Al-Ahram Hebdo, Egypte | Le Caire et Téhéran appellent au respect du cessez le feu
  Président Salah Al-Ghamry
 
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 Semaine du 16 au 22 août 2006, numéro 623

 

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Egypte

Diplomatie. Le président Moubarak s’est entretenu dimanche à Alexandrie avec Manouchehr Mottaki, le ministre iranien des Affaires étrangères, sur la situation au Liban et le dossier nucléaire iranien.

Le Caire et Téhéran appellent
au respect du cessez-le-feu

La visite du chef de la diplomatie iranienne, dimanche dernier à Alexandrie, est intervenue un jour après l’annonce par l’Onu d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban. Cette visite revêtait une importance particulière en raison des liens entre Téhéran et le Hezbollah. Le responsable iranien s’est entretenu avec le président Moubarak pendant plus de trois heures. Il a ensuite tenu une conférence de presse conjointe avec son homologue Ahmad Aboul-Gheit durant laquelle il a affirmé que son pays « respectait les décisions du gouvernement libanais » qui a approuvé samedi la résolution 1 701 du Conseil de sécurité de l’Onu appelant à un arrêt des hostilités au Liban.

La visite de Mottaki s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’Egypte pour tenter de mettre fin à la crise au Sud-Liban. « L’Iran est l’un des principaux parrains du Hezbollah libanais. Il peut jouer un rôle important grâce à son influence sur ce parti », explique une source diplomatique qui a requis l’anonymat. Elle affirme que Le Caire, qui ne partage pas le point de vue iranien sur l’aventurisme du Hezbollah, a essayé de convaincre Téhéran d’exercer son influence sur le parti chiite pour qu’il cesse ses attaques sur Israël après l’annonce du cessez-le-feu. « L’Egypte a des intérêts dans la région et déploie des efforts énormes pour apaiser la tension entre les Israéliens et les Arabes », ajoute la source rappelant que le président Moubarak avait dénoncé l’aventurisme du Hezbollah, qui a capturé le 12 juillet dernier deux soldats israéliens, ce qui a provoqué l’offensive du Tsahal au Liban. L’Egypte estime nécessaire d’appliquer les résolutions de l’Onu dont la 1 559, qui exige le désarmement du Hezbollah. C’est ce qu’a laissé entendre Ahmad Aboul-Gheit, affirmant que l’Egypte « a son point de vue sur la manière dont cette affaire a débuté ». Et d’ajouter : « Je pense que le ministre iranien a compris le point de vue et la position de l’Egypte ». En fait, Le Caire veut placer la balle dans le camp israélien après la résolution 1 701. « Israël doit respecter dès maintenant un cessez-le-feu immédiat afin de permettre l’application de l’accord politique atteint grâce à des efforts importants », a déclaré Aboul-Gheit. « La première condition de cet accord politique est le retrait total de l’armée israélienne de toutes les régions libanaises où elle est entrée depuis le début de la crise, afin de permettre à l’armée libanaise de contrôler la situation dans le sud du pays », a-t-il ajouté. Pour sa part, Manouchehr Mottaki a affirmé que l’Iran soutient toute décision du gouvernement libanais.

L’Egypte et l’Iran ont appelé au respect du cessez-le-feu entré en vigueur lundi au Liban. « Nous nous concentrons actuellement sur le cessez-le-feu et nous appelons les parties à le respecter, comme nous exhortons la communauté internationale à exercer des pressions en ce sens », a déclaré le chef de la diplomatie. Il a indiqué que les deux pays convenaient de la nécessité d’un retrait israélien rapide du Liban. Le président Moubarak avait déclaré que les discussions entre l’Egypte et l’Iran ont porté sur la nécessité pour les pays de la région, dont l’Iran, et pour les autres pays concernés, notamment les membres permanents du Conseil de sécurité, d’adopter des positions constructives. Le chef de l’Etat a estimé que la résolution 1 701 manque d’équilibre sur plusieurs points. Il a cependant accueilli le texte comme un premier pas dans la bonne direction.

En ce qui concerne le dossier nucléaire iranien, le président Moubarak a déclaré : « Nous voulons garder la porte du dialogue diplomatique ouverte entre l’Iran et les six pays qui lui ont fait l’offre actuelle ». L’Iran s’est engagé à répondre le 22 août à une offre des grandes puissances visant à ce qu’il suspende son enrichissement d’uranium. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a adopté le 31 juillet dernier une résolution exigeant que l’Iran suspende toutes ses activités liées à l’enrichissement d’uranium d’ici au 31 août.

Chérif Ahmed

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