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 Semaine du 16 au 22 août 2006, numéro 623

 

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Arts

Événement . L’Association Tohoti (Thot) organise chaque année un festival culturel pour célébrer la Fête du Nil. Elle investit cette fois le thème du fleuve légendaire à travers multiples activités et concours.

Le Nil pour inspiration

Fondée à Alexandrie le 10 juin 1997, l’Association civile Tohoti (Thot) pour les études égyptiennes organise depuis un festival annuel pour célébrer la Fête pharaonique du Nil (Saison des crues). Une manière de rappeler la vénération que l’Egypte antique vouait au fleuve, en lui sacrifiant ses plus belles filles, croyant ainsi avoir droit à une bonne moisson.

Cette année, comme pour les éditions précédentes, le festival se déroule durant tous les mois d’août et de septembre, ajoutant cette fois-ci des concours d’art et de culture pour enfants et jeunes entre 9 et 25 ans.

Tohoti a essayé d’élargir son réseau de contacts par le biais de plusieurs annonces publiées dans la presse, toutes tendances confondues. Elle accueille ainsi plus de 2 000 candidats intéressés par les concours ayant tous le Nil comme thème favori.

L’association ne tardera pas en effet à afficher des posters, un peu partout, notamment dans les centres culturels et artistiques d’Alexandrie, pour mieux annoncer l’événement. Car les activités du festival se passeront entre le palais du Tazawoq, le Centre de la création d’Alexandrie, le Centre des jésuites et celui de Suzanne Moubarak. Et ce, sans oublier la participation d’un nombre de clubs estivaux, d’écoles, d’universités et d’ONG. « Le règlement de l’association ne nous permet pas de recevoir des donations étrangères. Ceci dit, notre agenda est tout à fait égyptien », signale la réalisatrice Attiyat Al-Abnoudi, présidente de l’association.

En d’autres termes, le festival est entièrement financé par des Organisations non gouvernementales et par certains ministères. « Le ministère de l’Agriculture par exemple offre des excursions aux lauréats pour visiter des sites touristiques liés au Nil », ajoute Attiyat Al-Abnoudi.

Le festival organise des compétitions de peinture, dessin sur asphalte, lecture de poésies et discussions scientifiques sur la santé et la pollution. Cela sans omettre les soirées musicales, prévues au programme. La compétition de dessin sur asphalte Dessine tes rêves occupera en effet l’immense terrain vague situé face à la faculté de commerce d’Alexandrie. Chaque participant est invité à s’inspirer du Nil à sa manière, se servant de la peinture ou de la craie. Les dessins réalisés seront ensuite évalués par l’artiste alexandrin Esmat Dawestachi. Il en est de même pour la compétition de peinture à l’huile Touche, pinceau et couleurs, surveillée par l’artiste Fatma Al-Arargui.

« C’est notre façon de faire voir le Nil de manière différente et de lui affilier les jeunes. On veut dire que le fleuve peut toujours constituer une source d’inspiration qui nous fait retourner aux racines, à l’identité purement égyptienne », indique Attiyat Al-Abnoudi. Et à Hamdi Abou-Kéla, membre du conseil d’administration, d’ajouter : « J’accepte la participation d’un enfant de 7 ans qui compose des vers moyens, mais qui peut me surprendre de par l’originalité de ses idées ».

Cette année, il est prévu que la chorale des enfants d’Alexandrie se produise en concert, présentant les plus belles poésies de Sayed Hégab, intitulé L’Egypte, le don du Nil. Il s’agit en effet d’une chorale d’enfants de 7 ans, qui sont à la toute première édition. « Maintenant, ils ont réussi à former une troupe de jeunes nommée Moga (Vague) », précise Kéla.

Parmi toutes ces activités prévues, une lacune cependant : aucune projection de documentaires n’est envisagée, alors que la présidente est une documentariste chevronnée. « Après Les sources du soleil de Jean Fini projeté dernièrement, on ne trouve pas d’autres documentaires sur le Nil. Nous ne pouvons pas en tant qu’association civile, financer un réalisateur. Nous ne sommes pas une boîte de production », réplique Attiyat Al-Abnoudi, qui essaye de trouver d’autres films en fouillant dans les archives du Haut Conseil de la culture.

Névine Lameï

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Le 22 août, exposition des œuvres lauréates, à l’Atelier d’Alexandrie. Le 11 septembre, concert de la troupe Moga, au Centre de la création d’Alexandrie.

Le 13 septembre, colloque sur Le Nil, le Sahara et le développement, au palais d’Al-Tazawoq, par Samer Al-Moufti.

 




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