Al-Ahram Hebdo,Environnement | Avant qu’il ne nous rende visite
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 Semaine du 16 au 22 août 2006, numéro 623

 

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Environnement

SMOG. L’incinération des déchets agricoles est l’une des principales causes du phénomène. Des plans sont mis en place par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement pour l’éviter.

Avant qu’il ne nous rende visite

Il y a sept ans maintenant que le smog pourrit la vie des Cairotes à chaque rentrée. Les causes sont multiples : les conditions atmosphériques, les pots d’échappement des véhicules, les émanations des différentes usines, mais aussi et surtout l’incinération en plein air des déchets, en général, et des déchets agricoles, en particulier, notamment la paille de riz. « Nous ne savons pas quoi faire avec la paille. L’année dernière, nous l’avons brûlée, car franchement nous n’avions pas d’autre alternative », raconte avec dépit Ahmad Mohamad, propriétaire de terrains de culture de riz, dans le gouvernorat de Daqahliya. Selon lui, son village aurait besoin de 40 compresseurs pour subvenir aux besoins des terrains cultivés en riz, mais les responsables ne leur en ont fourni qu’un seul ... « Nous voulons absolument nous débarrasser de la paille, par n’importe quel moyen, afin de préparer la terre à la nouvelle culture. Il n’est un secret pour personne que ce sont les responsables des associations agricoles eux-mêmes qui nous conseillent de la brûler, et nous fixent même les horaires auxquels nous devons le faire pour éviter les procès-verbaux », assure-t-il.

Du coup, tout le monde brûle en même temps et le problème prend des dimensions plus importantes. Si l’incinération n’est pas conseillée et la compression la solution idéale, l’insuffisance des compresseurs vient poser un autre problème. Tout intéressé par la compression doit attendre son tour ... Ahmad Mohamad indique que même s’il peut attendre son tour pour compresser la paille avec les appareils prévus à cet effet par le gouvernement, qui propose des tarifs intéressants, le service n’est pas satisfaisant. « Il existe des compresseurs appartenant au secteur privé, les frais sont plus élevés, mais le service est meilleur ».

« La plupart des compresseurs fournis par le gouvernement ne fonctionnent pas comme il faut ou tombent en panne après une semaine de travail », ajoute un fellah de Daqahliya ayant requis l’anonymat. Cependant, tout le monde n’a pas les moyens de se payer les services du secteur privé. De plus, les propriétaires des terrains sont mal informés sur la manière de profiter des quantités de paille compressées. Ils ne savent pas que celle-ci peut être transférée vers les industries de papier ou les industries qui préparent le fourrage pour le bétail.

D’une pierre deux coups

Le ministère de l’Environnement, en coopération avec le ministère de l’Agriculture, a donc cette année voulu prendre les devants et faire d’une pierre deux coups : régler le problème du smog et fournir des emplois aux jeunes. L’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE), à travers son Fonds de protection de l’environnement, exécute en effet actuellement un projet écologique qui consiste à vendre les compresseurs de paille à des jeunes diplômés, qui se chargeront de les faire fonctionner, grâce à des crédits du Fonds social pour le développement, de la Banque de développement et du crédit agricole, de la Banque Nasser en coopération avec les ministères de l’Agriculture et de la Défense, et du secteur privé.

« Le jeune se procure des crédits pour acheter le compresseur auprès du Fonds de protection de l’environnement, et la Banque de développement et du crédit agricole complète les mesures bancaires nécessaires. Une fois les conditions remplies, le ministère de l’Environnement offre au jeune intéressé une somme de 14 000 L.E. à titre de donation qui ne sera pas remboursée. Le reste du prix du compresseur, c’est-à-dire 40 000 L.E. (Le prix d’un compresseur s’élève à 54 000 L.E.), sera remboursé sur 5 ans avec un taux d’intérêt de 6 à 7 % », explique Magued Georges, ministre de l’Environnement.

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, Amin Abaza, et le représentant de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture dépendant des Nations-Unies (FAO) au Caire, M. Ahmad Al-Chikhawi, viennent de signer un accord sur un nouveau projet visant la gestion saine de la paille de riz en vue de la protection de l’environnement. Le projet, dont le budget s’élève à 278 000 dollars, sera financé à travers le programme de coopération technique de la FAO.

Abaza a déclaré que ce projet réalise des objectifs de développement à long terme, comme celui de tirer un meilleur profit de la paille de riz, réduire la pollution de l’air, améliorer l’environnement, augmenter la fertilité du sol et améliorer les revenus des agriculteurs. Vœux pieux ? En tout cas, il n’y a rien qui ne nécessite quelques mois, voire quelques années d’expérience. Quoi qu’il en soit, le citoyen, qui souffre du smog tous les ans au mois de septembre, attend beaucoup de ce plan. D’autres projets avaient été appliqués. Ils ont réduit l’ampleur du phénomène, mais n’ont pas réussi à l’éradiquer. Ce ne devrait pas non plus l’être pour cette année.

Dalia Abdel-Salam

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