Egypte-France. Les filières françaises dans les facultés constituent un apport de qualité aux universités égyptiennes.

Un pôle universitaire francophone

L’espace universitaire francophone en Egypte comprend également six filières francophones dans les universités égyptiennes. Une manière de marquer une coopération étroite entre les deux pays et surtout une présence française au cœur même des prestigieuses universités égyptiennes, de quoi seconder leurs efforts de modernisation et de développement. Avec l’Université Française d’Egypte (UFE), l’Université Senghor à Alexandrie et l’Institut universitaire de formation des professeurs du Caire, ils étaient ainsi 1 200 étudiants à la rentrée de septembre 2005 ... L’Institut du Droit des Affaires Internationales (IDAI), au sein de l’Université du Caire, délivre des doubles diplômes allant du DEUG en droit des affaires à la licence, la maîtrise et le magistère. 230 étudiants fréquentent l’IDAI lors de l’année 2005-2006. L’IDAI est d’autant plus important que les liens juridiques entre l’Egypte et la France datent de très loin et font partie de cette modernité égyptienne née des efforts et des espoirs de l’époque égyptienne des lumières. L’IDAI, émanation du consortium de trois prestigieuses universités françaises, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris II Panthéon-Assas et Paris-Dauphine, a clairement vocation à s’intégrer dans cette vague de coopération interculturelle.

La Filière d’Economie et de Sciences Politiques (FESP) de l’Université du Caire propose une licence égyptienne en sections économie ou sciences politiques, et un Master d’Etudes Euroméditerranéennes.

Le Département de Gestion et de Commerce International (DGCI) de l’Université d’Aïn-Chams délivre six diplômes, dont quatre français (Diplôme universitaire de management, maîtrise de sciences de gestion, DESS de contrôle de gestion et audit, MBA International Paris), et deux diplômes égyptiens (licence de commerce, certificat de magistère). 185 étudiants fréquentent le DGCI cette année universitaire 2005-2006.

La filière d’égyptologie au sein de l’Université du Caire propose une licence et une maîtrise égyptiennes d’égyptologie. Quinze étudiants la fréquentent en 2005-2006.

La filière de journalisme de l’Université du Caire dispense un Diplôme égyptien d’Etudes Spécialisées (DES) de journalisme. Vingt étudiants s’y forment en 2005-2006.

Moins connue est la filière d’agroalimentaire de l’Université d’Alexandrie, qui délivre une licence égyptienne de sciences et technologies du lait.

Quant à l’Institut universitaire de formation des professeurs, il vise à assurer la formation professionnelle des enseignants pour les écoles bilingues ou celles dans lesquelles le français est enseigné en langues vivantes. Cet enseignement aboutit à un diplôme universitaire post-licence reconnu par le ministère égyptien de l’Education. 81 stagiaires suivent la formation de la promotion 2005-2006.

Enfin, l’Université Senghor, de caractère international, propose à ses auditeurs un diplôme d’études professionnelles approfondies en gestion-administration, gestion de l’environnement, gestion des systèmes de santé et politiques alimentaires et gestion du patrimoine culturel.