selon lequel les Arabes ne s’intéressent pas à la misère vécue par les Palestiniens. Il y a aussi l’absence d’une position arabe claire pour ce qui est de l’Iraq et du dossier nucléaire iranien. Sans oublier le recul remarquable sur la voie de la réforme démocratique dans le monde arabe. C’est là une des raisons de l’échec du dialogue euro-méditerranéen autour de la politique de voisinage, considérée comme la pierre d’angle de tous les accords de partenariat entre l’Union européenne et l’Egypte.

Peut-être que les Arabes ne s’intéressent pas à la façon dont le monde regarde leur région. Mais il est sûr que cette région est devenue une marée de problèmes, de guerres et de sous-développement. Des solutions devraient être proposées de l’extérieur. Ou bien le monde arabe sera laissé à son destin fatal après l’épuisement de ses ressources pétrolières .

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