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La transaction de Khaddam
Par Ibrahim Nafie

Les pressions internationales imposées à la Syrie ont augmenté après les déclarations faites par son ancien vice-président, Abdel-Halim Khaddam. Parallèlement, les initiatives arabes visant à alléger ces pressions et à trouver une formule garantissant la réponse aux demandes de la commission internationale d’investigation sans porter atteinte à la souveraineté de la Syrie ont augmenté. Par ailleurs, la commission internationale a pris des mesures rapides pour enquêter sur les déclarations faites par Khaddam, alors qu’elle s’était auparavant empressée de considérer ces déclarations comme des réalités ou des indices. En effet, elle avait directement demandé à rencontrer le président syrien et son ministre des Affaires étrangères, Farouq Al-Chareh. L’Egypte et l’Arabie saoudite ont pris l’initiative d’un mouvement pour parvenir à une formule acceptable entre les demandes de la commission d’investigation et le refus syrien prévu de cette demande.

C’est dans ce cadre que se situe la visite éclair effectuée par le président Moubarak en Arabie saoudite et sa rencontre avec le roi Abdallah, et sa visite le lendemain en France et sa rencontre avec le président Jacques Chirac. Ces initiatives égyptiennes et saoudiennes indiquent clairement que la Syrie ne sera pas seule face aux pressions internationales et que les pays arabes s’activent pour parvenir à une formule garantissant la non politisation des activités de la commission internationale d’investigation.

Abdel-Halim Khaddam a tout simplement fait une transaction durant laquelle il a vendu son pays pour des intérêts personnels. En effet, selon des sources étrangères, il se présente dans les pays occidentaux comme le prochain président syrien après le renversement du régime actuel. Ceci nous pousse à nous demander : l’ambition de devenir chef d’Etat peut-elle pousser un homme ayant passé plus de 40 ans à divers postes politiques à vendre son pays ou à marcher sur les cadavres de ses concitoyens ? On ne peut écarter l’éventualité de la transaction politique et même économique du comportement de Khaddam. Ceci reflète clairement le drame de peuples qui ont malheureusement des hommes politiques prêts à vendre leur patrie. L’essentiel maintenant est de dévoiler les complots qui se trament contre notre région puis de se mouvoir de manière collective et positive pour y faire face.

 

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